Tout nous est prêté

Sylvère Marcoux
Thetford-Mines

Je dispose de certains biens, mais je ne possède rien. Je ne possède rien et pourtant, j’accumule un trésor.

Lors d’une entrevue où je me présentais pour faire du bénévolat, on m’a demandé quelle était ma motivation. J’ai répondu que notre véritable richesse est ce que l’on donne.

On a beau dire ma femme (mon mari), mes enfants, ma maison, ma voiture, etc…

Même notre vie actuelle ne dure pas très longtemps. Elle nous est prêtée.

Les personnes qui nous entourent nous sont prêtées. C’est un dépôt sacré. (Parabole des talents, des mines? Il est important d’en prendre soin et de les rendre dans un meilleur état que celui où elles sont entrées dans notre vie. C’est avec amour, un service joyeux, que nous pouvons faire ce travail.

Nous ne sommes pas toujours conscients de notre cheminement, de notre évolution. Je vais vous raconter ce qui m’est arrivé. Avec un compagnon, j’avais entrepris de rénover un sous-sol. Un bon matin, je me prépare à travailler. Il n’y a plus un seul outil dans le camion. J’ai d’abord pensé que j’avais pris le camion de quelqu’un d’autre.

C’était bien mon camion. Un voleur était passé par là.

Comment se fait-il que je n’étais pas en colère ?

Comment se fait-il que j’aie donné ces outils et que j’aie demandé à Dieu une bénédiction pour cette personne afin qu’il puisse gagner honorablement sa vie ?

Nous recevons parfois de ces merveilleux cadeaux inattendus qui nous donnent conscience que nous avons grandie. J’ai été surpris de mon attitude peu conventionnelle et je ne peux qu’avoir de la gratitude pour ce pas en avant.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE


AUQ

L’AUQ tiendra sa prochaine Assemblée générale annuelle dimanche le 15 février 2015 dès 10h  à l’Hôtel Le Dauphin 600 Boul. St-Joseph, Drummondville.

En tant que lecteurs du Livre d’Urantia, vous pouvez assister à cette rencontre et constater comment les membres du conseil d’administration travaillent à faire connaître la révélation au Québec. Un bilan des activités 2014 sera présenté ainsi que les projets et activités à venir.

Trajets à partir de Montréal :

  • Rejoindre autoroute 20 vers Québec.
  • Prendre la sortie 177 pour rejoindre le Boulevard Saint-Joseph direction Est.

Trajets à partir de Québec :

  • Du Pont Pierre-Laporte prendre l’autoroute 20 vers Montréal.
  • Prendre la sortie 177 pour rejoindre le Boulevard Saint-Joseph direction Est.

À l’ordre du jour

  1. Ouverture de l’assemblée par le président après la prise des présences et constat du quorum.
  2. Lecture et adoption de l’ordre du jour du 15 février 2015.
  3. Lecture et adoption du procès-verbal de l’assemblée du 2 février 2014.
  4. Lecture du bilan des activités pour l’année 2014.
  5. Rapport du bilan financier 2014 et prévisions budgétaires pour 2015.
  6. Élection d’un président d’élection et lecture de la procédure d’élection.
  7. Présentation et élections des candidats aux postes de Président(e) et  Trésorier.
  8. Liste des résolutions ratifiées pour 2014.
  9. Projets à venir pour l’Association.
  10. Levée de l’assemblée.

Après le lunch du midi, à 13h30 il y aura des partages.

Appel aux candidatures 
Secrétaire de l’AUQ

Cette année, lors de notre Assemblée générale annuelle qui se tiendra le
dimanche 15 février, 2015 à Hôtel Le Dauphin, 600, boulevard St-Joseph, Drummondville QC, il y aura élection pour les postes Président (e) et Trésorier (e).

Description des postes de président et trésorier.
(Tiré de nos statuts et règlements corporatifs)

Président : Le Président préside les réunions du Conseil de direction et les réunions générales annuelles de tous les membres de l’association, agit comme porte-parole de l’association et présente un rapport annuel écrit des activités de l’association à l’association locale ou nationale, ainsi qu’à la présidence du Comité de coordination.

