Le « Parlement des Religions du Monde »

Normand Laperle
Lévis

Du 15 au 19 octobre 2015, 10 000 personnes, de 80 pays, et de 50 religions différentes ont convergé vers Salt Lake City, dans l’état d’Utah aux États-Unis pour assister au Parlement des religions du monde, le plus grand événement mondial du genre à promouvoir le dialogue interreligieux.

J’y étais, mais je n’étais pas seul. Il y avait environ 50 lecteurs du « Livre d’Urantia« , dont environ 5 du Québec. Comme vous avez pu le lire dans l’article de Line St-Pierre dans ce Réflectivité, une journée entièrement a été dédiée pour entendre ce que les femmes avaient à dire sur les thèmes du Parlement. Bravo pour cette initiative. C’est un pas de plus dans la bonne direction.

Le but de cette rencontre interreligieux n’était pas d’aplanir les croyances entre les différentes religions, mais plutôt de dialoguer sur les problèmes qui affligent notre planète à l’heure actuelle.

Les thèmes choisis pour ce congrès sont : les inégalités économiques, les questions climatiques et environnementales, la guerre, la violence et les discours de haine.

Plusieurs personnes de marque, connues mondialement, se sont adressées aux participants, dont le Dallai Lama, le petit-fils de Gandhi, le fils de Nelson Mandala, Al Gore (ancien vice-président des États-Unis), l’Imam responsable de la grande mosquée de La Mecque, plusieurs journalistes et écrivains très connus dans leur pays respectif. Il y avait, en tout, environ 1800 présentateurs.

Je vous transcris ici les nombreux commentaires que les journalistes des journaux locaux de Salt Lake City ont recueillis auprès des participants à ce congrès. « Je sens qu’il y a un sentiment de solidarité intense qui flotte dans l’air »; « Le monde serait probablement différent sans les gens qu’on rencontre ici »; « Il y a deux mots clefs qui reviennent continuellement dans ce congrès : aider et partager »; « Il me semble qu’au moment de notre présence ici même, nous réalisons tous que nous ne formons qu’une seule humanité et que nous croyons tous en un seul Dieu »; « Non seulement nous nous rendons compte des bonnes choses de notre propre religion et notre façon d’adorer, mais nous voyons aussi comment les autres religions arrivent à faire la même chose »; « Il nous faut tous apprendre comment bâtir un pont entre chacun de nous, et de s’arranger pour que cette édification fonctionne correctement »; « Nous travaillons à devenir, lentement, les êtres humains dont nous avons été créés pour devenir » ; « Lorsque nous nous haïssons, ou que nous permettons à la haine de s’installer dans nos congrégations, nous ne faisons que renforcer l’idée, aux générations à venir, que la religion n’a aucune valeur. Il faut leur montrer que la religion à une valeur, que Dieux à de la valeur, et que les extrémistes qui agissent au nom de la religion ne sont pas guidés par la lumière mais plutôt aveuglés par cette même lumière. »; « Il faut faire attention à ce qu’il n’arrive pas, envers les musulmans, la même chose qui est arrivée, dans le passé, envers les juifs, les catholiques et d’autres minorités religieuses dans certains pays »; « Ce qui se passe actuellement sur notre planète en rapport avec les musulmans est non seulement une menace pour les musulmans, mais aussi pour d’autres religions »; « C’est agréable de nous voir partager nos différences et de voir en même temps que nous n’en faisons pas une pierre d’achoppement à nous rencontrer »; « Nous avons tous entendu parler de l’industrie de la haine. Il nous faut créer l’industrie de l’amour »; « Même si chacun a des croyances différentes, l’amour à l’intérieur est le même pour tous. »

Mot de la fin

Le « Livre d’Urantia » nous dit : « L’évolution est peut-être lente, mais elle est infailliblement efficace. » (86, 7, 6; 957, 2). Avec un peu de recul, en regardant tous ce qu’il se passe sur notre planète, on arrive à voir la progression de l’humanité dans le temps et même à voir dans cette progression une beauté.

À une époque pas très lointaine, il était très mal vu, même ici dans notre petit coin du monde, de s’assoir avec des gens d’une autre religion et d’engager un dialogue pour s’informer de leurs traditions et de développer une relation personnelle qui transcenderait nos barrières religieuses. Aujourd’hui, dans certaines parties du monde, ce type de rencontre est encore interdit. Ce Parlement prouve qu’un changement est en court. On peut y voir la pointe de l’iceberg qui avance.

Individuellement, que pouvons-nous faire pour contribuer à cette progression ? Durant mon assistance à une chorale du « Mormon Tabernacle Chior » (Chorale mormon, de réputation mondiale), il m’est venu l’analogie suivante : « Dans une chorale, la voix d’une seule personne a moins de portée que lorsque cette même voix est jointe à celle de la chorale tout entière. Sa portée devient ainsi autrement plus puissante. » Le « Livre d’Urantia » nous incite fortement à s’unir pour travailler les uns avec les autres (pas contre les autres). « L’une des plus importantes leçons à apprendre pendant votre carrière mortelle est celle du travail en équipe. » (28:5.14; p.312:1)

Ce qu’on appelle « le royaume », ce n’est pas un endroit, c’est une communauté de gens (d’âmes) engagés dans une même direction — Dieu (origine, source et centre de tout ce qui existe). Cette mouvance, ce mouvement de la « personne », le fait d’aller dans cette direction-là, c’est ça de la spiritualité — pure. Autrement dit, nous répondons tous, naturellement, à l’attraction de la « gravité spirituelle » du Fils éternel. Et l’Ajusteur intérieur pousse dans la même direction. C’est sur cette base que je vois s’accomplir l’union de toute l’humanité sur la terre.

Nous ne pouvons avancer seul dans l’univers. À partir de ce constat évident, il n’y a qu’un pas de plus à faire pour arriver à l’amour. Servir — c’est aimer.

L’Assemblée des femmes une expérience enrichissante et inoubliable

Line St-Pierre
Ste-Sophie

D’assister au Parlement des religions du monde à Salt Lake City dans l’état du Utah aux États-Unis, en octobre dernier, est passé du rêve à la réalité. Cet évènement a réuni près de 10 000 participants de 73 pays, 30 religions principales, 548 traditions spirituelles afin de partager, d’apprendre, de connecter les uns avec les autres et de célébrer la vie. Plus de 65% des inscriptions étaient des femmes et des jeunes de moins de 30 ans. La diversité mondiale était au rendez-vous et le temps nous manquait pour profiter de tout et de tous !

La structuration pour ces cinq jours de congrès combinait la programmation de 1000 ateliers et spectacles avec ses 1800 présentateurs dans un cahier de 371 pages tout en couleur. Mon choix fut assez rapidement orienté vers ce qui traitait des femmes, de leur mobilisation au niveau de la spiritualité et de la religion.

Quel bonheur de constater que l’avant-première du congrès Reconquérir le cœur de notre humanité était spécialement consacré à l’importance de la contribution des femmes de notre époque. Cette journée du 15 octobre 2015 marque un moment historique dans l’évènement du Parlement des religions du monde lors de « l’Assemblée inaugurale des femmes » où plus de 3000 personnes se sont rassemblées dans une salle comble, dont quelques centaines d’hommes.

Quelle inspiration de voir et d’entendre ce panel interconfessionnel réunissant 15 femmes activistes sincères, courageuses, sages, spirituelles et orientées dans le service aux autres, des femmes leaders grand-mères, mères, filles et sœurs qui ont partagé leur expérience, leurs connaissances, leur passion et leur vison de la façon de faire de ce monde un endroit meilleur. Leur amour, leur respect et leur responsabilisation nous ont donné espoir à Reconquérir le cœur de notre humanité, thème du congrès.

Leur amour, leur respect, leur force et puissance intérieure ont donné espoir et ont dépeint les possibilités réelles de Reconquérir le cœur de notre humanité. Beaucoup de présentatrices ont fait ressortir l’urgence d’une vision claire de ce qui doit arriver dans le foyer humain, afin que le corps de l’humanité guérisse. Elles ont exhorté les femmes à écouter et à parler avec leur cœur, avec discernement au lieu du jugement; de faire confiance à leur voix intérieure et leur intuition; elles ont chargé les femmes à être les porteuses de lumière et d’amour et de s’approprier des attributs de Dieu; elles ont demandé aux femmes de former des cercles avec un centre spirituel sacré, d’être des militantes de l’intérieur et en tant que femmes d’Esprit et de foi, de faire respecter et d’édifier toutes les femmes.

Tout au long de la première journée du congrès il y avait une compréhension de plus en plus grande, un sentiment d’urgence ressenti dans la nécessité de regagner notre dignité, notre importance et notre valeur en tant que femmes, mères-enseignantes. Le Livre d’Urantia nous rappelle si bien que la femme est le porte-flambeau de la moralité et de la spiritualité.

En observant l’attitude derrière la diversité de religions présentes là basse, j’y ai vu la croyance, l’amour, la recherche d’un même but, un but plus élevé, divin, qui est notre Créateur, Père ou Mère Dieu. Lors d’ateliers, j’ai participé dans des cercles de femmes, se reliant au niveau du cœur à travers des rituels, des prières, des réflexions et se soutenant mutuellement avec compassion où étaient déposées des semences d’amour et où nous pouvions faire l’expérience d’une meilleure compréhension de nos expressions bien personnelles.

