Mot du rédacteur

Normand Laperle, Rédacteur en chef

Vos articles sur le Réflectivité

Après maintenant presque un an comme rédacteur du Réflectivité, certaines façons de faire restent à ajuster et à mettre au point.

Après être passé par la crainte d’un manque d’articles, j’ai dû jongler avec le phénomène inverse, c’est-à-dire comment gérer un surplus d’articles. Quand même, n’arrêtez pas d’envoyer vos articles. J’aime mieux gérer un surplus d’articles qu’un manque.

Pour vous, ce surplus veut dire que vous devrez patienter un peu plus avant de voir votre article paraitre dans le Réflectivité.

Par souci d’équité, je fonctionne avec le principe du « premier arrivé, premier publié ». Il y a quand même une exception à cette règle : si je reçois un article qui parle d’événements récent, passé ou futur, il passera avant tout les autres.

Si jamais un surplus deviendrait constant, je commencerai alors à publier six pages (au lieu de quatre comme maintenant), jusqu’à ce que le surplus redescende.

Accusé de réception

Autre chose. À partir de maintenant, vous allez recevoir un accusé de réception — si j’ai votre adresse courriel (sinon, pas d’accusé). Je n’envoie pas d’accusé de réception par courrier papier.

Réponse à « Tout nous est prêté »

Cécile Guillemette,
lectrice assidue, St-Amable

Bonjour à vous tous, bonne année et beaucoup de joie ! Je vais bien même à 90 ans. Vous savez sans doute qu’on n’est jamais seul avec toutes les intelligences célestes qui nous entourent !

J’aimerais beaucoup aller vous rencontrer dans les assemblées, mais maintenant je reste à la maison et la lecture me tient bonne compagnie.

Une pensée pour Sylvère Marcoux, article paru dans le dernier Réflectivité, qui fut surpris de ne pas faire une grosse colère alors qu’il s’était fait voler son coffre d’outils. Il est un homme heureux maintenant. Une anecdote semblable m’est également arrivée. C’est vrai qu’on est surpris de cette nouvelle manière de réagir. Je lui souhaite beaucoup « d’outils ».

Aussi, j’aimerais qu’on développe sur l’Être Suprême soit dans le Journal ou le Réflectivité.

Une question pour vous: ancré dans la Lumière et la Vie; utopie ou éternité?

Congrès international 2015 de l’Association Urantia

Line St-Pierre
Comité des communications

Alors que nous sommes en plein dans la structure et l’organisation du congrès international qui se fera du 30 juillet au 2 août à l’Université Bishops de Lennoxville, nous sollicitons votre collaboration et votre bienveillance.

Depuis maintenant 2013, une poignée de bénévoles avec les membres du conseil de l’AUQ travaillent de façon rigoureuse à développer un thème avec des plénières et des ateliers pertinents et significatifs aux enseigne-ments que nous lisons et étudions dans Le Livre d’Urantia. « PROGRESSER DE L’HUMAIN AU DIVIN »

Comment s’outiller et sensibiliser notre famille, nos proches, nos collègues et ceux que nous côtoyons régulièrement à vivre ces valeurs dès le bas âge ? Le thème choisi a justement été conçu dans cette perspective.

Comment aider les organisateurs ? En vous inscrivant dès aujourd’hui au congrès soit par le formulaire que vous avez reçu en janvier ou sur le site internet ci-joint : https://www.regonline.ca/builder/site/Default.aspx?Event ID=1645565, en facilitant un atelier lors du congrès, en offrant un don à l’AUQ pour aider un lecteur d’Afrique ou d’Amérique du Sud à participer à la rencontre ou, en vous offrant comme hôte au service d’hospitalité.

Le programme sera envoyé à toutes les personnes désirant voir le choix d’ateliers à développer en m’écrivant à : line.stpierre@gmail.com.

Les opportunités de servir lors de cet évènement sont nombreuses, vous n’avez qu’à choisir!