Trésorier : Le Trésorier est responsable de la caisse et des comptes bancaires de l’association ; il recueille les cotisations et les contributions ; il est responsable des collecteurs de fonds.
***
Tout membre en règle désirant soumettre sa candidature peut le faire dès maintenant en communiquant son intention par la poste à l’adresse suivante : Association Urantia du Québec,
A/s du secrétaire,
C.P. 304, St-Jérôme, QC
J7Z 5T9

Ou par courrier électronique à : secretaire.auq@gmail.com.

BRUNCH DES FÊTES 2014

Gilles Brien
Laval

Ils étaient une trentaine de membres de groupes d’étude, de lecteurs, de conjoints de lecteurs et d’amis au dernier brunch annuel des Fêtes de l’Association Urantia du Québec, le 7 décembre dernier. Comme le Père Universel a sa demeure au Nord absolu et que tout le monde sait que le Père Noël réside au Pôle Nord, c’est au nord de la région de Montréal, au Best Western de St-Jérôme, que la célébration s’est tenue. C’était la 28e fois selon nos calculs que, de toutes les régions du Québec, des lecteurs accompagnés ou non de sympathisants Urantiens se donnent rendez-vous pour partager ensemble un repas et du bon temps.

Ces rencontres sont souvent l’occasion de retrouvailles pour certains qui se connaissent de longue date. Les témoignages et les échanges y sont toujours lumineux et remplissent le cœur des invités. Même si les lecteurs du « Livre d’Urantia » savent bien que Jésus n’est pas né en décembre, cela n’empêche pas le brunch annuel d’être encore plus populaire que la célébration de la fête de Jésus, organisée depuis des années par des fidèles lecteurs comme Pierre Routhier et d’autres.

Merci à Line St-Pierre, Gaétan Charland et tous ceux qui ont joyeusement participé à rendre cette activité une tradition depuis quelques années.

Merci à Guy Vachon et sa voix de velours, Gilles Brien, Robert Cadieux et Gilles Lapierre pour leur performance musicale.

Une question de foi

Marc Belleau
Lasalle

J’ai toujours trouvé difficile de donner une définition de la foi; pour moi, ce concept est assez abstrait. Qu’est-ce que la foi? Est-ce l’absence de doutes? Est-ce la certitude des choses divines? Définir la foi de cette façon ne me semble pas tout à fait adéquat. Selon le Livre d’Urantia elle est quelque chose de plus que la certitude du divin; elle est, en réalité, l’expérience de notre relation personnelle avec Dieu, une expérience si extraordinaire qu’elle nous transforme en profondeur.

