Mot de la présidente…

Line St-Pierre
president@urantiaqc.org

L’énoncé de la mission du Livre d’Urantia par les révélateurs nous informe ainsi,

« Dans notre effort pour étendre la conscience cosmique et rehausser la perception spirituelle » et ils ajoutent « il est extrêmement difficile de présenter des concepts élargis et une vérité́ avancée alors que nous sommes limités par l’emploi d’un langage restreint du royaume. » Fasc. 0:0.2 (p.1.2) Tout un mandat qu’ils ont à relever pour nous humbles humains afin d’en saisir la profondeur, car tous les jours nous sommes interpellés par toutes sortes d’impulsions humaines qui font appel à nos sens bien qu’heureusement pouvant être remplacée par un idéal de vie avec l’aide de la partie divine qui habite chaque être humain sur cette planète.

Le Livre d’Urantia est une révélation pour toutes les religions, un rehaussement de vérités pour chaque individu, pour une réalisation de vie de bien-être et de significations à un but suprême.

Certains mécanismes doivent se mettre en place pour faciliter cette philosophie que nous nous efforçons de vivre. Pour moi j’ai trouvé des moyens assurés qui contribuent à la croissance spirituelle ; mon implication dans des habitudes religieuses de façon régulière, la participation à un groupe d’étude hebdomadaire depuis près de vingt ans, en est un autre qui stimule mon mental en y ajoutant des facteurs nouveaux de pensée inexplorés auparavant. De cette façon avec tous les partages du groupe, de nouvelles lumières surgissent et que je peux appliquer et transmettre dans le service aux autres de manière concrète.

Participer à des cours offerts par la Fondation Urantia en est un autre, car quoi de mieux que de s’inspirer les uns les autres en apportant une dimension variée selon les différents niveaux de connaissance, de compréhension et d’évolution spirituelle que nous avons acquises, car comme dit le proverbe africain : “Si tu veux aller vite marche seul, si tu veux aller loin marchons ensemble”.

C’est ainsi qu’en janvier un nouveau défi s’est présenté à moi et j’ai accepté l’invitation qui me fut proposée en m’inscrivant à un cours en ligne sur « La philosophie de Rodan ». Quel beau sujet à étudier! Dix hommes et trois femmes, via le site de l’école internet de la Fondation, provenant de divers continents répondent et partagent sur une méthode très bien présentée, dans ce cas-ci par deux facilitateurs, avec des questions telles que :

Comment arriver à transformer les grandes stimulations humaines en idéaux à découvrir et à accomplir ? À quels problèmes la société humaine est confrontée et chacun de nous qui y vivons ? Quelles sont selon vous les solutions sages dictées par une philosophie éclairée par la révélation, par la vérité révélée ? Quelle est la meilleure des méthodes pour résoudre les problèmes selon le philosophe Rodan ? Qu’est-ce que les préjugés créent dans notre vie ? Comment arrive-t-on à s’en libérer ?

L’invitation à réfléchir et à répondre aux questions que nous lance les facilitateurs, demande de s’arrêter, de méditer et d’écouter à l’intérieur de nous ce que l’étincelle de l’Ajusteur de Pensée veut nous faire percevoir et qui peut-être contribuer à l’augmentation d’un participant ou plus dans le groupe. Il serait certainement plus profitable d’avoir un apport de pensée féminine plus grand, car notre vision diffère de celles des hommes et ils ont tout autant besoin de notre association que nous avons besoin de la leur pour mieux se comprendre et pour progresser.

Cette plateforme m’apporte de nouveaux outils et ce que j’en retire est d’une profondeur étonnante pour m’aider à mieux aimer la fraternité et mieux la servir.

« Discernez clairement la vérité́ ; vivez avec intrépidité́ la vie de droiture ; c’est ainsi que vous serez mes apôtres et les ambassadeurs de mon Père. Vous avez entendu dire que, si l’aveugle conduit l’aveugle, ils tomberont tous deux dans la fosse. Si vous voulez guider d’autres hommes vers le royaume, il faut vous-mêmes marcher dans la claire lumière de la vérité́ vivante. » Fasc. 140:3.18 (p.1571.5)

Notre quête…

[La vie n’est pas toujours un fleuve tranquille. C’est en écoutant « La Moldau » de Smetana que j’ai eu l’idée d’illustrer ce thème en poésie.]

Le courant de la vie nous entraînait
Bien loin de ces questions que jeunes on se posait.
Tous les soucis du monde nous accaparaient,
Et au milieu des flots nous retenaient,
Bien loin de ce rivage qu’à peine on percevait,
Et protéger l’image qu’aux autres qu’on projetait.

