Mot du vice-Président

Jean Pierre Cadieux
Vice-président@urantiaqc.org

Très chers membres, lecteurs, chercheurs de vérité, mes sœurs et frères, vous me voyez surpris, mais, ravi et honoré de cette nomination. Il semble que mon temps soit venu de servir encore plus la communauté Urantienne. Bien sûr je me destinais au service, mais bien plus tard dans ma vie, je me disais que ce temps viendrait à l’heure de ma retraite, je me donnais encore cinq années de travail avant de m’investir dans l’AUQ de façon plus concrète. Mais la vie en a décidé autrement, l’appel s’est fait et je ne peux le décliner et c’est ce qui me ravit et m’honore.

Je nous crois privilégiés d’être en mesure de participer à la dissémination de la cinquième révélation d’époque. Oui, d’avoir entre nos mains un tel recueil de vérité est un privilège.

Je me souviens de la première fois que j’ai été en contact avec le LU, je ressentais quelque chose de très fort et pour cause, car je tenais littéralement la vérité entrent mes mains. Je n’en ai jamais douté et ma foi n’a fait que grandir depuis. Je me souviens du temps où je ne portais que du blanc, où je me refusais même de tuer un maringouin ! J’étais jeune et plein d’espoir, maintenant je suis vieux et toujours plein d’espoir.

La vie a toujours été généreuse envers moi, et m’a amené à de multiples endroits et fait autant de choses différentes, j’ai côtoyé une multitude de gens, grands et moins grands, mais toujours intéressants et enrichissants.

Je n’ai pas toujours fait des choix judicieux, nos erreurs ne sont-elles pas là pour nous faire avancer ? Que serait la mer sans ses vagues ? Ce merveilleux voyage qu’est la vie, notre vie, nous la traversons à bord de ce, encore plus merveilleux navire, ce temple qui nous est prêté. Sachons nous laisser guider par notre divin pilote pour ainsi accomplir la volonté divine. J’ai souvent demandé « montre-moi la voie » et c’est pour cela qu’aujourd’hui, je ne puis décliner cette nomination à la vice-présidence, précoce peut-être, mais pleine d’espoir et dans l’expectative.

Le poste de vice- président à l’AUQ se libère en février…

Normand Laperle
Vice-président

Bonjour,
Je termine mon mandat de Vice-président de l’AUQ au moment de l’« Assemblée générale annuelle » (AGA) de Drummondville en février 2018. Le poste est ouvert pour une réélection.

Si vous avez le goût de vous impliquer — mais que vous hésitez —, lisez ce qui suit.

La première fois que j’ai présenté ma candidature à un poste dans le CA de l’AUQ j’avais quelques petites craintes. Voici le résultat de mon expérience « après » avoir occupé le poste de vice-président durant quelques années.

L’éloignement, lors des rencontres avec les autres membres du CA de l’AUQ

Ma crainte : La plupart des autres membres du CA sont de Montréal. Moi je suis de Québec. Ça fait très loin pour se rencontrer. Je ne peux pas me permettre les frais et le temps du transport.

Dans les faits : Les rencontres physiques ne sont pas obligatoires pour ces rencontres. Il est toujours possible de faire une rencontre par « Zoom » — une application informatique super simple à utiliser. Vous avez besoin d’un ordinateur, idéalement muni d’une caméra Web, le tout connecté à Internet.

Vous recevez une invitation par courriel. Vous cliquez sur un lien dans ce courriel. Le branchement se fait tout seul. Une application s’ouvre et vous voyez tout le monde apparaitre à l’écran. Et c’est gratuit.

Adieu transport, quand c’est un obstacle. Vous restez chez vous dans vos pantoufles.

J’avais aussi des petites appréhensions au fait que je ne connaissais rien aux procédures des rencontres du CA de l’AUQ.

On discute, on propose, on vote, etc. Pour des raisons légales, nous devons suivre ces procédures lors de nos rencontres.

On assiste à un petit exemple de ces procédures lors des « Assemblées générales annuelles » (AGA) de l’AUQ, à Drummondville, en février de chaque année.

Ma crainte : Je ne connais rien à ces procédures.

Dans les faits : Personne n’exige d’apprendre ces règles par cœur. Il y a toujours quelqu’un dans le groupe qui les connaît suffisamment. Avec le temps, elles s’apprennent naturellement, à l’usage.

Si vous voulez approfondir ces procédures, vous pouvez le faire en lisant de la documentation à ce sujet — accessible et gratuite.

On s’aperçoit rapidement que le 99% du temps, durant ces rencontres, nous sommes en discussion. On est entre amis, on s’aide et on discute.

J’avais aussi des craintes à savoir si ma présence pourrait profiter à l’AUQ.

C’est une question d’estime de soi.

L’estime de soi est d’autant plus facile à acquérir lorsque nous sommes bien entourés.

Lors de certaines rencontres avec de « nouveaux lecteurs », j’ai souvent entendu le commentaire suivant : « Vous autres lecteurs du « Livre d’Urantia », vous avez une attitude avec les autres que j’ai de la difficulté à cerner. Vous avez une grande écoute et un respect de l’autre ».

Mon interprétation : Nous sommes très conscients que nous sommes en évolution et que dans ce processus nous avons tous un gros travail à faire sur soi. De là l’écoute et le respect de l’autre. Il y a aussi le fait que nous sommes très engagés dans l’auto-examen de soi et à la recherche de la vérité.

Pourquoi ne pas profiter de cet environnement favorable ? De plus, on apprend à exprimer nos idées, à écouter, à composer avec l’autre, l’art du compromis, le respect du processus démocratique.