Dans un premier temps, la 5e révélation définit la foi comme étant l’attitude confiante de la créature envers le parent divin. Jésus enseignait qu’il fallait recevoir le royaume de Dieu avec l’attitude naturellement confiante d’un enfant. Les adultes ont tendance à se méfier et entretenir toutes sortes de doutes. Il faut bien concéder qu’Il n’est pas facile d’être adulte et de conserver une foi aussi confiante que celle d’un enfant. Nous accumulons, au cours de notre vie, beaucoup d’expériences difficiles et parfois traumatisantes. Les adultes sont aussi plus conscients des injustices et de la souffrance vécue sur notre planète et cela peut devenir un obstacle pour la foi humaine. Un enfant élevé dans une ambiance saine n’a pas ces problèmes, car à l’instar de l’adulte, il n’a pas encore été éprouvé par la vie. Garder une attitude confiante dans le plan divin malgré les bouleversements qui surviennent au cours de notre existence terrestre est le combat le plus important que nous ayons à mener. « L’unique lutte de ceux qui entrent dans le royaume est de mener le bon combat de la foi. Le croyant n’a qu’une bataille à livrer, et c’est contre le doute — contre l’incrédulité. » (Fasc.159:3.8; p.1766:4) Jésus a su garder une foi robuste et exemplaire dans toutes les situations éprouvantes de sa vie, notamment lors de son jugement injuste et de sa mort tragique sur la croix. Alors que la vie lui portait ses coups les plus durs, il aurait pu abandonner le bon combat de la foi. L’épisode de Gethsémani est l’exemple inspirant d’une foi qui triomphe des expériences les plus récurrentes de l’existence; après cette heure de communion avec son Père céleste, Jésus était prêt à boire cette coupe amère, à affronter courageusement l’épisode le plus dramatique de sa vie incarnée. Ce triomphe ne consistait pas tant à accepter les souffrances et l’humiliation de la croix; les préoccupations du Maître allaient bien au-delà de la douleur qu’il s’apprêtait à endurer. Elles consistaient surtout à accepter de laisser derrière lui, après seulement quelques années de formation, ses apôtres à peine plus matures que des adolescents spirituels. Rappelons-nous qu’au dernier repas, la veille, ils se disputaient encore les places d’honneur; et que dire de la témérité de Pierre qui, en suivant Jésus jusque dans la cour du grand-prêtre Annas, s’est mis en danger alors qu’il avait été averti, par Jésus lui-même, de ne pas risquer sa vie inutilement (Voir le fasc.184:2.2; p.1980:3); l’histoire se terminera par une dure épreuve, le reniement de son Maître bien-aimé. Jésus savait aussi par quel genre d’expérience ses apôtres devraient passer lors de l’expansion future du royaume des cieux et que plusieurs d’entre eux devraient endurer beaucoup de souffrances pour l’établissement de la confraternité spirituelle et humaine. Imaginez quelques instants que vous deviez partir pour ne plus jamais revenir et laisser vos enfants à eux-mêmes alors que la vie leur réserve de dures épreuves. Jésus savait qu’il enverrait son esprit sur toute chair après son départ. Cependant, aurait-il voulu demeurer ici-bas un peu plus longtemps pour mieux préparer ses apôtres aux tribulations qui devaient nécessairement suivre sa mort et sa résurrection? Je le crois. De plus, après avoir inauguré le royaume des cieux sur terre, il devait remettre la suite de sa mission entre les mains de son Père Céleste, une mission à laquelle il avait consacré toute sa vie. Aurait-il voulu reporter sa mort afin de permettre au royaume de Dieu de s’enraciner plus profondément dans le cœur des hommes et des femmes de son temps? Personnellement, je le pense. C’était là le triomphe de la foi de Jésus à Gethsémani; durant cette heure de grande angoisse, il a réussi à réaffirmer sa confiance dans les plans de Dieu, il s’en était remis à la gouverne divine. Durant toute cette difficile expérience, il a su garder la confiance d’un enfant envers son Père céleste, mais sa foi n’était pas enfantine; elle était inspirante, mature, pleine de courage, robuste et virile. « Avant l’arrivée de Judas et des soldats, le Maître avait pleinement repris son équilibre habituel. L’esprit avait triomphé de la chair; la foi s’était affirmée supérieure à toutes les tendances humaines à craindre ou à entretenir des doutes. » (Fasc.182:3.11; p.1970:1).

Dans un second temps, la foi est définie par les révélateurs comme étant une manière de vivre sa vie; la foi transforme toujours ses adeptes. Selon moi, c’est là son sens le plus large et le plus inclusif. Si la foi ne contribue pas à transformer les habitudes de vie, cela signifie qu’elle s’est abaissée à n’être qu’un concept intellectuel. Loin de moi l’idée de dire que les concepts n’ont pas leur place dans la croissance spirituelle. Je crois plutôt qu’ils ont une importance relative, ils ont une fonction différente de celle de la foi; ils nous permettent de comprendre la réalité et d’y réagir. Puisque nous sommes en croissance, nous devons être suffisamment flexibles afin d’adapter nos concepts à notre vision grandissante de la réalité. Dans le cas contraire, ces mêmes concepts nous emprisonneront et empêcheront la croissance de notre foi. En réalité, les concepts sont d’utiles échafaudages qui nous permettent d’évoluer d’un niveau de conscience à un autre. La foi et les concepts ont des fonctions différentes, mais très complémentaires. J’aimerais vous donner un exemple tiré de mon expérience personnelle. À l’époque où j’étais adepte de la religion catholique, je suis passé par une période de perplexité face à l’incohérence de certains concepts chrétiens. La doctrine du rachat, plus particulièrement, était une pierre d’achoppement pour moi. Comment Dieu pouvait-il exiger la mort de son fils comme paiement pour la rédemption de ses enfants égarés et être à la fois un dieu d’amour? Ces deux concepts me semblaient incompatibles. L’idée qu’il se plaise à voir souffrir ses enfants fautifs dans les tourments d’un supposé purgatoire sans mentionner l’enfer — la damnation éternelle — était tout aussi incohérente avec le magnifique concept émergent d’un Dieu aimant sa création, d’un Père céleste désirant être en relation avec chacune de ses créatures. Cela me troublait au point d’éroder ma foi, allant même jusqu’à douter de l’existence de Dieu. La cinquième révélation, en présentant une vision claire de l’affection divine, à travers la vie et les enseignements de Jésus sur terre, a corrigé ces erreurs et apporté de la cohérence dans mes concepts religieux. Cela m’a permis de poursuivre ma croissance spirituelle avec une foi renouvelée et plus forte en mon créateur. Bien que la foi soit le moteur de la spiritualité, la cohérence des concepts est essentielle à la croissance de cette même foi. Puisque la foi transforme la manière de vivre sa vie, il faut comprendre que cette transformation ne peut se faire qu’en fonction des concepts élaborés par notre pensée. « Les croyances atteignent le niveau de la foi quand elle motive la vie et façonne la manière de vivre. » (Fasc.101:8.1; p.1114:5).