Aimer c’est servir

Comment les médians ont préparé la venue du Livre d’Urantia

Gilles Brien Laval

Emanuel Swedenborg. Voilà un homme de science Suédois de l’époque de Newton, inventeur prolifique et précurseur de grandes découvertes en minéralogie, anatomie et psychologie, qui abandonne à 56 ans ses travaux dans le but de faire découvrir aux hommes une « spiritualité rationnelle » basée sur des visions qu’il dit avoir avec de l’au-delà. Swedenborg prétend avoir reçu une mission divine et affirme avoir discuté avec des anges et des esprits, rien de moins. Il relate ses visions avec une bonne foi qu’on ne peut contester dans un journal écrit pour son usage personnel, un document qui couvre une période de plus de 15 ans. En 1743, dans une lettre à son ami le Dr Hartley, Swedenborg écrit : « J’ai été appelé à une fonction sacrée par le Seigneur lui-même, qui s’est manifesté en personne devant moi, son serviteur. Alors il m’a ouvert la vue pour que je voie dans le monde spirituel. Il m’a accordé de parler avec les esprits et les anges… ».

En se penchant sur les dizaines de livres que Swedenborg a écrits par la suite, on ne peut qu’être frappé par les similitudes entre les descriptions de certaines de ses « visions » et les révélations du Livre d’Urantia, particulièrement en ce qui concerne la vie morontielle. Bien entendu, il y a des discordances et rien ne prouve que Swedenborg ait été contacté par des médians. Mais pour les lecteurs du LU mis en appétit par les révélations sur le monde des maisons et la vie sur Jérusem, les révélations de Swedenborg fournissent des informations détaillées et renversantes.

Le but poursuivi par Swedenborg dans les domaines de l’anatomie et de la physiologie avant sa conversion spirituelle tardive était la recherche de l’âme. Il avait la confiance d’atteindre ce but avec la permission divine. Swedenborg était un homme de raison qui avait toujours été attiré par le mystère de la création, la nature de Dieu, les fonctions de l’âme, ses liens avec le corps. L’âme lui apparaissait comme le chef-d’œuvre du créateur ; il croyait qu’une étude plus complète du mécanisme du corps lui donnerait une connaissance plus exacte de l’âme et que cette connaissance lui ferait voir Dieu de plus près.

Le premier ouvrage que Swedenborg tira de ses visions a été écrit en latin et porte un titre à coucher dehors : « Les Arcanes célestes, contenus dans l’Écriture Sainte ou la Parole du Seigneur, dévoilés dans une explication de la Genèse et de l’Exode, auxquels est jointe une relation des choses mer- veilleuses vues dans le monde des esprits et dans le ciel des anges. » Ce livre se compose de huit volumes publiés à Londres de 1749 à 1756, mais sans nom d’auteur, d’éditeur ni de ville.

La nature du Ciel, sa division, la description du soleil, du Ciel, la nature de sa chaleur et de sa lumière sont les premiers sujets traités par Swedenborg. Ce sont aussi les premiers sujets qui piquent la curiosité des lecteurs du LU qui ont étudié le fascicule 46 sur le Siège du système local. Swedenborg ex- pose que le monde spirituel et le monde matériel sont semblables, sauf que les choses qui composent le monde spirituel sont composées de substances et de formes spirituelles. En ce qui concerne l’espace, et c’est probablement là l’une des affirmations les plus intéressantes de Swedenborg, les habi- tants du monde spirituel sont rapprochés ou éloignés les uns des autres selon que leur état intérieur est semblable ou dissemblable. Ainsi, l’idée terrestre de l’espace est remplacée dans l’autre vie par celle de l’état des af- fections et des pensées du cœur.