Ce qui résonnera longtemps en moi est le souvenir d’histoires partagées par beaucoup de femmes spirituelles comme : « Ma religion ? C’est la présence et le souffle de notre source divine – l’amour, l’amour inconditionnel. » (Dre Rangumarie Turuki Arikirangi Rose Pere)

« L’amour révolutionnaire est l’appel d’aujourd’hui, pardonner ce n’est pas oublier, pardonner c’est se libérer de la haine. » (Valerie Kaur)

« Soyez étudiants de l’un et de l’autre, et des enseignants de l’un et de l’autre. Les mères sont les éducatrices du monde. » (Grand-mère indigène)

« C’est l’espoir qui nous fait amorcer les choses, mais c’est avec la foi qu’on les termine. » (Bishop Barbara King)

« La croyance est telle que nous pouvons créer ce que nous voulons. » (Mallika Chopra)

« Il est très important d’enseigner à nos enfants à prendre la responsabilité de leur vie, d’en saisir le but et son pouvoir et d’écrire les préjudices de notre société. » (Ilyasah Shabazz)

« L’idée que les femmes changent le monde est une possibilité très réelle. Nous sommes la solution, si nous pouvions voir la beauté, la force et la capacité chez les femmes. » (Jean Shinoda Bolen)

« Bienvenue à la révolution de l’amour et brillons avec le divin. » (Diana Butler Bass)

« Quand vous donnez accès à l’éducation aux femmes, elles deviennent passionnées et libres penseuses. Elles élèvent des enfants passionnés et libres penseurs qui grandissent et deviennent des adultes passionnés et libres penseurs, difficiles à manipuler et impossibles à contrôler ! » (Marianne Williamson)

Ces femmes passionnées, croyant en l’humanité, en la vie, en un créateur et à l’amélioration du monde se fera avec la participation de chacun de nous, la partie faisant partie du tout.

L’Assemblée des femmes fut une journée remplie de rires et de larmes alors que nous étions à Reconquérir le cœur de notre humanité avec tous ces témoignages et partages. Gratitude est le mot pour décrire ce rassemblement !

Comme étudiante du Livre d’Urantia et de ses enseignements, l’opportunité de vivre cette expérience avec la foule interreligieuse me rend davantage plus tolérante et sensible à leurs rites et croyances. Il y a de nombreuses routes qui mènent à Dieu et je suis reconnaissante de cet immense cadeau qu’est Le Livre d’Urantia, de connaitre notre histoire et notre destinée avec la perspective cosmique qui nous attend, et ainsi nous libérant des dogmes et des traditions. « La religion est le geste suprême de l’homme magnifiquement tendu vers la réalité finale, sa détermination de trouver Dieu et d’être semblable à lui. » (196 :3.30; 2096.6)

Le mot du président

Maurice Migneault
Président AUQ
urantiamaurice@gmail.com

Maintenant que notre grande aventure du congrès international est derrière nous, nous devons tenter de répondre aux questionnements qu’elle a suscités. De telles rencontres ne doivent pas seulement avoir lieu pour faire la fête, mais aussi pour faire le point.

De nombreux thèmes ont fait l’objet de discours, plénières et ateliers. De nombreuses pistes de réflexion ont été tracées, parmi elles, deux grandes questions n’ont toujours pas trouvé réponses: pourquoi le taux de participation des femmes dans le mouvement urantien est-il toujours aussi bas et pourquoi la participation des jeunes est-elle presque absente?

Voici une photo tirée de l’album de Lise et Pierre Routhier. On y voit une rencontre organisée par le GALLUQ (Groupe d’Action des Lecteurs du Livre d’Urantia du Québec) pour souligner le 2000e anniversaire de l’effusion de Micaël en 1994. On constate à peu près les mêmes proportions de catégories (homme 45, femme 30, enfant 3) que dans nos rencontres d’aujourd’hui. Même après 20 ans, la proportion est demeurée la même, mais le nombre de participants a diminué. Ce peut-il que nous ayons perdu la bonne formule ?

Si nous pouvions sonder les âmes dans nos sociétés, nous serions surpris de voir combien de pratiquants des églises traditionnelles carburent encore à la reconnaissance sociale et aux applaudissements. Dans les religions traditionnelles et surtout les sectes, le sentiment de reconnaissance sociale est exploité à plein régime. Nous n’avons pas à regarder très loin dans notre propre histoire, pensons seulement à l’achat des bancs d’église avec le nom du propriétaire inscrit. On faisait des dons anonymes, mais on s’assurait discrètement que les gens le sachent. On allait à la messe pour y être vu, etc.

Il y a une différence profonde entre l’identification culturelle à une Église et l’identification spirituelle à un enseignement. Les lecteurs du Livre d’Urantia n’ont pas, ou très peu, cette mentalité de reconnaissance. Ceux qui adhèrent aux enseignements le font pour leur croissance personnelle. Le seul cadeau financier que l’Association Urantia du Québec peut offrir à ses membres est un remboursement d’impôt pour dons. Oublions les exemptions de taxes foncières comme en profitent de nombreuses communautés religieuses.

Tout ceci pour dire qu’il ne faut pas voir la diminution ou, la non augmentation de notre « membership » comme un échec ou un déclin. Ce n’est pas parce qu’un lecteur n’est pas intéressé de faire partie de l’Association qu’il est indifférent aux enseignements du Livre d’Urantia. Certaines personnes sont allergiques aux structures des associations, et c’est leur droit. Il y a probablement au Québec bien des groupes d’étude qui fonctionnent de façon autonome depuis très longtemps. « Plus la civilisation deviendra complexe, plus l’art de vivre deviendra difficile. » (Rodan : 160:1.3; 1772.4)

Pour ce qui est de la présence des femmes…

Pourquoi la proportion des femmes qui participent aux activités urantiennes est-elle toujours moindre que celle des hommes ? À défaut de pouvoir demander aux Anciens des Jours pour une réponse claire, nous pouvons toujours faire des conjectures. Si ces activités étaient plus orientées vers le service que vers l’organisation structurelle, qui sait, peut-être qu’alors, cette proportion serait inversée. Mais la raison des choses est souvent complexe et notre tendance à simplifier peut nous éloigner de la solution. L’homme et la femme sont égaux en valeurs, non en attributs. C’est peut-être dans la reconnaissance de ces deux réalités qu’il y a déséquilibre. Se peut-il que notre organisation privilégie trop l’organisation ?

Pour ce qui est de la relève…Combien d’enfants dont les parents étaient lecteurs sont devenus eux-mêmes lecteurs à cause de l’environnement spiritualisé de leur enfance? Pas plus que les autres. Lorsque nous pensons à la relève, devons-nous penser seulement qu’aux enfants ou à la jeunesse? Un nouveau lecteur de 90 ans qui se joint à nous ne fait-il pas aussi partie de la relève. Il ne lui reste peut-être que quelques années à vivre, mais ce qu’il apporte peut avoir beaucoup plus de valeur que ce qu’apportera une jeunesse pleine d’énergie qu’on ne verra plus au bout d’un an. Jésus a demandé aux six premiers apôtres d’aller en choisir chacun un nouveau. Peut-être devrions-nous faire de même. Vous souvenez-vous de la passion qui vous habitait lorsque vous avez découvert le Livre d’Urantia et fait vôtres ses enseignements? Vous souvenez-vous de ce désir intense que vous aviez de partager votre découverte? La vraie relève se trouve peut-être dans l’entretien de cette flamme qui doit faire de nous une lumière permanente pour illuminer le monde et attirer les âmes perdues vers les magnifiques enseignements de notre créateur Micaël.

Union des religions par la spiritualité pure

Normand Laperle
Lévis

Le cul-de-sac actuel dans les religions
du monde

Le dictionnaire Larousse définit la religion comme un « ensemble déterminé de croyances et de dogmes définissant le rapport de l’homme avec le sacré. Un ensemble de pratiques et de rites spécifiques propres à chacune de ces croyances. » En lisant cette définition, on est confronté à une évidence. Si on part des croyances, des dogmes et des pratiques, ce n’est pas demain la veille qu’on verra toutes les religions du monde s’unir en une seule.

Une autre évidence m’apparait aussitôt : ce n’est pas en essayant d’aplanir les croyances, les dogmes et les pratiques que les religions vont pouvoir se réunir pour n’en former qu’une seule. C’est mission impossible. Il faudrait partir d’ailleurs.

En disant « ailleurs », je ne pointe pas nécessairement le « Livre d’Urantia ».

Le « Livre d’Urantia » utilise une subtilité très intéressante pour faciliter cette union : il redéfinit le mot « religion ». Il propose que la religion soit vue comme une démarche personnelle plutôt qu’institutionnelle. Ce qui se colle étrangement à la définition que je me fais de la « spiritualité ». Cette ressemblance pourrait faire partie d’un autre article plus tard. Pour le besoin particulier de cet article, je vais m’en tenir à présenter la « spiritualité pure ».

Parlons de spiritualité

Ce qui peut rallier tout le monde autour d’une seule religion, ce n’est pas nécessairement quelque chose de plus haut : un autre système de croyance ou religion. Ça pourrait aussi être quelque chose de plus bas : quelque chose de plus fondamental à tout ce qui existe déjà dans nos religions. Le mot clé ici est « fondamental ».

Je propose d’examiner la possibilité que ce quelque chose soit la notion de « spiritualité pure ». Pure, dans le sens de « base ». Pure dans le sens de « essence ». Pure, aussi, dans le sens de « simplicité ».

Recherche pour définir la spiritualité

En fouillant dans les livres spirituels et théologiques des librairies religieuses, je découvre qu’il n’existe pas de livre qui définit la spiritualité à son état pur. Les spécialistes qui vivent dans ce milieu, prêtres, religieux et théologiens, semblent parfois prendre le mot spiritualité et spirituel pour acquis; comme si tout le monde saurait de quoi il s’agit. En fait, il en est tout autrement.

En creusant plus à fond dans ma recherche, j’ai fait une découverte étonnante. Tous ceux qui ont essayés de définir la spiritualité reconnaissent d’emblée que ce n’est pas facile. Plusieurs avouent directement que ce n’est pas définissable. D’autres tentent des définitions qui diffèrent d’une personne à l’autre. Au final, chacun a sa définition. En autre mot, personne ne sait exactement.

Je vous présente la citation suivante où les théologiens eux-mêmes avouent leur désarroi. : « Parce qu’elle est habitée par le Vivant, la spiritualité est elle-même vivante. C’est peut-être ce qui la rend si difficile à cerner. Tout essaie de définir de près [la spiritualité] et d’en faire ressortir une définition opérationnelle adéquate ne peut garantir qu’une chose : une fausse représentation de la complexité, de la profondeur et de la fluidité de la spiritualité. » (Titre du livre : « Reconnaître la spiritualité des tout-petits », Éliane Champagne [docteure en théologie pratique], Éd. Novalis, (2005) p.22.) (Le gras est de moi).