La foi joue plusieurs rôles dans notre croissance :

La foi jette un pont sur l’abîme qui existe entre l’idée de la cause première, celle qui est à l’origine de tout ce qui a été, est et sera créé, d’une part et le Père céleste que dépeint la révélation, d’autre part. Les faits nous obligent à reconnaître que quelque chose est obligatoirement à l’origine de toute cette vaste création.  Nous pouvons aussi supposer que, logiquement, pour créer un univers aussi complexe cette chose doit posséder une intelligence supérieure, une pensée créatrice incroyablement puissante. Mais pour transformer cette cause première en un Dieu personnel approchable par toutes les créatures d’un vaste univers, la seule voie que nous puissions emprunter, c’est la foi en la révélation. C’est par elle que nous pouvons croire en un Dieu personnel qui aime sa création et assure la survie de toute créature ayant pris la suprême décision de répondre à l’invitation de devenir parfait comme le Père céleste est parfait. Cette perfection consiste à croître sur tous les plans de la réalité. En effet, la Raison, la Sagesse et la Foi constituent les plus hauts accomplissements humains. Le développement équilibré de ces trois niveaux de conscience devrait occuper le centre de notre attention. Dans le livre d’Urantia, ce trio est nommé de différentes façons : choses, relations, valeurs — science, philosophie et religion — savants, philosophes et prophètes. Dans la philosophie supérieure de l’univers, la sagesse comme la raison s’allient à la foi. « La raison fait pénétrer l’homme dans le monde des faits, des choses; la sagesse le fait pénétrer dans un monde de vérité, de relations; la foi l’initie à un monde de divinité, d’expérience spirituelle. » (Fasc.103:9.6; p.1141:4). « Le résumé complet de la vie humaine consiste à savoir que l’homme est éduqué par le fait, ennobli par la sagesse et sauvé — justifié — par la foi religieuse. » (Fasc.196:3.4; p.2094:3). Voilà comment ces trois approches de la réalité interagissent pour nous donner une vision plus large de Dieu.

La foi nous permet d’entrer dans le royaume de Dieu. Et ce royaume consiste en l’expérience de vivre une relation privilégiée avec le Père céleste. Cette relation signifie passion, engagement, effort constant, croissance, dépassement de soi. Je ne crois pas que la foi soit une confiance béate et passive en la certitude de l’existence de Dieu. Je suis convaincu que sur une planète normale, la question de l’existence de Dieu ne se pose pas. Si l’évolution sur Urantia avait suivi son cours normal, nous n’aurions pas tous ces débats acrimonieux sur la possible existence de Dieu. Le gouvernement du Prince planétaire et le centre culturel mondial du couple adamique, s’ils n’avaient pas échoué, auraient éduqué l’humanité dans l’idée toute simple et naturelle d’un créateur qui entretient la vie et aime sa création.

« La foi [est énergie; elle] est à la religion, ce que les voiles sont aux bateaux, elle est un supplément de puissance » (Fasc.159:3.8; p.1766:4). La foi, lorsqu’elle est bien canalisée, utilisée avec intelligence, nous permet d’accomplir des choses extraordinaires, de déplacer les montagnes. Elle incite la personnalité à garder son équilibre dans les situations éprouvantes, elle engendre une confiance sublime en Dieu en face de déceptions amères et de défaites écrasantes — « Elle fait preuve d’une stabilité inexplicable et d’une tranquillité fortifiante, en dépit de maladies déconcertantes et même de souffrances physiques aiguës »« Elle continue imperturbablement à adorer Dieu en dépit de tout, et quoi qu’il arrive. Elle ose déclarer : Même s’il m’immole, je le servirai. » (Fasc.101:3.8 et 16; p.1108:7 et 15). Dans le cas contraire, lorsque la foi est mal dirigée, nous savons ce qui arrive; nous n’avons qu’à regarder le téléjournal du soir pour voir s’entretuer, au nom de leur vision de Dieu, des factions extrémistes religieuses opposées. La foi peut causer de grands malheurs et de la souffrance, elle peut être traitresse lorsqu’elle n’est pas dirigée par l’Esprit de Sagesse.