La course du grand fleuve nous déportait
En aval dans le golfe où tout ralentissait.
Nous pûmes à la nage rejoindre le rivage,
Où un grand feu de joie nous réchauffait ;
Réfléchir au moyen de prendre

Pour poursuivre la quête abandonnée,
                               la quête délaissée,
                                       mise de côté.

La vie nous assista en nous mettant
En nous mettant en contact avec le Livre d’Urantia.
Une première lecture nous confirma
Que nous avions trouvé là,
Les réponses au sens de la vie :
D’où venons-nous? Qui sommes-nous? Où allons-nous?
Reconnaissance et renaissance,
Alléluia et Eureka (j’ai trouvé !!!)

Jean-Claude Lafrenière
Saint-André-Avellin

Le pouvoir transformateur de l’Ajusteur…

Khatabe Ndiaye
Sénégal

Comment pouvons-nous en arriver à transformer les grandes stimulations humaines en idéaux à découvrir et à accomplir ? Comment y arrivez-vous dans votre vie ?

L’être humain a des limites naturelles qui embrassent le domaine matériel avec ses valeurs propres. Il peut arriver que nous arrivions à percevoir des valeurs plus élevées, un idéal de service des hommes. Cela représente à tous les coups une percée de Dieu dans notre mental et notre personnalité, même si nous n’en avons pas conscience. Les hommes vivent surtout au niveau de l’intellect pourvoyeur d’idées et de concepts. 

Tout idéal vient de Dieu et a un pouvoir transformateur sur la personnalité humaine. C’est ainsi que la sensibilité aux influences divines (qui sont nombreuses et variées) développe en nous (même si nous nous estimons laïque) un comportement moral très élevé. C’est Dieu qui est le véritable transformateur de notre vie banale en une vie idéaliste. Si tous les Ajusteurs étaient retirés du mental des hommes, le monde retournerait lentement aux âges antérieurs, nous dit le Livre d’Urantia.

Comment l’Ajusteur de Pensée arrive à transformer (en réalité, fair évoluer) nos valeurs humaines de base en idéaux, je l’ignore, mais par rapport à ma propre expérience, je me rends compte qu’il faut de ma part un minimum de sensibilité et d’attrait aux choses divines, ce qui développe en moi des objectifs, des buts et des mobiles suprêmes. Je reconnais cependant que les vérités de la présente révélation d’Urantia ajoutées à beaucoup de facteurs spirituels dont notamment l’Esprit de Vérité concourent à nous rapprocher Dieu, mais à condition qu’IL nous intéresse.

J’aime Dieu, je luis fais confiance sans réserve et, connaissant la haute destinée qu’Il me réserve, je Le prie tous les jours de m’aider à grandir moralement et spirituellement, d’avoir une plus grande sagesse expérientielle pour aimer et servir les hommes. Le reste : la croissance des idéaux, de la Vérité et de la sagesse en moi, c’est l’Ajusteur et l’Esprit de Vérité qui s’en chargent.

Chronique du Taxibarman

Louis Prud’homme
Laval

Je poursuis ma réflexion : comment parler des enseignements du Livre sans le nommer, comment partager mon amour de Dieu sans tomber dans les clichés ?

Selon les « modernes », Dieu n’existe pas, tout simplement parce qu’il n’y a pas de preuves scientifiques de sa présence. C’est comme un procès criminel ou l’accusé ne bénéficierait pas de la « présomption d’existence »!

Suite au décès du grand scientifique Stephen Hawking, nous avons eu droit à un florilège d’éloges amplement mérités et d’explications sur ses théories. J’ai eu l’occasion de discuter de la chose avec un client alors qu’on était coincé dans la circulation. On n’est pas censé parler de religion ou de politique avec nos clients, mais puisque mon client a abordé le sujet je me suis cru autorisé à donner mon avis.

En gros, pour répondre à la grande question : qu’est-ce qui a provoqué le bing bang ? Hawking propose l’intervention d’une « singularité » capable d’expulser hors du néant l’énergie nécessaire à la création physique de l’univers. C’est cette même « singularité » qui est à l’œuvre pour expliquer l’existence des trous noirs.

La « singularité » serait donc le détonateur du Big Bang : la concentration extrême d’une énergie indéfinissable à l’origine du monde physique ET aussi l’« aspirateur » de cette même énergie, à l’œuvre par le biais des trous noirs, autour d’une étoile s’effondrant sur elle-même. Peut-être pour récupérer tout ce que la « singularité » peut recycler. « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. »

De l’aveu même de la plupart des scientifiques, personne ne sait trop ce que peut bien être cette fameuse « singularité ».