Une première prise de conscience :
Si chacun a sa définition de la spiritualité, la mienne peut être aussi bonne que celle de n’importe qui.

Après avoir creusé une bonne quinzaine de livres religieux dans le but de cerner la spiritualité, je fais un autre constat. Il existe plusieurs livres du style suivant : « L’histoire de la spiritualité chrétienne » (Auteur : Bernard Peyrous [Prêtre, théologien et auteur de plusieurs livres dans ce domaine], Édition : de l’Émmanuel). À mon sens, ce livre aurait dû s’appeler « L’évolution historique des croyances chrétiennes ». L’auteur semble confondre « spiritualité » et « croyances ».

Après tous ce parcourt, je suis finalement revenu au « Livre d’Urantia » pour continuer ma recherche. Malheureusement, ce dernier ne contient aucune définition spécifique au mot « spiritualité » ou « spirituel ». Il faut donc creuser …et faire nos propres découverts.

Pourquoi je raconte tout ceci ?

Il me semble qu’il n’y a personne, à l’extérieur du « Livre d’Urantia », qui tient compte d’une réalité très précise de la spiritualité : « La gravité spirituelle » dont parle abondamment le « Livre d’Urantia ».
Cette nouvelle notion change tout…

La spiritualité pure

Andon et Fonta, qui ont vécus il y a 1 million d’années (500 000 ans avant l’arrivée du Prince planétaire) étaient suffisamment spirituels pour se réveiller sur les mondes morontiels. Comment expliquer ça ?

Une chose est certaine : pas besoin de cours de théologie pour arriver au même résultat. Pas même besoin de savoir lire ou écrire. Encore moins appartenir à une religion ou d’accomplir des rites spécifiques. Pas besoin d’adhérer à des croyances dogmatiques.

La spiritualité, c’est quelque chose de super simple. C’est inhérent à ce que nous sommes. L’humain est naturellement construit pour être spirituel. Un peu comme un sixième sens. On n’a pas à lutter pour devenir spirituel. On n’a qu’à se laisser aller comme un enfant et saisir ce qui se manifeste en nous.

Le Pull-Push [en français : Attire-Pousse]

Il existe une « Gravité spirituelle » qui prend son origine dans le Fils éternel : « La pure et universelle gravité d’esprit [gravité spirituelle] de toute la création, ce circuit exclusivement spirituel, ramène directement à la personne de la Source-Centre Seconde au Paradis. » (81.6) 1:1.1.

Toute personne ressent cette gravité dans son for intérieur. Elle incite une personne à se spiritualiser. La personne se sent attirée [« Pull »] par une force [subtile] qui vient la chercher de l’extérieur. Un jour, l’enfant fait un geste qui a une valeur spirituelle. Sur notre monde, c’est alors que l’Ajusteur arrive. Après quoi la personne ressent une nouvelle force : la poussée [« Push »], qui émane de l’intérieur vers l’extérieur.

On ne peut pas avoir plus pure que ça en terme de spiritualité. On se sent attiré et/ou poussé vers cette source universelle. C’est la base de la base.

Andon et Fonta l’ont ressenti. Les jeunes enfants le ressentent. Les athées le ressentent. Au début c’est inconscient chez une personne. En centrant son auto-conscience sur son for intérieur, ça peut facilement devenir conscient.

Sentir l’attirance de la gravité spirituelle. Sentir la poussé de l’Ajusteur. Et suivre. C’est ça vivre de la spiritualité pure.

Changement à la vice-présidence de l’AUQ

La direction

Normand Laperle a été élu à la vice-présidence de façon intérimaire (jusqu’à l’assemblé générale de 2016), suite à la démission de Luciano Camellini (pour des raisons personnelles).

Les quatre membres actuels au CA de l’AUQ sont : Maurice Mignault à la présidence, Normand Laperle à la vice-présidence (intérimaire), Robert Cadieux au secrétariat et Marc Belleau à la trésorerie. Les postes exécutifs au CA de l’AUQ sont des postes élus. Ils sont d’une durée de deux ans chacun, avec un maximum de 2 mandats successifs. Chaque année deux nouveaux postes sont renouvelés par élection au moment de l’assemblé général annuel. En 2016, ce sera les postes de vice-présidence et secrétariat qui seront renouvelés. Le poste actuel à la vice-présidence est considéré comme intérimaire et ne compte pas comme un mandat.

L’humilité

Réal Demers
Laval

« Là où il y a humilité, il n’y a plus d’humiliation » (« En parlant d’Épictète », par Jacques Sénéchal, dans Le bonheur philosophe). En effet, au milieu de l’incompréhension des autres, tu sais que ces derniers ne peuvent t’atteindre avec leur attitude égoïste si la bonté en toi est plus que suffisante pour contrer leurs assauts.

Si les autres nous blessent en critiquant l’image que nous voulons que les autres aient de nous-mêmes c’est que nous tenons à cette image. Quand on n’a pas d’orgueil, on ne peut être blessé dans son orgueil, nous dit Krisnamurti. Il en est de même quand on a tout donné, on ne peut rien nous prendre de plus. Il s’agit là d’un idéal de vie; il ne faut pas désespérer si on ne peut s’y installer complètement. Il est cependant bon de savoir que le bonheur est d’autant plus grand qu’on approche de cet idéal. « Quand on se prive de tout, on finit par ne manquer de rien » selon un de mes beaux-frères.

Quand on sait que la vie n’est pas vraiment remplie que par le don de soi, on ne perd plus de temps à rechercher ailleurs des satisfactions passagères. En effet, chercher des consolations auprès des personnes qui nous entourent, risque souvent de n’apporter que déceptions, car la vraie consolation en nous arrive que lorsque nous consolons les autres. On peut alors comparer nos états d’âme à un puits qui déborde, parce que pour déborder, un puits doit d’abord être plein, et seule cette plénitude fait que l’eau est en abondance, assez pour en donner à qui en veut sans risquer d’en manquer.

Pendant qu’on console les autres, on sent la consolation qui s’installe en nous, venant de l’Esprit divin qui nous inonde de son amour et par nous, déborde vers les autres qui ne sont pas encore conscients de cette richesse intérieure qui se trouve en chacun d’eux. Cet Esprit divin, se sentant temporairement incapable d’envahir les autres par l’intérieur, passe par nous pour voler vers eux qu’il ne peut atteindre autrement et nous laisse ce doux sentiment de faire du bien autour de soi. En effet, c’est la conscience de la grandeur de son âme qui nous permet d’accepter les tâches de services les plus humbles sans se plaindre de ne pas en obtenir de notoriété ou de reconnaissance de la part des autres.

Lettre d’Haïti :

Rapport promis sur les livres d’Urantia reçus en Haïti

De : Joseph Bruny (Haïti)
(Pour le Groupe des lecteurs
du Livre d’Urantia en Haïti)

A : Line St-Pierre

Chère sœur

Je dois commencer par m’excuser d’avoir pris tout ce temps avant de t’envoyer le rapport promis. Mais comme on dit « mieux vaut tard que jamais. »

Nous remercions sincèrement la Fondation Urantia et l’Association Urantia du Québec pour les livres qu’elles nous ont aidés à trouver en Haïti.

Ces ouvrages nous ont aidés énormément et nous sont d’une grande utilité, car avant l’arrivée de ces ouvrages, les intéressés se réunissaient et partageaient la lecture ensemble dans un ou deux ouvrages qui étaient disponibles. Maintenant les lecteurs du groupe d’étude ont la possibilité de posséder leur propre ouvrage. Grâce à la valeur recueillie pour les livres, additionnée par notre faible contribution, le groupe a pu payer un espace dans un hôtel pour se réunir chaque dimanche de 3 h à 6 h pm.

Près d’une vingtaine de livres d’Urantia a été vendue, malheureusement les acheteurs ne sont pas tous des lecteurs réguliers, cependant nous espérons un impact favorable dans le futur, vu les gens qui nous questionne sur Le Livre d’Urantia sont les élites des religions organisées, les ésotéristes et les universitaires.

Les ouvrages sont toujours bien arrivés et la dernière boite apportée par notre frère Joseph Bruny est bien venue. Nous allons faire de notre mieux pour que la Cinquième Révélation soit bien connue en Haïti. Frères Nelson et Garry remercient particulièrement notre frère et ami Gaétan pour la nouvelle édition française d’Urantia qu’il leur a envoyée.

Concernant le congrès qui s’est déroulé à Sherbrooke, la bonne nouvelle a été reçue d’après le rapport de notre frère Bruny. Tout le groupe des lecteurs du Livre d’Urantia d’Haïti vous salue, vous est réellement reconnaissant et compte vous rencontrer lors du prochain congrès qui se tiendra.

Le parlement des religions du monde

Normand Laperle
Lévis

Du 15 au 19 octobre 2015, se produira…  à « Salt Lake City » (dans le Utah, U.S.A.), un congrès international au nom de « Parlement des religions du monde ». 10 000 personnes provenant de 80 pays différents sont attendues. 50 religions y seront représentées, dont l’« Association Urantia International ».

Depuis 1993, cet événement a lieu, tous les cinq ans, dans une grande ville internationale : Chicago (U.S.A.) en 1993; Cape Town (Afrique du Sud) en 1999; Barcelone (Espagne) en 2004; Melbourne (Australie) en 2009.

A chaque fois, on discute des questions de l’heure sur notre planète. Cette année, les thèmes choisis sont : les questions climatiques et environnementales, la guerre, la violence et les discours de haine, et de l’inégalité économique. Les conférences seront suivies d’ateliers de discussions.

La journée du 15 octobre sera réservée en entier pour entendre le point de vue des femmes sur ces sujets et d’autres sujets qui les touchent plus particulièrement.

C’est une occasion d’affirmer que la paix sur notre planète est encore possible par l’ouverture à l’autre, l’écoute, le dialogue et l’amour de notre prochain; bref, par une réelle démarche spirituelle. À nouvelle rencontre l’assistance est en croissance.