La foi est un outil que nous utilisons constamment dans notre quotidien. Elle est essentielle dans beaucoup de domaines de notre vie; elle permet la croissance et le développement, elle est synonyme de passion et d’engagement. Lorsque nous élaborons des projets comportant un certain degré de risque, c’est la foi qui nous permet de persévérer malgré les embuches qui surviendront nécessairement. Celui qui entreprend une carrière dans un milieu contingenté doit avoir foi en ses capacités. Vivre en couple demande plus que de la simple confiance en l’autre; il faut parfois faire acte de foi dans notre partenaire. Des investisseurs qui s’associent dans la création d’une entreprise doivent avoir une très grande confiance les uns envers les autres et dans le projet qu’ils soutiennent autrement ce sera la paralysie causée par la peur d’être trompé, par la peur d’investir quantité de temps, d’argent et d’énergie dans un projet qui pourrait ne pas fonctionner. En réalité, la foi est présente dans toutes les grandes réalisations de notre vie et nous utilisons ce mécanisme naturellement sans en avoir une grande conscience. La foi est essentielle dans notre vie quotidienne, car elle nous permet de dépasser les peurs débilitantes qui nous paralysent pour oser s’aventurer sur les mers inconnues de l’expérience. « Tout ceci doit être conforme au plan du Père, qui a basé le progrès fini sur l’effort, l’accomplissement de la créature sur la persévérance, et le développement de la personnalité sur la foi. » (Fasc.115:7.2; p.1266:3).

La foi n’est que le premier d’une série de mécanismes permettant à notre personnalité de se développer. « Pendant toute la progression morontielle, l’assurance de la vérité remplace de plus en plus l’assurance de la foi. Quand vous serez finalement enrôlés dans le monde spirituel réel, les assurances de la pure clairvoyance spirituelle opéreront alors à la place de la foi et de la vérité, ou plutôt en conjonction avec elles et en se surimposant sur ces anciennes techniques d’assurance de la personnalité. » (Fasc.101:5.14; p.1111:4). L’idée d’utiliser l’ensemble de ces techniques me semble juste; elle est plus intégratrice de la réalité à laquelle nous serons confrontés. Nous utiliserons tous ces mécanismes pour faire face aux défis qui nous seront proposés au cours de notre ascension, et même durant le reste de l’éternité. Je pense que nous aurons toujours besoin de la foi, même lorsque nous serons devenus des finalitaires accomplis. J’essaie d’imaginer le jour lointain ou le second âge de l’univers, celui dans lequel nous vivons présentement, sera consommé. Dieu annoncera le début du 3e âge, une épopée d’aventures truffées de nouveaux défis. Nous devrons apprendre à résoudre des problèmes auxquels nous n’aurons jamais été confrontés auparavant et devant l’inconnu, la foi dans le plan divin sera encore et toujours notre planche de salut. L’idée d’avoir recours à la foi lorsque nous serons devenus des êtres spirituels accomplis peut sembler étrange, mais il faut se rappeler que les êtres humains ne sont pas les seules créatures ayant recours à la foi. À des degrés différents, la majorité des personnalités spirituelles qui peuplent le grand univers et les citoyens du Paradis doivent aussi faire cet exercice. « Il est donc probable que seuls le Fils Éternel et l’Esprit Infini connaissent véritablement le Père en tant qu’infinité; pour toutes les autres personnalités, un tel concept représente l’exercice de la foi. » (Fasc.Intro:III.25; p.6:5).