Donc, en gros, la « singularité », ça expulse d’un côté, ça aspire de l’autre. Ça commence à ressembler à une pompe, non ? Une pompe comme un cœur ? Le cœur de l’univers serait donc cette fameuse « singularité » ?

Mais quelle énergie pourrait animer quelque chose d’antérieur au Big Bang ? D’antérieur à l’énergie même. Nous ne connaissons qu’une autre forme d’énergie qui n’est pas matérielle et mesurable, mais plus fine encore que les quantas : la pensée.

Ah! Mais la pensée vient des hommes! Et si la pensée était présente à la fondation de l’univers ? Avant la matière. Comment le prouver ? Il existe un appareil capable de mesurer l’activité neuronale : https://m.theepochtimes.com/uplift/a-new-theory-of-consciousness-the-mind-exists-as-a-field-connected-to-the-brain_2325840.html .

Grâce aux observations faites avec cette machine, des chercheurs ont pu déterminer que le ventre, le cœur et le cerveau participent conjointement à l’activité cérébrale. On a même observé de l’activité neuronale à l’extérieur de la boîte crânienne. Pas seulement de l’activité provenant du corps émetteur, mais aussi des traces d’ondes en provenance de l’extérieur, interagissant avec le sujet.

Un genre de champ d’activité neuronale entourerait notre tête. La « dureté du mental » peut-être!

Cette machine enregistre sinon les pensées du moins les marqueurs d’une activité cérébrale. Je me demande donc si une machine de ce genre pourrait enregistrer s’il y a de l’activité neuronale à l’intérieur d’un trou noir.

Si on pouvait capter la présence d’activité neuronale au cœur d’un trou noir, on pourrait peut-être en déduire que c’est une caractéristique de la « singularité aspiratrice ». On pourrait alors supposer que la « singularité émettrice » bénéficierait aussi de cette caractéristique.

Donc une activité neuronale, cérébrale, antérieure au Big Bang.

Peut-être pas un signe d’intelligence indiscutable, mais à tout le moins l’indice d’un champ mental duquel pourrait être issue la chaleur initiale qui créa l’univers. C’est peut-être de la science-fiction, mais la science-fiction d’hier est souvent devenue la réalité d’aujourd’hui.

On commence tout de même à s’approcher d’une idée de ce que pourrait être la source centre première de la conscience. Ce serait basé sur la science et non sur les fables millénaires des différents dogmes archaïques des grandes institutions religieuses.

Hawking n’a pas démontré que Dieu n’existe pas. Il a démontré que les conceptions de Dieu prônées par les différentes églises ne tenaient pas la route face aux preuves scientifiques.

Bref, le point où je veux en venir est le suivant : il est faux de prétendre que la science a prouvé que Dieu n’existe pas. La science dit qu’il n’y a pas de preuve scientifique de l’existence de Dieu telle que définie par les trois grandes religions monothéistes. C’est tout, et ce n’est pas tout à fait pareil!

Il y a bien des choses qui existent sans preuve scientifique. On ne peut même pas faire la preuve scientifique de la gravité! On constate que ça marche, c’est tout.

Il n’y a pas non plus de preuve scientifique permettant de qualifier une œuvre d’art. La preuve scientifique d’un livre consiste à en définir les différents paramètres physiques : les dimensions, le poids, le nombre de pages, la qualité du papier, le type d’encre ou le caractère typographique utilisé pour l’édition, mais pas le caractère du texte. On ne peut pas prouver scientifiquement la valeur d’un récit. L’esprit ne se mesure pas scientifiquement. Pourtant il existe.

Il m’est déjà arrivé, à la brunante, qu’un lièvre surgisse devant ma voiture et passe littéralement entre les roues de mon auto. J’ai pu le constater en voyant dans mon rétroviseur le lièvre poursuivre sa route. Il n’y a évidemment aucune preuve scientifique à l’appui de mon histoire. Personne n’est obligé de la croire, mais moi, je n’y crois pas : je le sais!

Je n’ai pas besoin de preuve scientifique pour savoir que j’aime ma blonde et mon fils.

Tout ne s’explique pas par la preuve scientifique et même en science de plus en plus de chercheurs commencent à douter de l’inexistence d’une conscience à l’origine de l’univers.

C’est trop facile de dire qu’il n’y a rien. On a beau être contre les églises qui ont corrompu le message d’amour des prophètes à des fins politiques ou commerciales, ce n’est pas une raison pour ignorer toutes les preuves circonstancielles autour de cette question fondamentale : la vie a-t-elle un sens ?

L’hypothèse d’un « complot divin » à l’origine de l’univers ne doit pas être écartée du revers de la main!   ; o)