Dans ses nombreux livres sur les révélations qu’il dit avoir eu, Swedenborg décrit les changements d’état des anges, leurs habitations et leurs vête-ments, leurs gouvernements, leurs emplois, leurs discours, leur sagesse, leur innocence et la relation qui unit le ciel à la race humaine. En parlant des êtres spirituels de l’autre monde, Swedenborg nous apprend qu’ils ont tous été hommes sur une autre terre de l’univers, puis soumis à une période de formation dans laquelle ils ont pu librement ouvrir leur cœur à l’influen-ce céleste et se préparer pour une existence supérieure et indéfiniment pro- gressive. Swedenborg traite même des enfants dans le Ciel et de leur quotidien, ce qui ne manque pas de soulever l’intérêt des lecteurs du LU qui connaissent l’existence de la nursery probatoire.

Dans son livre « Du jugement dernier et de la destruction de Babylone : «pour montrer que tout ce qui a été prédit dans l’Apocalypse est aujourd’hui accompli», Swedenborg suscite l’étonnement chez les lecteurs du LU en affirmant que le jugement dernier a eu lieu en 1757. Cet événement ne devait pas se passer, selon lui, dans le monde que nous habitons. Il s’agissait d’une grande transformation opérée dans le monde spirituel uniquement. Cette transformation aurait été un jugement porté sur les habitants mau- vais du monde des esprits. Swedenborg aurait-il été informé de la fin d’une dispensation qui aurait pris place en 1757 ?

Une anecdote à la fin de sa vie tend à démontrer que Swedenborg n’avait rien inventé et qu’il était sain d’esprit quand il disait voir l’autre monde et leurs habitants. Sa fin approchant, ses amis lui proposèrent de recevoir un prêtre. Ce dernier l’adjura de se rétracter, si, en les publiant, il avait été animé par cupidité ou par seul désir de se faire un nom. Swedenborg se redressa dans son lit en plaçant sur sa poitrine la main qui lui restait de libre, l’autre étant paralysée, et dit : « Aussi vrai que vous me voyez, dit-il, tout ce que j’ai écrit est vrai. J’aurais pu en dire davantage, si j’en avais eu la permission. » Il mourut le 29 mars 1772, à l’âge de 81 ans.

Les écrits de Swedenborg qui m’ont le plus stupéfié et convaincu concer-nent ses rencontres avec les survivants récemment décédés et leurs réactions à leur arrivée dans l’autre monde. La première réaction guettant le commun des mortels qui arrive sur le monde des maisons semble être une réaction d’étonnement que la vie se poursuive après la mort. Swedenborg fait souvent mention de ces observations. Dans les Arcanes cé- lestes, il écrit : « Je me retrouvai dans le même monde des esprits où l’on demandait encore, à des êtres nouvellement délivrés des misères humaines, ce qui les étonnait le plus dans ce nouveau séjour. C’est, répondirent- ils, de ne pas y rencontrer de repos éternel, qu’on nous y souhaite : c’est d’y retrouver encore de nouvelles études à faire, de nouvelles connaissances à acquérir, de nouveaux devoirs à remplir, afin de retrouver la même néces-sitée de travailler à son bonheur. »

Swedenborg n’a pas convaincu tout le monde et a passé pour un illuminé aux yeux de beaucoup de ses contemporains. Il n’a jamais essayé d’établir un culte séparé pour cette nouvelle Église qu’il annonçait, même si une doctrine a été érigée en église officielle 100 ans après sa mort. De nos jours, ces Églises comptent environ 5 000 adhérents enregistrés surtout en Angleterre et 6 000 aux États-Unis.

Bill Sadler, le fils du Docteur Sadler, était persuadé qu’Abraham Lincoln était membre du corps de réserve de la destinée, un club sélect de mortels recrutés pour jouer un rôle effacé mais vital à la bonne marche du plan divin sur la planète : (http://www.urantia.org/bill-sadler- talks/comments-destiny-reservists).

Pour ma part, je parierais ma chemise qu’Emmanuel Swedenborg faisait partie de ce réputé groupe de mortels anonymes. À l’époque de la produc-tion du LU, ce groupe comptait dans ses rangs plus de 962 réservistes.

LA LUMIÈRE

Pierre Sauvageau

St-Alexis-des-Monts

À la limite, ce n’est pas seulement ce qu’on l’on comprend de ce qu’on lit qui importe, mais la chaîne de pensées que provoque cette lecture.