La Fondation, le Fellowship et l’Association d’Urantia auront un kiosque conjoint à cet événement (comme ils le font d’ailleurs depuis 1993). Et encore une fois, plusieurs lecteurs du « Livre d’Urantia » de toutes les parties du monde, dont le Québec, convergeront vers cet événement unique en son genre.

Dans un prochain Réflectivité, vous aurez le plaisir de lire, de première main, nos impressions. A bientôt…

Conférence de l’Association Urantia International à Sherbrooke

Gilles Brien
Laval

On dit que les rencontres dans la vie sont comme les vents. Certaines nous caressent, d’autres nous jettent par terre. La conférence de l’AUI de cet été 2015, au cœur de l’Estrie, a été marquée par un ouragan de rencontres inoubliables et de nouvelles amitiés. Des gens de 19 pays étaient représentés. Plus de 225 personnes ont pu participer à la conférence. Malheureusement, des dizaines d’autres ont vu leurs demandes de visas refusés par les autorités canadiennes. Voici les pays qui étaient représentés : Colombie, France, Suisse, Belgique, Allemagne. Hollande, Ukraine, Estonie, Finlande, Suède, Angleterre, Sénégal, Congo, Haïti, Pérou, Grèce, Corée, États-Unis, Mexique, Chine et… Canada. Personnellement, j’ai été vivement impressionné lorsque, le premier soir de la conférence, à l’ouverture des plénières, le maître de cérémonie, Guy Perron, a invité les gens à se présenter au micro. Entendre autant de langues, de noms et d’accents différents m’a bouleversé. Voir autant de visages étrangers, de lecteurs provenant des 4 continents (il manquait l’Australie) m’a comblé de joie et de surprise. Toutes les couches d’âge étaient représentées, et c’est ce qui m’a le plus étonné. Le plus vieux participant, un ancien membre du Forum, avait probablement beaucoup plus que 80 ans. Et il y avait neuf enfants, certains moins de 2 ans.

Parmi mes plus belles rencontres pendant la conférence, les deux pianistes féminins, la Russe Yulia Lebedeva (à gauche) et l’Américaine Rebecca Oswald (à droite). Leurs performances musicales fort appréciées de tous ont donné un aperçu aux participants de ce à quoi peut ressembler la musique des sphères! Un succès sur toute la ligne, ce congrès.

Mes impressions sur le congrès 2015 de l’AUI

Yvon Belle-Isle
Hawkesbury, ON

Bonjour à vous tous et toutes, lecteurs/trices de Réflectivité.

En premier lieu, je tiens à féliciter et à remercier Gaétan Charland et Line St-Pierre de leur grand dévouement à l’organisation, à la bonne exécution et surtout pour la réussite avec excellence de ce congrès international. Félicitations aussi à tous les membres du comité organisateur, qui eux aussi ont travaillé très fort à voir à ce que leur domaine de responsabilités soit bien réussi. Ce fut tout un travail d’équipe colossal, que de mettre tout cet événement en œuvre et de voir à ce que le tout de déroule bien, afin que les congressistes puissent vivre une expérience enrichissante. Que Dieu bénisse vos âmes!

Ce que je retiens du congrès, en est une expérience de partage, d’amitié et de solidarité d’une grande famille, marchant dans une expérience de vie fraternelle.

J’ai pu vivre une fraternité universelle, et constater que nous sommes tous des enfants de Dieu, ayant chacun/ne une relation unique avec son Dieu intérieur.

L’amour fraternel n’a pas de frontière ni de limite. Je me suis rendu compte qu’il y a une grande diversité de personnalités, de caractère, de langues et de nationalités, mais que c’est le même Dieu qui opère en chacun/ne. Quelle belle unité d’esprit et d’amour de Dieu qui étaient présents chez tous les congressistes.

En tant que bénévoles à l’accueil et à l’inscription, j’ai pu rencontrer et jaser avec beaucoup de visiteurs. Irène (ma femme), moi-même, ainsi que plusieurs autres bénévoles, avons eu le privilège de pouvoir être à leur service et voir à ce que leur séjour soit le plus enrichissant et agréable possible, suite à leurs besoins et demandes variés.

Plus je me rapproche de mon Dieu Ajusteur, plus je reconnais Sa grandeur, Sa portée internationale, voire cosmique et plus je peux apprécier Sa Personne comme étant le service, expression de l’amour. Dieu se donne tout à nous et Il veut que nous l’imitions. Il a été le premier à nous servir, alors servons comme Lui.

L’amour n’est pas l’amour tant qu’il n’est pas donné! Aimer c’est servir… avec plaisir… (C’est toujours plus le fun!).

Mes impressions du congrès Urantia

Guy Laurin
St-Roch-de-L’Achigan

Tout d’abord, j’aimerais remercier Line et Gaëtan et tous ceux et celles qui ont participé à l’organisation et la réalisation du congrès international d’Urantia ainsi que tous les participantes et participants qui y ont assistés, sur le thème de Progresser de l’humain au Divin, qui se tenait à l’université Bishop à Lennoxville.

Bien sûr pour progresser de l’humain au divin, on doit partir de l’enfance, et ce n’est pas toujours facile de nos jours d’élever des enfants et pour les jeunes parents il n’y pas de mode d’emploi, c’est en l’expérimentent, l’important pour les parents qui ont acquis un peu de sagesse et de compréhension, c’est de les aimer, leur donner de bonne valeur, le respect, le partage, la discipline, être présent du mieux qu’on peut, les encourager, leur donner confiance en qui ils sont. Ils seront mieux préparés pour affronter la vie quand ils grandiront.

J’ai bien aimé et apprécié les partages des participants qui parlaient de leur parcours de vie, comment ils en étaient venus à connaître Dieu et le livre d’Urantia à travers leur vie, et comment peu importe les situations de notre vie, l’ajusteur essaie de nous guider vers des choses meilleures, vers l’essence de notre vie et de notre être, pour nous amener à connaître son amour, sa bonté. Par la découverte de Dieu nous restons les mêmes personnes que nous étions avant, mais avec une meilleure compréhension de qui nous sommes et de l’avenir, c’est ce qui fait que nous voulons transmettre à nos semblables ce que nous avons découvert, et apporter les fruits de l’esprit dans notre vie, paix, amour, patience, tolérance, compréhension, bonté, celui qui a trouvé Dieu a tout trouvé.

J’ai pu constater un but commun à ce congrès, la recherche et la révélation du Père Universel dans une diversité de personnalité exprimé différemment, et aussi une fraternité amicale.

J’ai participé à quelque atelier, sur l’adoration, vie spirituelle et réalité quotidienne, le service outil de croissance, l’âme notre future identité.

Pour l’adoration nous en sommes venues à voir que c’est une façon de rendre grâce à Dieu pour tout ce qu’il nous a donné, pour ce qu’il est et établir un contact reposant avec lui, c’est une façon de reconnaître son amour, sa bonté dans un geste spontané, qui diffère de la prière qui est une demande pour nous ou pour les autres.

Pour ce qui est de l’atelier sur la réalité quotidienne et spiritualité nous avons regardé de quelles façons pouvons-nous mieux résoudre les problèmes de la vie quotidienne humaine ou divine et nous en sommes venu à voir que la meilleure façon c’est de de se relier à Dieu et spiritualiser notre pensée, lui demander qu’il nous donne la force, la sagesse et la compréhension pour régler les problèmes qui surviennent dans notre vie, et aussi en spiritualisant notre pensée les choses matérielles ou les problèmes qu’on avait avant vont avoir moins d’importance, on va dédramatiser les choses qui avant nous apparaissaient comme une montagne… il ne faut pas oublier, ce sont souvent nos problèmes qui nous ont conduits à Dieu, toute chose bonne ou mauvaise est là pour nous faire progresser.

Pour l’atelier, le service outil de croissance, nous avons partagé sur les différents services, comme faire du bénévolat, aider les autres en difficultés, et aussi donner selon le besoin et la capacité à comprendre des individus, Jésus disait qu’il est plus béni de donner que de recevoir, Jésus faisait du bien en passant, mais pour servir nos semblables ça doit être un service désintéressé, sinon, si on s’attend à quelque chose en retour qui peut être louable on peut être déçu, mais si on s’attend à rien et qu’on le fait sans attente, et bien notre récompense est là de faire du bien sans attente… parce qu’on le fait pour Dieu.

Pour l’âme, notre future identité, nous avons regardé comment nous pouvons la créer, c’est la liaison de notre pensée matérielle qui cherche Dieu et l’ajusteur intérieur qui révèle Dieu, la pensée matérielle est la mère et l’ajusteur intérieur est le père de cette nouvelle réalité qui est l’âme, l’âme pour croître a besoin de vérité, de beauté et de bonté, tout comme le corps a besoin de nourriture matérielle et l’intellect se nourrit de significations, la relation des trois nous amène à l’ensemble de la réalité et un équilibre.

C’est sur que l’esprit scientifique cherche un moyen de prouver l’existence de l’âme ou de Dieu et c’est tout à fait normal la science cherche des faits.

Mais pour celui ou celle qui a expérimenté la réalité de Dieu dans son âme, c’est une certitude, pour les autres c’est un exercice de foi, parce que Dieu et l’âme ne se prouvent pas scientifiquement, mais ça n’empêche en rien de le trouver dans son âme. On peut voir son visage physique à travers l’univers.

Ce fut un plaisir d’assister à ce congrès et je vous souhaite à toutes et tous de prendre soin de vos trois corps…

En toute amitié.

Fête de Micaël au Lac aux Castors à Montréal le 23 août 2015

Maurice Migneault Président AUQ urantiamaurice@gmail.com

Le 23 août dernier avait lieu à Montréal le pique-nique annuel en l’honneur de la Fête de Micaël. Trente-sept personnes y ont participé. Le temps était magnifique et l’emplacement parfait sur le Mont Royal près du Lac aux Castors. Quel beau moment de réjouissance ce fut, mais pas seulement pour nous…

Oui, nous formons une famille humaine, et nous avons besoin de ces moments précieux de fraternisation pour demeurer unis. Mais nous formons également une famille spirituelle et les êtres célestes qui nous accompagnent ont aussi besoin comme nous d’occasions de rencontre, et c’est ce que nous leur offrons par ce genre de réunions.

