Congrès international Urantia, San Antonio, Texas (du 8 au 12 juin 2016) « Jesus the Master » 

Alain Nielsen
Montréal

L’homme aux béquilles :

Heureusement que le chauffeur s’est arrêté juste devant la porte du bureau d’enregistrement, car en mettant le premier pied hors de la fourgonnette qui m’a cueilli à l’aéroport, l’air chaud me frappa !!

À l’intérieur, plusieurs personnes sont déjà présentes, mais tous affairées à quelque chose. Je sentais comme une légère tension dans l’air.

Mon check-in complété, je me sens vraiment seul parmi une foule d’inconnus s’exprimant tous en anglais. Je devais me rendre utile à quelque chose, ainsi cela servirait d’entrée pour un premier contact avec quelqu’un. L’homme aux béquilles assis par terre apparait dans mon champ de vision. Sans mots dire, je m’assois par terre près de lui. Je pris un sac, il leva la tête et m’indiqua quoi mettre à l’intérieur de celui-ci, sans plus ni moins. Ça y est, il venait de m’inclure dans son cercle.

Dès lors je me sentis mieux. Il m’accueillit, tout simplement, sans rien connaitre de moi.

Leçon : Le sentiment d’appartenance et l’esprit d’équipe naissent de la volonté de chaque partie et seulement lorsque celles-ci sont unifiées dans un but commun et travaillent pour le bien de l’ensemble.

Le discours de bienvenue :

Le second évènement marquant mon esprit se produisit dès que les paroles du discourt de bienvenue furent prononcées par le président de la Fondation Urantia, Mo Seigel.

« Vous devez penser profondément, jusqu’à ce que votre mental vous fasse mal, tel est le sens du terme ‘méditation’ employé dans le Livre d’Urantia. » Cet homme, par ses paroles, est venu sceller ce que j’ai toujours pensé.

Leçon : l’énergie provient lors de profondes réflexions. C’est pourquoi Jésus avait développé cette habitude, « la méditation adoratrice solitaire » Fasc.160:1.10 (p.1774.2).

La vieille dame à la canne :

Plusieurs moments plus tard, marchant sous les rayons brûlants du soleil texan je vis, à l’ombre d’un arbre, une petite table et deux bancs vides où je pouvais enfin me reposer et essuyer la sueur perlant sur mon front. Au loin, je pouvais distinguer la silhouette d’une vieille dame avec une canne, se dirigeant, elle aussi, dans cette direction.

Après les présentations d’usages, Mme Suzan s’ouvrit à moi et me livra sur-le-champ sa plus grande difficulté ; cette personnalité avait de la difficulté à rester dans le moment présent. Vous savez cet instant où tout existe, où le temps et l’espace sont expulsés hors de notre pensée, là où tout se joue et là où tout est possible. Hé bien ! Suzan et moi y étions. Nous étions en relation et nous vivions. C`est là et en ce moment précis que vit et se trouve Dieu le Père. De personnalité à personnalité, nous avons partagé un moment de beauté, de vérité et de bonté.

Celle-ci, je peux facilement dire que ce fût une expérience spirituelle incroyable et unique, mais non une leçon !!!!

« As she passes by »

Telle était titrée l’atelier et animée par quatre femmes. Poussé par la curiosité, je suis entré dans la salle. Celle-ci était disposée différemment des autres. Les chaises avaient toutes été disposées d’une manière à former un grand cercle et quatre autres se trouvaient à l’intérieur de celui-ci.

Les quatre femmes ont pris place au centre et commencèrent une conversation, ou était-ce un échange ou un partage ??? Bonne question !!! Bizarrement, le tout semblait fonctionner parce que l’intensité de la salle montait et l’énergie était palpable. Je ne peux vous dire exactement le temps que tout cela a duré puisque j’ai moi-même perdu toute notion du temps lors de cet évènement.

Par la suite elles se sont intégrées dans notre grand cercle et laissé aller ce qu’elles venaient de mettre en place. Naturellement les femmes étaient dominantes en nombre lors de cet atelier. Plusieurs d’entre elles ont pris la parole. Hé-bien !!! Force est de constater que l’approche de la spiritualité par le genre féminin est bien différente de l’aspect masculin.

Je pris alors conscience que la société actuelle que l’on dit moderne est encore primitive sous certains aspects.

Observation : construite par l’homme et pour les hommes cette société.

J’avoue qu’ici la leçon, je ne l’ai pas tirée. La question reste sans réponse !! Mais chose certaine, il se passe bien quelque chose et le changement sera lent et progressif. Ce qui est cohérent, puisque cette dominance masculine s’étend sur des millénaires d’évolution.

Peut-être que le genre masculin, ne veut-il pas cela ?? L’homme a-t-il peur du changement et perdre son trône si confortable ??

Une certitude, par contre, j’ai trouvé « As she passes by » et la voici ; « Écouter et parler avec son cœur signifie écouter et parler pour comprendre et non pour trouver une réponse !!! » Voilà peut-être ici une de nos grandes différences. Qui sait ??

La dernière accolade : L’homme de 1967

Je suis maintenant sur le point de quitter le campus du « Trinity University ». Mes bagages sont déjà bien cordés à l’intérieur de la fourgonnette qui me ramènerait à l’aéroport afin de rentrer au bercail.

Bien entendu, je réservais mes dernières accolades à deux amis spéciaux à mes yeux. Vous savez celui qui m’a lancé l’invitation et celui avec lequel je me sens en sécurité. Mais ici il se produisit autre chose, ce campus n’était pas n’importe lequel. L’univers, parfois, réserve des surprises et elle vous sort un lapin de sa manche !!

Pendant que je foulais mes derniers pas sur le sol bouillant du Texas tout en ramenant en mon âme une expérience extraordinaire, l’homme de 1967 arriva en trombe en s’exclamant. « Before you leave I want to hug you !! »

?????? Oui, j’avoue que je fus assez stupéfait, car en fait, jamais nous nous étions croisés ou adressé la parole. Un parfait et total inconnu !!

« I’ve been seeing you pass by five or six times during the convention. I wanted to talk to you but I did not. So before you leave can I just hug you? » (Traduction : « Je t’ai vu passer cinq ou six fois pendant la convention. Je voulais te parler mais je ne l’ai pas fait. Avant que tu partes est-ce que je peux juste te faire l’accolade ? »)

« Yes, come to me !! » (« Oui, viens à moi !! ») Presque pas fini de le dire qu’il m’avait déjà pris dans ses bras en me serrant contre lui. Lorsqu’il eut relâché son étreinte, j’ai pu reprendre un peu mon souffle. Il semblait m’aimer très fort l’homme de 1967.

Après les poignées de mains d’usage et, disons plus conventionnelles entre deux parfaits étrangers, je lus sur le petit carton son nom, mais aussi l’année que cet homme avait débutée à lire la Cinquième Révélation d’époque. Il y était indiqué 1967.

J’étais stupéfait, car l’homme de 1967 a touché le Livre d’Urantia pour la première quand moi j’étais âgé de deux ans. Presque cinquante années.

Je me sentais vraiment comme un jeunot à ses côtés. Merci à lui, mais je reste intrigué de cette rencontre.

Leçon : Soyez digne et fier lorsque vous portez comme habits la lumière de Dieu, car vous ne pouvez vous douter qui vous observe !!

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