Témoignage d’un nouveau lecteur!

Réal Boucher,
Trois-Rivières.

Depuis août dernier, j’ai entrepris la lecture ou la reprise de la lecture, de « Le Livre d’Urantia ». Le livre dormait sur une étagère de ma bibliothèque depuis de longues années, peut-être même depuis 1999 si j’en décode la facture laissée à je ne sais plus trop quelle page. Un enseignant de la méditation transcendantale, Roger Périgny, me signifiait au cours d’une des rencontres de vérification de ma façon de méditer que ce livre, était un livre de chevet pour lui. Cela me rappela que je possédais ce livre. Alors ma curiosité fut piquée et je me suis mis à relire « Le Livre d’Urantia » en bon esprit cartésien !

J’ai compris vite pourquoi j’avais dû délaisser ma première tentative de lecture suggérée par un collègue de camping (au début de l’été 2000), qui m’avait aussi invité, à l’époque, à partager avec lui et son groupe (???) cet univers auquel nous ouvrait le chemin, ce « Livre d’Urantia ». Je me souviens lui avoir dit à l’époque que j’avais du mal à comprendre et saisir. L’esprit cartésien était fort dérouté, tout comme il le fut et l’est encore depuis août 2015. Mais cette fois ma détermination à parcourir en entier les 196 fascicules se soudait à mon esprit orgueilleux. « J’allais le lire en entier » ai-je, à plus d’une reprise, confirmé à mon enseignant de méditation transcendantale (à laquelle je revenais après 40 années).

De plus, Maurice, le président d’AUQ, suite à une réplique à un article du Réflectivité, m’invitait à lire plus avec mon cœur qu’avec mon esprit cartésien décontenancé. Ce qui me donnait encore le « coup de fouet » pour lire « Le Livre d’Urantia » sous une tout autre approche, « le cœur plus que la raison ».

J’ai donc poursuivi de fascicule en fascicule jusqu’en ce début décembre où je parvenais au fascicule 196. Ouffff ! Quel labyrinthe ! Que de dédales. Que d’imbroglios du mortel en voie vers le morontiel avant d’arriver au spirituel, un jour à l’île du paradis, après avoir gravi les mondes des maisons, les univers, Orvonton, Havona et autres… Jésus au passage. Quatrième partie du Livre d’Urantia, un monde que je croyais connu au début, mais vite soumis à l’effusion de Micaël, dernière effusion, nouvel évangile, qu’un Ajusteur de pensée viendra bientôt m’enseigner, m’y diriger, m’y raviver dans cette nouvelle compréhension d’une conscience cosmique conduisant au Tout, à l’Ultime.

Tout au long de ma lecture, j’aurais aimé avoir une « clé de lecture ». J’ai cru l’obtenir au fascicule 99, mais ce ne fut pas le cas. J’aurais aimé connaître des groupes de lectures. Il n’y en avait guère en Mauricie. Les références données n’exerçaient plus le mandat. Je me suis parfois mis à écouter les lectures des fascicules sur Internet. Ça devenait déjà plus accessible.

Aujourd’hui je ressors tout de même influencé par l’évangile de Jésus : Dieu est Père et nous sommes tous fils et filles de Dieu. D’où l’invitation à suivre l’invitation de Jésus : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ».

Notre filiation divine nous mènera à l’île du Paradis, en une conscience cosmique, de l’Unique au Trinitaire, au Septuple pour nous fusionner dans l’Ultime. Le royaume de Dieu, c’est vivre la volonté du Père et reconnaitre alors notre filiation, nous sommes ses fils et ses filles.

Je sais qu’il me faudra revenir et parcourir à nouveau « Le Livre d’Urantia », trouver un groupe de partage, m’inscrire aux diverses sessions internet pour devenir en plénitude de ma « conscience cosmique ». Mais probablement, comme bien d’autres lecteurs et lectrices, je me sens seul, solitaire, même si je me sais maintenant être évolutif en ascension avec mes frères et sœurs Urantiens qui voudraient devenir solidaires dans un partage au quotidien. Il y a bien des rencontres ici et là de « membres », à des fêtes et des occasions. Mais les esseulés, perdus dans leurs fascicules, ne savent rejoindre ce qui n’est guère dans église, confessionnalité, secte, religion. Ils ne savent rejoindre ce qui est uniquement « conscience cosmique ». Cette conscience doit n’être reconnue et goûtée qu’à la toute fin, fin que les débutants lecteurs et lectrices ne saisissent point ou ne peuvent pas saisir, à moins que les initiés, en présence de leur Ajusteur de pensée, deviennent « clé de lecture », « portier de l’univers des univers ».

En lecteur esseulé, si souvent désemparé, mais arrivé au point final du fascicule 196, je confesse à nouveau mon intérêt pour « Le Livre d’Urantia », mon besoin d’un plus grand savoir, pour une relecture encore plus cimentée à Micaël, ce Jésus nous livrant son Évangile : « Dieu est notre Père, donc nous sommes tous frères et sœurs ». Mais je suis encore frais novice et ne saurais quoi dire ou faire pour ajouter et soutenir les débutants lecteurs ou les futurs lecteurs. Les initiés doivent savoir. Donc je m’en remets à eux et je demeure « en attente »…

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