Alors, un gros merci à Bertin Perron et Julien Audet d’avoir, encore une fois, assumé l’organisation de cet évènement. Merci également aux musiciens, chanteurs et compositeurs pour leur entrain et leur créativité. Et aussi, un merci tout spécial à Françoise Cadieux et son amie Diane qui nous ont cuisiné un succulent gâteau d’anniversaire. Ce fut le pain de notre communion. À l’été prochain, et j’espère que nous y serons encore plus nombreux.

Congrès Urantia International 2015

Alain Cyr
Ville Lemoyne

Chère famille,

Si vous étiez présent à cet évènement, je soupçonne que vous y avez pris grand plaisir. J’ai eu l’occasion d’y être et j’ai vu beaucoup de lumière jaillissant des participants. Pour tous et pour chacun qui n’a pu s’y rendre, je vous offre ce court résumé.

Les plénières étaient en résonance avec le thème de la conférence Progresser de l’humain au divin, chacun des orateurs a démontré comment ils (elles) laissent Dieux pénétrer leur vie au quotidien. Le choix des ateliers, conduits en anglais ou en français, était abondant. Pour les lèves-tôt qui se pointaient à l’amphithéâtre aux petites heures de la programmation quotidienne, l’ambiance était attisée avec la musique inspirante de Rebecca Oswald alors que les spectacles en soirée nous ont pourvus de plusieurs chanteurs tels que Marc Belleau et son quatuor, Bob Solone et ses mélodies au piano ainsi qu’un groupe formidable de chanteurs de provenance divers dont les noms m’échappent; sans parler de quelques sessions de musique improvisée dans un des locaux à notre disposition. La danse en soirée et les relations sociales étaient à notre convenance au bistrot du campus. Et une occasion d’observer les étoiles a été rendue possible lors d’une soirée chaude avec un vent léger qui dévoila un ciel clair ou les circonstances nous offrirent le spectacle d’une lune bleu.

Nous avons été également privilégiés de partager avec plusieurs fidéicom-missaires de la Fondation Urantia et Mo Siegle nous a présenté un volet positif et encourageant sur la situation de la dissémination du Livre d’Urantia. Et entretemps, une vente aux enchères silencieuse était à la portée de tous et il semble qu’au-delà de $3000 fut amassé pour cette bonne cause… Merci Marian de ton initiative dans ce projet.

Surtout et à mon avis, la valeur du résultat de cette expérience est dévoilée dans la façon dont tous étaient unis dans leur volonté d’agir et d’aller de l’avant; de nager avec le courant au lieu de le regarder passer. Et alors qu’il a été annoncé que la prochaine conférence internationale de l’AUI aurait lieu dans trois ans en Hollande, des projets unifiés sous les bannières de l’AUI et du Fellowship sont en gestation.

Voici quelques données concernant la participation à notre congrès au Québec :

Nous avons accueilli 225 personnes au total.

152 hommes (67,5%), 73 femmes (32,4%) (Dont 15 femmes du Québec).

De plus, il y avait 9 enfants (2 à 12 ans). Un service de garde était disponible pour les jeunes.

Des gens de 19 pays se sont déplacés pour le congrès : États-Unis : 106  (47%), Canada : 82 (36%) (ont 11 du Canada anglais), Hollande : 7, France : 6, Angleterre : 4, Belgique : 3, Colombie : 2, Mexique : 2, Suisse : 2, Ukraine : 2, Allemagne : 1, Congo : 1, Estonie : 1, Finlande : 1, Grèce : 1, Haïti : 1, Pérou : 1, Sénégal : 1, Suède : 1. Sur le côté subjectif, je ne peux dire que cet évènement pour moi a été un bain dans un immense groupe d’étude qui m’aura permis de renouer avec d’anciens amis, de fraterniser avec des gens avec qui je correspondais, mais jamais vus en personne, rencontrer des gens d’un peu partout sur Urantia qui sont venus pour partager notre idéal commun et spécialement, pour apprendre un peu plus à aimer sur le chemin de la lumière et la vie.

Affection fraternelle

Mot du président 

Maurice Migneault
Président AUQ
urantiamaurice@gmail.com

Quelle belle aventure nous avons vécue comme hôte de ce neuvième congrès trisannuel de l’Association Urantia International. Plus de deux cents participants se sont donné rendez-vous pour cette célébration fraternelle.

Les retombées d’un tel évènement sont difficilement quantifiables, mais elles sont palpables. Combien de liens nouveaux se sont tissés lors de cette rencontre, combien d’amitiés ont pris naissance ou se sont renforcés aux cours de nombreux échanges, combien de prières se sont partagées, combien d’amour propre s’est renforcé… Toute cette énergie nouvelle, cette fragrance spirituelle vont maintenant s’étendre pour apporter un vent de créativité dans nos relations.

Si nous avions à refaire l’expérience, sûrement qu’il y a des choses que nous ferions différemment, car beaucoup d’entre nous sommes des alpinistes sur la montagne de la perfection. Cependant, il ne faut pas se juger trop durement et voir nos premières gammes comme des erreurs, mais comme des expériences indispensables dans notre apprentissage sans fin.

Si la flèche dévie légèrement de sa direction, à qui est-ce la faute? Est-ce à sa pointe qui fend l’air, à son corps qui apporte la synergie, à son empenne qui donne la stabilité, à son encoche qui assure un bon départ, au bras qui tend la corde pour apporter l’énergie, aux branches de l’arc qui la retiennent, à la corde qui la transmet efficacement, à l’œil qui vise pour donner la direction, au cerveau qui coordonne le tout pour aboutir au geste final de la décoche. À travers tous ces paramètres, ce TRAVAIL D’ÉQUIPE, combien nombreuses sont les possibilités d’erreurs ou de conflits? Mais c’est pourtant par eux que nous arriverons au but. Ce sont nos petites erreurs et frictions qui se transforment en expériences et nous font grandir.

Mot de la présidente…

Line St-Pierre
president@urantiaqc.org

Dernièrement, j’ai reçu cette demande peu banale de George, un étudiant du Livre et je vous invite à vous joindre à nous qui prendrons ce moment spécifique pour rendre grâce à notre Père céleste.

Dans les bulletins de nouvelles, les réseaux ont annoncé qu’ils s’attendaient à un auditoire de plus de 100 millions de téléspectateurs pour le Super Bowl. Il y a un état d’esprit extraordinaire de réjouissance et de célébration, mais il y manque toujours quelque chose dans tout cela : où est le divin ?

Même les jours de Noël et de Pâques sont devenus des célébrations de combien d’économie nous pouvons bénéficier les jours du vendredi fou et combien de confiseries le lapin de Pâques apportera. Dieu veut que vous appréciiez toutes vos expériences comme Il expérimente ce que vous expérimentez. Toutefois, nous allons ensemble lui exprimer nos sentiments les plus nobles soit en lui offrant une prière, un chant, ou en jouant une pièce musicale selon notre intérêt à ce moment-là. Prenons ce temps en unisson et prions pour un meilleur monde qui a soif de Vérité, de Droiture et ayant une conscience plus élevée.

Marquer vos calendriers et participer à cet événement cosmique le 21 juin à 15h54 GMT. Dieu et vous!

Bravo et merci!!

Réal Boucher,
Trois-Rivières

La terre tourne. Et dans son mouvement elle transporte tous ces chercheurs/res de Dieu.

Le Réflectivité de février 2019 montre bien ce va et vient du questionnement sur l’origine…énergie…Dieu…

Les lecteurs-lectrices de LU se complaisent allègrement au défilement des pages de la dite « révélation ».

Certains-certaines en ont plus de compréhension et d’intuition spirituelle partagée en langage LU dans les publications du « Réflectivité » … … …

Des novices de l’extérieur, (dont je suis, même après deux lectures de LU) demeurent étonnés/es, questionnés/es, même suspicieux/es…

Bravo et merci tout de même pour le travail à l’édition « Réflectivité ».

De l’intellectuel à l’expérientiel…

Guy Perron
Montréal

Comment sommes-nous interpellés par les incomparables enseignements du Livre d’Urantia ?

Nous avons tous expérimentés au fil des années que nous sommes tous touchés de façon différente quel que soit le stimulus extérieur que nous recevons. Cela s’applique pratiquement à tout. Un apprécie tel film, telle série et l’autre, pas du tout. Un est un fan de musique classique et l’autre verse plutôt dans le jazz ou le pop. Un ne peut comprendre qu’un autre soit végétarien et encore moins végan.

Certains sont profondément touchés par ce qu’ils lisent dans le Livre d’Urantia, d’autres, pas du tout. Certains sont tout à fait bien dans leur confort matériel douillet, d’autres s’y ennuient. Certains sont curieux, d’autres à peine. Il est intéressant de noter que, même parmi ceux et celles qui s’identifient comme lecteurs du Livre d’Urantia, les effets sur l’individu peuvent varier grandement.

Que ta volonté soit faite ici sur la terre comme elle l’est faite au ciel.

Certains sont heureux de lire le livre et d’en connaître les écrits; ils semblent tout à fait satisfaits ainsi. Une meilleure idée de Dieu, de notre relation à Lui et de Lui à nous, une meilleure perspective de l’univers et du cosmos dans lequel nous vivons, une meilleure connaissance de notre monde et de son évolution ainsi que de ses habitants et du développement des races, une plus grande compréhension intellectuelle de la vie de Jésus et de ses enseignements, tout cela apporte déjà beaucoup de nouveautés et d’information.

Ils sont tout à fait contentés par la conscience mentale — la compréhension de l’idée de Dieu. Certainement, une belle et bonne satisfaction intellectuelle.

Que ta volonté soit faite et non la mienne.

