Chronique de Taxibarman

Louis Prud’homme
Laval

Comment transmettre les enseignements du Livre sans parler du Livre.

Un défi, auquel je crois d’autres lecteurs sont confrontés, c’est celui de rendre compte de notre vision urantienne du monde sans dévoiler l’origine de nos convictions. Il faut bien l’avouer : à l’extérieur du cercle des lecteurs, justifier une décision ou même une simple opinion en faisant référence au Livre peut nous attirer des regards d’incompréhension ou d’incrédulité; parfois inquiète, souvent totale. La seule référence au fait d’avoir la foi suscite souvent la méfiance dans certains cercles.

Dans mon billet précédent, je vous ai raconté comment, au travers d’une discussion avec un client [NDLR : de taxi] j’ai pu lui glisser à l’esprit une interprétation personnelle d’un concept urantien très simple : fais ce que tu crois juste en toute sincérité et laisse le bateau aller sans jamais perdre le cap! Tu n’es pas responsable de toutes les catastrophes de la planète!

Sans jamais parler du Livre, je lui ai quand même rappeler une notion fondamentale : même s’il y avait un bouton « reset » sur l’homme ça n’y changerait rien : l’homme est ce qu’il est. Sa conscience de soi, de son intérêt personnel de base, le pousse à intervenir sur son environnement. Avec les conséquences que l’on connaît. Mais sans ça, il ne serait qu’une bête attendant pendant des générations que le poil lui pousse naturellement pour se protéger du froid!

Bestiole parmi les plus fragiles du règne animal, nos ancêtres ont dû s’unir, former des clans et faire preuve d’intelligence pour survivre à la nature; et de ruse pour survivre aux autres hommes!

L’aventure de l’homme n’est pas exempte d’erreur et d’horreur mais elle est le fruit recherché par le créateur : la naissance, à partir de la matière, de nouvelles consciences originales pouvant rejoindre la grande famille cosmique saturée de créatures parfaite. Ou presque.

Si je veux poursuivre une relation avec un interlocuteur quelconque et partager avec lui nos recherches spirituelles, je réserve le Livre pour la fin! Il est préférable de s’en tenir aux grands principes de bases de la spiritualité : Amour, Fraternité, Partage,

À mon avis, pour contrer le défaitisme ambiant, il n’y a que l’espoir. L’espoir que l’effort personnel n’est pas vain. L’espoir dans l’aventure humaine, dans l’incroyable défi de la civilisation : bâtir la Cité de l’Harmonie! C’est pas pour demain la grande ouverture mais il faut bien commencer à un moment donné! On à déjà commencé d’ailleurs, depuis longtemps. Ça n’avance pas vite et c’est normal.

La Terre/Urantia est un peu comme une pouponnière à âmes. D’où l’importance que la simple part que chacun d’entre nous, selon ses qualités, peut apporter à la réussite du plus grand défi posé à la face de l’univers : transformer de la poussière d’étoile en créatures capables de reconnaître leur créateur!

L’homme est une drôle de créature. Aime le et il s’améliorera. Si tu le dénigres, il se refermera. Si tu l’ignores il deviendras jaloux. Ça s’applique à soi-même autant qu’à autrui.

Redonner l’espoir en un monde où, malgré les apparences, chacun a sa place; si il n’y met, ne serait-ce qu’un peu, de bonne volonté.

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