Les Agondontaires : une foi exemplaire

Parlons de ces créatures qui proviennent de sphères isolées et qui ont résisté aux sophismes de la rébellion. Elles sont appelées Agondontaire, ce qui signifie : « créatures volitives évolutionnaires pouvant croire sans voir, persévérer dans l’isolement et triompher de difficultés quasi insurmontables, même lorsqu’elles sont seules » (Fasc.50:7.2; p.579:1). On nous dit que ces êtres sont rassemblés très tôt en groupes spéciaux pour une éducation et un service adaptés aux capacités qu’ils ont développées durant leur expérience sur les sphères enténébrées. Ils se voient offrir des missions que seules peuvent endosser les créatures dotées d’une foi à toute épreuve. On trouve peu de ces créatures dans le grand univers et chose certaine, ils se distinguent des êtres ayant leur origine sur des sphères normales. Mais quelles sont les conditions de vie qui ont amené ces créatures à développer une foi aussi sublime? C’est l’absence de la présence matérielle de Dieu incarne par le gouvernement du Prince planétaire et le centre culturel de l’Adam et de l’Ève. Ici-bas, sur Urantia, nous ne pouvons pas compter sur nos sens matériels pour connaitre Dieu comme on le fait sur une planète normale. Nous devons nous fier exclusivement aux influences invisibles pour croître; je parle ici de l’Ajusteur de pensée, l’Esprit de vérité, l’Esprit-Saint et toutes les autres influences spirituelles qui planent autour de nous. Cela nous oblige à développer une foi solide dans le plan divin. Adam et Ève, lorsqu’ils sont venus sur terre, ne pouvaient consulter aucun être céleste afin de partager leurs difficultés et demander conseil; ils étaient complètement seuls du fait qu’Urantia était coupé des circuits de communications de l’univers; ils n’avaient pas appris à persévérer dans la solitude comme nous-mêmes devons le faire ici-bas. Je crois fermement que s’ils avaient vécu l’expérience de l’isolement sur une autre planète ou dans un autre système, ils seraient encore des nôtres aujourd’hui. Persévérer dans la solitude est ce qui caractérise la foi d’un Agondontaire. Ces êtres démontrent à quel point la foi est une caractéristique primordiale et recherchée dans l’univers. Il me revient en tête une phrase que Nelson Mandela a prononcée dans un de ses discours; il disait que le courage n’est pas l’absence de la peur, mais plutôt la capacité de la dépasser. Il en va de même pour la foi; elle n’est pas l’absence de doutes, mais plutôt la capacité de les transcender. Sans la possibilité de douter, la foi ne peut exister. Rappelez-vous le passage du Livre d’Urantia sur les inévitabilités : « La foi — l’affirmation suprême de la pensée humaine — est-elle désirable? Alors il faut que le mental de l’homme se retrouve dans cette situation embarrassante où il en sait toujours moins que ce qu’il peut croire. » (Fasc.3:5.9; p.51:8). Dieu est infini, il n’a pas de limites, il y aura toujours une partie de sa personne qui nous sera inconnue et qui posera un défi à notre foi. La foi est le premier de plusieurs mécanismes nous permettant de vivre notre relation avec notre Père céleste. Elle est synonyme de responsabilité cosmique, d’engagement dans le plan divin. C’est une passion pour Dieu qui transforme l’individu en profondeur, le faisant passer de l’état animal à celui de Fils ascendant du Père aimant de toute la création. « La foi emmène bien volontiers la raison aussi loin que la raison peut aller; la foi continue ensuite son chemin avec la sagesse jusqu’à sa pleine limite philosophique; après cela, elle ose se lancer dans le voyage sans limites et sans fin de l’univers, en seule compagnie de la vérité » (Fasc.103:9.7; p.1141:5).

La spiritualité

Guy Viau
Gatineau

Je ne sais pas pour vous, mais il semble très difficile de parler de spiritualité avec les gens. J’ai un très bon cercle d’amis avec qui je m’entends très bien. On parle de toutes sortes de choses, mais si j’ai l’audace d’aborder le sujet de la spiritualité dans une conversation, j’ai droit à une réaction de malaise comme si je venais de révéler un honteux secret de famille.

Il semble qu’aujourd’hui il soit très difficile de trouver quelqu’un d’intéressé à parler de spiritualité ou de religion. Pourquoi?

Du temps de Jésus, cela semblait plus facile. Du moins, c’est l’impression que l’on obtient en lisant la vie de Jésus dans le Livre d’Urantia. Jésus semble toujours trouver des gens intéressés à l’entendre parler de religion et de spiritualité. Il ne semble éprouver aucune difficulté à aborder ces sujets avec de purs étrangers. Qu’en est-il au juste?