D’autres, poussés par une curiosité plus intense et une motivation intérieure grandissante, ont le désir d’explorer plus en profondeur, de s’aventurer plus loin, de mieux comprendre expérientiellement ce qu’est cette nouvelle réalité qui émerge dans leur vie, leur âme, une co-création dans laquelle ils sont impliqués avec leur divin moniteur et qui ne cesse de grandir selon leur degré d’implication.

Leur perspective de la révélation progresse alors d’un livre de grandes connaissances à un livre de nourriture morontielle pour leur propre âme en expansion cherchant à atteindre d’abord la naissance spirituelle puis la fusion avec la Divine Présence qui l’habite.

Quel objectif grandiose tout à fait dans l’axe de la progression, manifestation de la volonté émergeante de la réalisation de l’idéal de Dieu en nous, par chacun de nous, en communion avec Lui, et en collaborant avec Lui. Quelle aventure bien au-delà de l’ordinaire qui peut tout à fait combler notre vie à bien des niveaux. On peut bien s’y attarder et même s’y arrêter et y ressentir une satisfaction accrue. Certainement, une belle et bonne satisfaction philosophique.

Père, c’est ma volonté de faire ta volonté… et je la fais effectivement!

Néanmoins, d’autres mus par une profonde force spirituelle intérieure, ne peuvent s’y arrêter. Ils ressentent profondément en eux cette vigueur cosmique. Ils commencent déjà à percevoir que même ici sur cette planète, il n’y pas de limites à leur progression sauf celles qu’ils s’imposent.

Et ces mêmes limites sont repoussées par Dieu au fur et à mesure qu’ils accentuent leur quête de perfection telle que nous invite notre Père à le faire.

« 4. Il faut choisir de tout cœur la volonté divine. Il faut anéantir le centre inerte de l’indécision.

5. Non seulement vous reconnaissez la volonté du Père et vous choisissez de la faire, mais vous vous êtes consacré sans réserve et voué dynamiquement à exécuter cette volonté d’une manière effective. » Fasc. 91:9.5-6 (p.1002.10-11)

« Les hommes oublient bien trop souvent que Dieu est la plus grande expérience dans l’existence humaine. Les autres expériences sont limitées dans leur nature et leur contenu, mais l’expérience de Dieu n’a pas d’autres limites que la capacité des créatures à comprendre, et cette expérience par elle-même accroit cette capacité. » Fasc. 117:6.9 (p.1289.2)

Quand les hommes sont à la recherche de Dieu, ils recherchent tout. Quand ils trouvent Dieu, ils ont tout trouvé. La recherche de Dieu est une effusion illimitée d’amour accompagnée de la découverte surprenante d’un nouvel amour plus grand à effuser.

Connaître Dieu et servir les hommes.

Et toute cette expansion est offerte à chacun de nous et prend toute sa valeur à partir du moment où nous devenons de véritables fascicules vivants en étant impliqués dans le service dévoué et désintéressé à Dieu et à nos semblables animés de plus en plus par cette foi, cette foi vivante qui nous amène à manifester abondamment en tout et partout dans toutes nos interactions, une multitude de fruits de l’Esprit.

« 7. Et il faut avoir la foi – une foi vivante. » Fasc. 91:9.8 (p.1002.13)

« La croyance a atteint le niveau de la foi quand elle motive la vie et façonne la manière de vivre… La foi est un attribut vivant de l’expérience religieuse personnelle authentique.

La croyance limite et enchaine toujours ; la foi se déploie et libère. La croyance attache, la foi affranchit. Mais la foi religieuse vivante représente plus qu’une association de nobles croyances, plus qu’un système exalté de philosophie ; elle est une expérience vivante s’intéressant aux significations spirituelles, aux idéaux divins et aux valeurs suprêmes ; elle connait Dieu et sert les hommes. » Fasc. 101:8.1-2 (1114.5-6)

Jusqu’où poussons-nous l’aventure ? Le choix nous appartient.

« Il y a dans le mental de Dieu un plan incluant toutes les créatures de ses immenses domaines, et ce plan est un dessein éternel d’occasions favorables sans bornes, de progrès illimité et de vie sans fin. Et les trésors infinis de cette carrière incomparable récompensent vos efforts! » Fasc. 32:5.7 (p.365.3)

« Le but de l’éternité est en avant! L’aventure d’aboutissement à la divinité se présente devant vous! La course à la perfection est engagée! Quiconque le veut peut y participer, et une victoire certaine couronnera les efforts de tout être humain désirant courir la course de la foi et de la confiance en s’appuyant à chaque pas sur les directives de l’Ajusteur intérieur et sur la gouverne du bon esprit du Fils de l’Univers, qui a été répandu si libéralement sur toute chair. » Fasc. 32:5.8 (p.365.4)

Bonne progression à tous!

« Dans votre concept de la manière dont Dieu traite les hommes, ne pourriez-vous vous élever jusqu’au niveau où vous reconnaitrez que le progrès est le mot de passe de l’univers ? » Fasc. 4:1.2 (p.54.5)

Voici quelques passages additionnels qui nous permettront d’approfondir nos réflexions sur le sujet.

« La conscience de Dieu, telle que l’éprouvent les mortels évoluant des royaumes, doit consister en trois facteurs variables, trois niveaux différentiels de réalisation de la réalité. Il y a d’abord la conscience mentale – la compréhension de l’idée de Dieu. Vient ensuite la conscience de l’âme – la réalisation de l’idéal de Dieu. Enfin se met à poindre la conscience de l’esprit – la réalisation de la réalité spirituelle de Dieu. En unifiant ces facteurs de la réalisation divine, si incomplète qu’elle soit, la personnalité mortelle répand constamment sur tous les niveaux conscients une réalisation de la personnalité de Dieu. Chez les mortels qui ont atteint le Corps de la Finalité, tout cela conduira en son temps à la réalisation de la suprématie de Dieu, et pourrait ensuite aboutir à la réalisation de l’ultimité de Dieu, à une phase de la superconscience absonite du Père du Paradis. » Fasc. 5:5.11 (p.69.6)

Témoignage…

Éric Martel
Joliette

Bonjour à tous,

Nous avons tous à cœur de voir la réussite de la 5e Révélation. Bien sûr, cela va être long. Ça se déroule sur une échelle de temps qui ne nous est pas réellement compréhensible. Néanmoins, je me pose régulièrement la question, qu’est-ce que je peux faire à mon échelle pour contribuer à l’entreprise ? D’abord évidemment, essayer de mettre les enseignements du Livre en pratique et transmettre dans mon entourage, les vérités que j’ai découvertes, sans nécessairement parler du Livre. Ensuite, former un groupe d’étude, ce que j’ai réussi à faire et pour la première fois l’année dernière, j’ai fait un don à l’Association Urantia Internationale (AUI). Pour le moment, c’est ce que j’ai trouvé à faire qui est en mon pouvoir.

La semaine dernière j’ai reçu un courriel de l’AUI me demandant si j’accepterais qu’on publie mon nom comme donateur dans leur rapport annuel de 2018, sans en indiquer le montant, cela dans le but d’encourager d’autres donateurs potentiels. J’ai bien sûr accepté.

Je me suis alors posé la question, combien y a-t-il de lecteurs au Québec et au Canada et combien d’entre eux contribue financièrement à la mission de l’AUI ? Je n’ai pas eu de difficulté à trouver la réponse et j’ai été stupéfait par les chiffres.

Bien que le nombre exact de lecteurs au Canada ne soit pas connu précisément, car, beaucoup d’entre eux ne contactent pas les organisations, le nombre connu sur la liste des lecteurs francophones est de 560 personnes et 300 pour les lecteurs anglophones.

Combien de lecteurs d’après vous, ont contribué financièrement à l’AUI en 2018 pour tout le Canada ? La réponse est 17!

Alors, je me suis encore posé cette même question, qu’est-ce que je peux faire ? La réponse est simple; vous écrire, vous communiquer ces chiffres et vous demander, et vous, que pouvez-vous faire ?

Bien que la mission du Livre soit spirituelle, nous vivons dans un monde matériel et l’argent est un ‘’moyen’’ matériel indispensable pour mener à bien la 5ième Révélation dans le temps.

Bien que Jésus ne se soit jamais occupé personnellement des finances du groupe apostolique, lui et ses apôtres n’auraient pas pu accomplir quoi que se soit s’ils n’avaient pas été soutenus financièrement par des croyants, pauvres ou riches.

Le Livre nous enseigne qu’un groupe d’individus est beaucoup plus fort que la somme des individus qui le composent.

C’est avec cette idée en tête que je vous encourage à donner ce que vous pouvez, que se soit à l’AUI ou à la Fondation. C’est très facile à faire, il suffit d’aller sur leur site web.

Adhésion AUQ 2019

Marc Belleau — Trésorier
Lasalle

L’année 2019 est déjà bien entamée et j’aimerais vous rappeler que c’est le moment de renouveler votre adhésion à l’AUQ, si vous ne l’avez pas encore fait. Pour ceux qui ont déjà envoyé leur cotisation, un immense merci! Sans votre aide financière, l’AUQ ne peut poursuivre ses projets visant à dynamiser le mouvement Urantia au Québec, soutenir la formation de groupes d’étude, faire la promotion du livre et de ses enseignements. Plusieurs services sont offerts par votre association, qu’il s’agisse de l’organisation des thématiques, de la mise à jour et de l’entretien de son site web, de la création de littérature d’appoint ou d’activités sociales permettant aux lecteurs de se rencontrer et de fraterniser. L’adhésion, au cout de 60$/année, vous donne un droit de vote aux assemblées générales annuelles, la possibilité d’occuper un poste dans le conseil d’administration et de siéger sur un ou plusieurs comités. De plus, vous devenez membre, automatiquement, de l’Association Urantia du Canada. Vous trouverez plus d’information sur le site web de l’AUQ à l’adresse suivante : http://urantia-quebec.ca/devenir_membre.php. J’aimerais vous rappeler qu’aucun reçu pour fin d’impôt ne peut être émis pour le prix de l’adhésion.