Exemple, on retrouve dans les Évangiles traditionnels le passage suivant : « Et vous, dit-il, qui dites-vous que je suis ? Simon Pierre répondit : tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus reprenant la parole lui dit: tu es heureux, Simon, fils de Jonas car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les Cieux. » (Matthieu 16: 15, 16, 17). Bien que comprenant la portée de ce passage, cela me conduit à une autre pensée : bien que le Père ait déposé la vérité dans la conscience de Pierre, comment se fait-il que lui, Pierre, l’ait reconnue et acceptée? Sans doute que par ses propres déductions Pierre en était arrivé à reconnaître que Jésus était le Christ, le Messie annoncé par les prophètes, et que le Père est venu confirmer la pensée de l’apôtre. Par analogie et à un autre niveau, je connais bien des gens à qui le L.U. est présenté et qui ont tôt fait d’aller chercher les apparentes erreurs ou des idées qui leur font discréditer le Livre : ils s’empêtrent dans la problématique des 46 ou 48 chromosomes, ils relèvent l’eugénisme inhérent au livre lorsque celui-ci parle de l’élimination des lignées dégénérées, s’empresse de souligner l’aspect raciste « les hommes noirs en furent les plus retardataires » (Fasc.64:6.25; p.725:6), et pour un évangéliste fervent, le fait que le L.U enlève au Christ le statut de la Troisième personne de la Trinité pour le rétrograder à n’être que le 611,121 Michaël. Alors la question se pose : pourquoi moi, comme d’autres, réussissons-nous à expliquer ses apparentes erreurs et sont d’avantage touché par la magnificence de l’ensemble de l’œuvre du L.U?

Prenons un autre exemple de la chaîne de pensées que suscitent certains passages. On lit dans les Évangiles : « La lumière brille dans les ténèbres, mais les ténèbres ne la voient pas ». J’oserai ajouter à l’Écriture :

cependant la lumière éclaire les ténèbres. La lumière du L.U éclaire bien des aspects : après avoir été ébloui par la description des lieux célestes tel que décrit dans les chapitres portant sur le monde des maisons, après avoir été rehaussé par les enseignements du Christ inhérent à la quatrième partie du L.U., après avoir été éclairé sur différents aspects notamment à propos de la réincarnation : L’idée de réincarnation était un « reliquat des enseignements d’Adam » (Fasc. 86:4.6; p.953:5) sur l’attribution successive de nouveaux corps morontiels sur les mondes des maisons. Il arriva aussi que la lumière du L.U. dévoilât un aspect du réel social qui m’entoure. La bonne conduite « statique et la moralité traditionnelle ne dé- passent l’animalité que de très peu. » (Fasc. 12:5.7; p.135:9). Oui cette petite morale qui tapisse le quotidien de ceux qui m’entourent n’est guère plus qu’une animalité. Me voir ainsi entouré d’animaux m’a troublé au plus haut point. Et mes rationalisations, mes appels à la charité chrétienne n’ont pas suffi à m’enlever ce que la lumière du L.U. venait de dévoiler. Suite à l’éblouissement de la lumière, une de ces conséquences, c’est qu’elle rend aussi aveugle. Il me fallait donc éviter l’écueil que les concepts du L.U. deviennent comme un filet sur des vides que peuvent provoquer l’angoisse et les contradictions, non plus qu’ils deviennent un livre de réponses toutes faites. Heureusement d’autres passages, comme des perles de sagesse, re- haussent mon existence comme celui-ci : « Ce qui assure la survie n’est pas tellement ce que la pensée comprend, mais plutôt ce qu’elle cherche à comprendre. Ce n’est pas tellement ce à quoi le mental ressemble, mais ce à quoi le mental s’efforce de res- sembler, qui constitue son identification à l’esprit. » (Fasc. 111:1.5; p.1216:6). Ainsi d’un passage à l’autre se tissent une acuité qui me fait devenir à la fois un humain plus accompli et un fils de Dieu plus éclairé et plus lucide.