Voici quelques tâches particulières du poste de vice-président.

On dit du vice-président que c’est la personne qui seconde le président et qui peut éventuellement le remplacer, selon les circonstances. Ouf !! C’est pesant ça…

Dans le CA de l’AUQ, ce qu’il faut comprendre, c’est que les membres du CA forment un groupe, et ils se soutiennent. Lorsqu’une personne a de la difficulté, les autres aides. Je sais de quoi je parle, parce que je l’ai vécu. Je vais vous en parler plus loin.

Le CA de l’AUQ est composé de quatre personnes : le président(e), le vice-président(e), le secrétaire et le trésorier.

Dans le CA de l’AUQ, le vice-président est celui qui prépare les activités grand-publiques. Ça peut faire un beau défi à relever et une belle expérience à vivre.

Par contre, dans les faits, chacun met la main à la pâte, selon les disponibilités de chacun(e). C’est l’effet de groupe que je parlais plus haut qui prend le dessus.

On discute en groupe, du quoi, du comment et du qui fait quoi. Il ne faut pas oublier que — contrairement aux entreprises privées — nous sommes une organisation de bénévoles. Nous ne sommes pas des professionnels attitrés dans les tâches que nous faisons. Nous tenons compte des forces et faiblesses de chacun. Si quelqu’un veut vivre une expérience, on lui laisse la place et on l’encourage dans sa démarche. Aussi, si quelqu’un a de la difficulté, on l’aide.

C’est comme ça dans le CA de l’AUQ.

La morale de toute cette histoire ?

Je découvre que c’est une belle occasion à saisir pour quiconque a le goût de se dépasser, de se perfectionner dans un domaine quelconque (organiser des activités, parler en public, autre…).

En tant que lecteur du « Livre d’Urantia », nous savons tous que chacun de nous est absolument unique ; qu’il est doté d’un libre arbitre absolu, qu’il est responsable de ce qu’il est et de ce qu’il devient.

À vous de jouer.

Mon expérience « très personnelle »

Plusieurs connaissent déjà mon expérience de vie actuelle.

Ma conjointe a eu un 3e AVC en 2012. Depuis, je m’occupe d’elle à temps plein, 24/7. Au début c’était prenant. J’avais de la difficulté à rejoindre les deux bouts. Depuis, une routine s’est installée et c’est devenu facile.

J’ai pris ensuite la responsabilité du Réflectivité de l’AUQ. (Collecte d’article, montage et livraison). Même chose : Un début très occupé à monter ma base de travail. Ensuite, la routine s’est installée et c’est devenu facile.

Plus tard, je suis entré dans le CA de l’AUQ comme vice-président. Ça me tentait depuis quelques années. Au début, je me suis impliqué à fond dans toutes les tâches.

J’ai beaucoup aimé l’organisation de thématiques. C’était très valorisant. J’avais comme objectif que ça devienne routinier, comme le reste de ce que je faisais.

J’ai aussi beaucoup aimé parler en public. J’ai fait de gros progrès dans la confiance en moi, conséquemment je me sentais de plus en plus à l’aise. J’ai demandé de pouvoir animer une discussion de groupe dans le but de me créer des habilités à ce niveau. Le groupe a accepté et ils m’ont supporté dans cette démarche. Je suis content de mon cheminement.

Mais voilà que la condition de ma conjointe s’est légèrement détériorée. Juste assez pour que je sois —subtilement — débordé par l’ampleur de toutes mes tâches. Je donne priorité à ma conjointe. J’ai fait ce que je crois être un début de burn-out, en conséquence un début de dépression. Comme on dit : « pus capable ! »

Résultat : Comme je le disais plus haut, le groupe m’a aidé en prenant la presque totalité de mes tâches qui, en temps normal, auraient dû être ma responsabilité.

Je remercie publiquement le CA de l’AUQ du support technique et psychologique prodigué. C’est exemplaire. Je n’ai que des éloges à leur faire. Merci ! C’est apprécié.

Aujourd’hui, j’abandonne le CA de l’AUQ, mais je garde la responsabilité du Réflectivité. Pour l’instant ce système semble bien fonctionner pour moi.

Plus tard (depuis septembre dernier), j’ai attrapé le Zona. Je suis encore dans ma phase de rémission. Je me permets de penser que cette maladie a profité d’un moment de grande faiblesse pour se manifester. Ça me fait prendre conscience aussi comment ma tâche d’aidant naturel me demande du jus.

De là, le pourquoi je démissionne. Mais si je le pouvais, j’aurais préféré m’impliquer à fond et continuer ma progression dans mon poste de vice-président pour un autre mandat.

Je reste avec…

Ma motivation première c’était d’approfondir ma conscience de « l’esprit de service », et tout ce qui gravite autour. Rien ne vaut l’expérience par immersion. Je suis rendu là dans ma vie.

Ce n’est que partie remise dans de meilleures circonstances — ici, ou ailleurs.

De cette chute, j’ai quand même pris conscience que : « On ne connaît pas nos limites (réelle), tant qu’on ne les a pas atteintes ». Ce genre de chute est une première pour moi. J’ai été pris par surprise. Je ne l’ai pas vu venir.

Je reste quand même avec un sentiment d’avoir servi, d’avoir aidé, d’avoir été utile, et d’accomplissement.

J’en profite pour souhaiter à chacun de vous une excellente année 2018, avec pleines d’expériences enrichissantes et pleines de prises de conscience qui feront grandir votre âme.

Servir, c’est aimer.