Avez-vous pensé faire un don à votre association? Peu importe le montant, ce qui compte, c’est de mettre l’épaule à la roue afin d’aider l’AUQ dans l’accomplissement de sa mission. C’est aussi une bonne façon de réduire ce que vous payez annuellement au gouvernement au profit d’une cause à laquelle vous croyez. En effet, les dons sont déductibles d’impôt. L’AUQ envoie, chaque mois de janvier, un reçu à tous les donateurs quel que soit le montant du don. Un petit rappel, n’oubliez pas de mettre à jour votre adresse auprès de Line St-Pierre, responsable des communications. Vous pouvez lui envoyer un courriel à l’adresse suivante : president@urantiaqc.org.

Vous aimeriez voir votre don servir un projet spécifique? Je vous suggère de soutenir le programme PIRT (Prisonner Inquiry Response Team) qui vise à faire la promotion du Livre d’Urantia dans les institutions carcérales du Québec. Chris Gravel, un des responsables de ce projet, a déjà envoyé des copies du livre dans les prisons du Québec et du Canada. À ce jour, nous avons reçu 3 demandes de détenus qui désirent recevoir leur propre copie. Vous n’avez qu’à envoyer votre don par la poste en écrivant PIRT sur votre chèque; nous saurons qu’il doit être utilité pour ce programme spécifique. Il en coute environ 45$ pour l’achat et l’envoi du livre, dépendamment de l’endroit où le livre est envoyé. Vous pouvez aussi faire votre paiement via le site de l’AUQ sur la page d’accueil http://urantia-quebec.ca/ ; vous n’avez qu’à appuyer sur le bouton « donation à l’Association Urantia du Québec ». Vous serez redirigé vers le site PayPal de l’Association. Vous n’avez aucun besoin d’ouvrir un compte pour procéder au paiement, une simple carte de crédit suffit. Si aucune de ces méthodes ne vous plaît, je serai à l’Assemblée générale annuelle, fidèle au poste, le 27 avril prochain et il me fera plaisir de recueillir votre don. Espérant vous voir à ce prochain rendez-vous.

Mot de la présidente…

Line St-Pierre
president@urantiaqc.org

L’énoncé de la mission du Livre d’Urantia par les révélateurs nous informe ainsi,

« Dans notre effort pour étendre la conscience cosmique et rehausser la perception spirituelle » et ils ajoutent « il est extrêmement difficile de présenter des concepts élargis et une vérité́ avancée alors que nous sommes limités par l’emploi d’un langage restreint du royaume. » Fasc. 0:0.2 (p.1.2) Tout un mandat qu’ils ont à relever pour nous humbles humains afin d’en saisir la profondeur, car tous les jours nous sommes interpellés par toutes sortes d’impulsions humaines qui font appel à nos sens bien qu’heureusement pouvant être remplacée par un idéal de vie avec l’aide de la partie divine qui habite chaque être humain sur cette planète.

Le Livre d’Urantia est une révélation pour toutes les religions, un rehaussement de vérités pour chaque individu, pour une réalisation de vie de bien-être et de significations à un but suprême.

Certains mécanismes doivent se mettre en place pour faciliter cette philosophie que nous nous efforçons de vivre. Pour moi j’ai trouvé des moyens assurés qui contribuent à la croissance spirituelle ; mon implication dans des habitudes religieuses de façon régulière, la participation à un groupe d’étude hebdomadaire depuis près de vingt ans, en est un autre qui stimule mon mental en y ajoutant des facteurs nouveaux de pensée inexplorés auparavant. De cette façon avec tous les partages du groupe, de nouvelles lumières surgissent et que je peux appliquer et transmettre dans le service aux autres de manière concrète.

Participer à des cours offerts par la Fondation Urantia en est un autre, car quoi de mieux que de s’inspirer les uns les autres en apportant une dimension variée selon les différents niveaux de connaissance, de compréhension et d’évolution spirituelle que nous avons acquises, car comme dit le proverbe africain : “Si tu veux aller vite marche seul, si tu veux aller loin marchons ensemble”.

C’est ainsi qu’en janvier un nouveau défi s’est présenté à moi et j’ai accepté l’invitation qui me fut proposée en m’inscrivant à un cours en ligne sur « La philosophie de Rodan ». Quel beau sujet à étudier! Dix hommes et trois femmes, via le site de l’école internet de la Fondation, provenant de divers continents répondent et partagent sur une méthode très bien présentée, dans ce cas-ci par deux facilitateurs, avec des questions telles que :

Comment arriver à transformer les grandes stimulations humaines en idéaux à découvrir et à accomplir ? À quels problèmes la société humaine est confrontée et chacun de nous qui y vivons ? Quelles sont selon vous les solutions sages dictées par une philosophie éclairée par la révélation, par la vérité révélée ? Quelle est la meilleure des méthodes pour résoudre les problèmes selon le philosophe Rodan ? Qu’est-ce que les préjugés créent dans notre vie ? Comment arrive-t-on à s’en libérer ?

L’invitation à réfléchir et à répondre aux questions que nous lance les facilitateurs, demande de s’arrêter, de méditer et d’écouter à l’intérieur de nous ce que l’étincelle de l’Ajusteur de Pensée veut nous faire percevoir et qui peut-être contribuer à l’augmentation d’un participant ou plus dans le groupe. Il serait certainement plus profitable d’avoir un apport de pensée féminine plus grand, car notre vision diffère de celles des hommes et ils ont tout autant besoin de notre association que nous avons besoin de la leur pour mieux se comprendre et pour progresser.

Cette plateforme m’apporte de nouveaux outils et ce que j’en retire est d’une profondeur étonnante pour m’aider à mieux aimer la fraternité et mieux la servir.

« Discernez clairement la vérité́ ; vivez avec intrépidité́ la vie de droiture ; c’est ainsi que vous serez mes apôtres et les ambassadeurs de mon Père. Vous avez entendu dire que, si l’aveugle conduit l’aveugle, ils tomberont tous deux dans la fosse. Si vous voulez guider d’autres hommes vers le royaume, il faut vous-mêmes marcher dans la claire lumière de la vérité́ vivante. » Fasc. 140:3.18 (p.1571.5)

Notre quête…

[La vie n’est pas toujours un fleuve tranquille. C’est en écoutant « La Moldau » de Smetana que j’ai eu l’idée d’illustrer ce thème en poésie.]

Le courant de la vie nous entraînait
Bien loin de ces questions que jeunes on se posait.
Tous les soucis du monde nous accaparaient,
Et au milieu des flots nous retenaient,
Bien loin de ce rivage qu’à peine on percevait,
Et protéger l’image qu’aux autres qu’on projetait.

La course du grand fleuve nous déportait
En aval dans le golfe où tout ralentissait.
Nous pûmes à la nage rejoindre le rivage,
Où un grand feu de joie nous réchauffait ;
Réfléchir au moyen de prendre

Pour poursuivre la quête abandonnée,
                               la quête délaissée,
                                       mise de côté.

La vie nous assista en nous mettant
En nous mettant en contact avec le Livre d’Urantia.
Une première lecture nous confirma
Que nous avions trouvé là,
Les réponses au sens de la vie :
D’où venons-nous? Qui sommes-nous? Où allons-nous?
Reconnaissance et renaissance,
Alléluia et Eureka (j’ai trouvé !!!)

Jean-Claude Lafrenière
Saint-André-Avellin

Le pouvoir transformateur de l’Ajusteur…

Khatabe Ndiaye
Sénégal

Comment pouvons-nous en arriver à transformer les grandes stimulations humaines en idéaux à découvrir et à accomplir ? Comment y arrivez-vous dans votre vie ?

L’être humain a des limites naturelles qui embrassent le domaine matériel avec ses valeurs propres. Il peut arriver que nous arrivions à percevoir des valeurs plus élevées, un idéal de service des hommes. Cela représente à tous les coups une percée de Dieu dans notre mental et notre personnalité, même si nous n’en avons pas conscience. Les hommes vivent surtout au niveau de l’intellect pourvoyeur d’idées et de concepts. 

Tout idéal vient de Dieu et a un pouvoir transformateur sur la personnalité humaine. C’est ainsi que la sensibilité aux influences divines (qui sont nombreuses et variées) développe en nous (même si nous nous estimons laïque) un comportement moral très élevé. C’est Dieu qui est le véritable transformateur de notre vie banale en une vie idéaliste. Si tous les Ajusteurs étaient retirés du mental des hommes, le monde retournerait lentement aux âges antérieurs, nous dit le Livre d’Urantia.

Comment l’Ajusteur de Pensée arrive à transformer (en réalité, fair évoluer) nos valeurs humaines de base en idéaux, je l’ignore, mais par rapport à ma propre expérience, je me rends compte qu’il faut de ma part un minimum de sensibilité et d’attrait aux choses divines, ce qui développe en moi des objectifs, des buts et des mobiles suprêmes. Je reconnais cependant que les vérités de la présente révélation d’Urantia ajoutées à beaucoup de facteurs spirituels dont notamment l’Esprit de Vérité concourent à nous rapprocher Dieu, mais à condition qu’IL nous intéresse.

J’aime Dieu, je luis fais confiance sans réserve et, connaissant la haute destinée qu’Il me réserve, je Le prie tous les jours de m’aider à grandir moralement et spirituellement, d’avoir une plus grande sagesse expérientielle pour aimer et servir les hommes. Le reste : la croissance des idéaux, de la Vérité et de la sagesse en moi, c’est l’Ajusteur et l’Esprit de Vérité qui s’en chargent.

Chronique du Taxibarman

Louis Prud’homme
Laval

Je poursuis ma réflexion : comment parler des enseignements du Livre sans le nommer, comment partager mon amour de Dieu sans tomber dans les clichés ?

Selon les « modernes », Dieu n’existe pas, tout simplement parce qu’il n’y a pas de preuves scientifiques de sa présence. C’est comme un procès criminel ou l’accusé ne bénéficierait pas de la « présomption d’existence »!

Suite au décès du grand scientifique Stephen Hawking, nous avons eu droit à un florilège d’éloges amplement mérités et d’explications sur ses théories. J’ai eu l’occasion de discuter de la chose avec un client alors qu’on était coincé dans la circulation. On n’est pas censé parler de religion ou de politique avec nos clients, mais puisque mon client a abordé le sujet je me suis cru autorisé à donner mon avis.

En gros, pour répondre à la grande question : qu’est-ce qui a provoqué le bing bang ? Hawking propose l’intervention d’une « singularité » capable d’expulser hors du néant l’énergie nécessaire à la création physique de l’univers. C’est cette même « singularité » qui est à l’œuvre pour expliquer l’existence des trous noirs.

La « singularité » serait donc le détonateur du Big Bang : la concentration extrême d’une énergie indéfinissable à l’origine du monde physique ET aussi l’« aspirateur » de cette même énergie, à l’œuvre par le biais des trous noirs, autour d’une étoile s’effondrant sur elle-même. Peut-être pour récupérer tout ce que la « singularité » peut recycler. « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. »

De l’aveu même de la plupart des scientifiques, personne ne sait trop ce que peut bien être cette fameuse « singularité ».

Donc, en gros, la « singularité », ça expulse d’un côté, ça aspire de l’autre. Ça commence à ressembler à une pompe, non ? Une pompe comme un cœur ? Le cœur de l’univers serait donc cette fameuse « singularité » ?

Mais quelle énergie pourrait animer quelque chose d’antérieur au Big Bang ? D’antérieur à l’énergie même. Nous ne connaissons qu’une autre forme d’énergie qui n’est pas matérielle et mesurable, mais plus fine encore que les quantas : la pensée.

Ah! Mais la pensée vient des hommes! Et si la pensée était présente à la fondation de l’univers ? Avant la matière. Comment le prouver ? Il existe un appareil capable de mesurer l’activité neuronale : https://m.theepochtimes.com/uplift/a-new-theory-of-consciousness-the-mind-exists-as-a-field-connected-to-the-brain_2325840.html .

Grâce aux observations faites avec cette machine, des chercheurs ont pu déterminer que le ventre, le cœur et le cerveau participent conjointement à l’activité cérébrale. On a même observé de l’activité neuronale à l’extérieur de la boîte crânienne. Pas seulement de l’activité provenant du corps émetteur, mais aussi des traces d’ondes en provenance de l’extérieur, interagissant avec le sujet.

Un genre de champ d’activité neuronale entourerait notre tête. La « dureté du mental » peut-être!

Cette machine enregistre sinon les pensées du moins les marqueurs d’une activité cérébrale. Je me demande donc si une machine de ce genre pourrait enregistrer s’il y a de l’activité neuronale à l’intérieur d’un trou noir.

Si on pouvait capter la présence d’activité neuronale au cœur d’un trou noir, on pourrait peut-être en déduire que c’est une caractéristique de la « singularité aspiratrice ». On pourrait alors supposer que la « singularité émettrice » bénéficierait aussi de cette caractéristique.

Donc une activité neuronale, cérébrale, antérieure au Big Bang.

Peut-être pas un signe d’intelligence indiscutable, mais à tout le moins l’indice d’un champ mental duquel pourrait être issue la chaleur initiale qui créa l’univers. C’est peut-être de la science-fiction, mais la science-fiction d’hier est souvent devenue la réalité d’aujourd’hui.

On commence tout de même à s’approcher d’une idée de ce que pourrait être la source centre première de la conscience. Ce serait basé sur la science et non sur les fables millénaires des différents dogmes archaïques des grandes institutions religieuses.

Hawking n’a pas démontré que Dieu n’existe pas. Il a démontré que les conceptions de Dieu prônées par les différentes églises ne tenaient pas la route face aux preuves scientifiques.

Bref, le point où je veux en venir est le suivant : il est faux de prétendre que la science a prouvé que Dieu n’existe pas. La science dit qu’il n’y a pas de preuve scientifique de l’existence de Dieu telle que définie par les trois grandes religions monothéistes. C’est tout, et ce n’est pas tout à fait pareil!

Il y a bien des choses qui existent sans preuve scientifique. On ne peut même pas faire la preuve scientifique de la gravité! On constate que ça marche, c’est tout.

Il n’y a pas non plus de preuve scientifique permettant de qualifier une œuvre d’art. La preuve scientifique d’un livre consiste à en définir les différents paramètres physiques : les dimensions, le poids, le nombre de pages, la qualité du papier, le type d’encre ou le caractère typographique utilisé pour l’édition, mais pas le caractère du texte. On ne peut pas prouver scientifiquement la valeur d’un récit. L’esprit ne se mesure pas scientifiquement. Pourtant il existe.

Il m’est déjà arrivé, à la brunante, qu’un lièvre surgisse devant ma voiture et passe littéralement entre les roues de mon auto. J’ai pu le constater en voyant dans mon rétroviseur le lièvre poursuivre sa route. Il n’y a évidemment aucune preuve scientifique à l’appui de mon histoire. Personne n’est obligé de la croire, mais moi, je n’y crois pas : je le sais!

Je n’ai pas besoin de preuve scientifique pour savoir que j’aime ma blonde et mon fils.

Tout ne s’explique pas par la preuve scientifique et même en science de plus en plus de chercheurs commencent à douter de l’inexistence d’une conscience à l’origine de l’univers.

C’est trop facile de dire qu’il n’y a rien. On a beau être contre les églises qui ont corrompu le message d’amour des prophètes à des fins politiques ou commerciales, ce n’est pas une raison pour ignorer toutes les preuves circonstancielles autour de cette question fondamentale : la vie a-t-elle un sens ?

L’hypothèse d’un « complot divin » à l’origine de l’univers ne doit pas être écartée du revers de la main!   ; o)

Mot de la présidente

Line St-Pierre
president@urantiaqc.org

L’Association Urantia du Québec ne saurait vous servir sans l’engagement et le dévouement des membres du Conseil, des bénévoles des divers comités et de tous ceux et celles qui envoient des articles à Normand Laperle pour publication dans le Réflectivité. Comme le dit si bien le proverbe africain : Si tu veux aller vite, marche seul, mais si tu veux aller loin, marchons ensemble.

C’est bien la mission que se donne l’AUQ depuis plus de vingt ans et comptons sur votre enthousiasme et vos talents pour vous joindre à notre équipe dans cette aventure et aller plus loin!

L’année 2018 s’est terminée dans la gaité, lors d’un déjeuner rencontre des Fêtes au Best Western à St-Jérôme, où Robert Cadieux et son complice musicien Gilles Brien nous avaient préparé un répertoire québécois festif ainsi qu’un « quizz » humoristique sur notre connaissance du livre. Nous nous sommes bien amusés, puisque Gilles avait un cadeau surprise pour le gagnant, une Cadillac morontielle rose!

En novembre, le calendrier d’activités fut planifié pour 2019 et suite à une suggestion reçue lors de l’assemblée générale en février dernier, le Conseil d’administration  a opté pour le 27 avril comme date de l’Assemblée générale annuelle afin de faciliter le déplacement du plus grand nombre de lecteurs au Québec et assister à cette réunion à Drummondville.

En consultant ce calendrier, sur le site Urantia-Québec, vous y trouverez les dates des thématiques ainsi que le mini congrès qui aura lieu du 9 au 11 août à la Villa St-Martin, Pierrefonds en banlieue de Montréal.

Également, sur le site, un nouvel ONGLET a été ajouté : « GROUPES D’ÉTUDE »; comprenant 5 sections, dont 2 nouvelles : « Documents pour groupes d’étude » et « Vidéos d’aide pour groupes d’étude ».

Que l’année 2019 soit une source continue de santé, d’amour, de partage et de progression spirituelle.

Le monde de la croix…

Michel de Lorimier
Montréal

Cinq trillions (c’est-à-dire cinq fois mille milliards), trois cent quarante-deux milliards, quatre cent quatre-vingt-deux millions, trois cent trente-sept mille, six cent soixante-six : tel est le numéro que porte la planète Urantia dans le catalogue du Paradis des mondes habités sur une possibilité d’environ sept trillions de mondes habitables dans le Grand Univers (lire : Fasc. 15, 2 et 14).

Si j’ai écrit ce nombre astronomique (sans jeu de mots!) en lettres plutôt qu’en chiffres (5 342 482 337 666), c’est pour en faire mieux saisir le caractère inconcevable pour nous : l’infinité de la création. Et il ne s’agit ici que des mondes habités!

Pendant ce temps, nos astronomes, chercheurs, savants et savantasses de ce monde se demandent toujours si nous ne sommes pas seuls dans l’univers, s’il y a de la vie dans le cosmos, à l’extérieur de la terre. Ils finissent par trouver des exoplanètes ayant à peu près la taille d’Urantia : une des plus proches récemment découvertes est appelée « Proxima Centauri b » et se trouve à « seulement » 4,2 années-lumière de nous (la banlieue, quoi!).

Micaël de Nébadon, à lui seul, est le Créateur d’une possibilité de dix millions de mondes habitables. Imaginez-vous que ce Fils sublime de Dieu a choisi notre monde misérable et insignifiant pour son ultime effusion!

Sa venue sur notre sphère en tant que Jésus de Nazareth est un événement extraordinaire qui constitue la quatrième partie du Livre d’Urantia et dont on peut évaluer la portée par les paroles mêmes du Maître :

« Je suis la Voie, la Vérité et la Vie » (les trois V de la victoire spirituelle).

« Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »

« Qui m’a vu a vu le Père. »

« Le Père et Moi sommes UN. »

« Aimez-vous les uns les autres. »

« Heureux ceux qui ont cru sans avoir vu. »

« Lève-toi et marche! »

« Les derniers seront les premiers. »

« À chaque jour suffit sa peine. »

À cela s’ajoutent le Notre Père, les paroles du Christ sur la Croix et beaucoup d’autres mots divins et essentiels venant de Jésus.

Mais notre monde est encore extrêmement loin du « septième stade de lumière et de vie » où les humains avancés « ont appris que l’amour est la plus grande chose de l’univers — et ils savent que Dieu est amour.

L’amour est le désir de faire du bien aux autres. » (Fasc. 56, 10.20-21; p.648.3-4).

P.-S : Pensée : Les clous de la Croix sont morts de rouille pour avoir trop pleuré.