En fait, il y a probablement un ensemble de facteurs dont il faut tenir compte ici. Dans un premier temps, il faut sans doute comprendre que les auteurs de la quatrième partie du Livre ne relatent que les fois où Jésus a effectivement pu établir une conversation positive sur la religion ou la spiritualité avec ses contemporains. Il est plus que probable que Jésus a rencontré une foule de gens qui n’étaient pas du tout intéressés à entendre parler de religion, mais à quoi bon rapporter ces incidents dans le LU; c’est plutôt sans intérêt. Les auteurs ont préféré – avec raison – relater les nombreuses occasions où Jésus a pu réveiller la flamme de la foi dans l’âme de ses contemporains. C’est, de toute façon, plus instructif pour nous lecteurs.

Ensuite, il est possible que l’époque s’y prêtât mieux que la nôtre. Les Médians mentionnent que le premier siècle de l’ère chrétienne fût une des périodes les plus riches et les plus fertiles pour l’implantation de nouvelles idées religieuses. La soif de vérité y était plus forte. Notre époque, il semblerait, est plus matérialiste. Les gens en général ne se préoccupent que de leur travail, leur famille, leurs loisirs et leur argent. Il ne reste que peu de place pour la spiritualité.

Enfin, il y a la personnalité de Jésus qui peut aussi fournir une explication. Jésus était certes très doué pour amener les gens à s’ouvrir, à amener la conversation sur un autre palier. Jésus était avenant, il possédait sans doute beaucoup de magnétisme et de charisme. On avait envie de s’ouvrir à lui, de lui parler et surtout, de lui poser des questions. Il avait le don de mettre les gens en confiance.

Finalement, il y a l’attitude du Maître. Parfois, souvent même, Jésus prenait les devants. Il n’attendait pas de savoir si la personne en face de lui était réceptive ou non; il lançait sa ligne, à tout hasard. Comme la fois où il construisait des bateaux et qu’il ne cessait de parler de Dieu à son compagnon de travail, alors que celui-ci n’avait démontré aucun signe d’ouverture en ce sens. Ou bien encore la fois où il offrit son aide au jeune homme déprimé sur l’île de Crête. Celui-ci lui répondit « mais je ne t’ai rien demandé ». Mais Jésus savait bien que le jeune homme appelait désespérément à l’aide, au fond de lui. Car c’était là une autre qualité de Jésus : il pouvait deviner si quelqu’un avait soif de la vérité, il pouvait sonder les cœurs et connaître qui serait réceptif à son évangile.

Ainsi il ne perdait pas de temps avec ceux qui ne voulaient rien savoir. Comme ce païen borné rencontré dans le nord de l’Italie. Car il lui arrivait, lui aussi, de frapper un nœud, de tomber sur quelqu’un qui n’était pas du tout réceptif. Dans ces moments, il savait quoi faire : rien. Ne pas insister. Comme lorsqu’il était raillé par la foule alors qu’il était sur la croix. Il ne répondait rien. Il avait prêché à ses disciples de ne pas jeter leurs perles aux pourceaux et il osait vivre selon ses préceptes.

Parler de spiritualité avec les gens n’est pas facile. Mais avec de la persévérance et l’exemple de Jésus, qui peut certainement servir d’inspiration, cela peut se faire. Car après tout, même s’il semble que notre époque soit trop matérialiste, il existe à l’intérieur de chaque personne une flamme spirituelle qui dort, si ténue soit-elle. Il s’agit simplement de la réveiller, comme Jésus savait si bien le faire, parce qu’il savait sonder les âmes. Des lecteurs du LU n’ont pas attendu le « moment propice » et ont foncé. Ils ont abordé la spiritualité avec des proches ou même des étrangers. Certains ont sans doute essuyé de cuisants revers, comme moi, mais d’autres ont réussi à entrer en contact avec d’autres âmes et à aiguiser leur curiosité. C’est ainsi que, une personne à la fois, le monde devient graduellement de plus en plus spirituel, ce qui est le prochain but terrestre de notre évolution. Le matérialisme d’aujourd’hui est appelé à disparaître; ce n’est qu’une question de temps. Le prochain âge terrestre sera spirituel, il n’y a aucun doute là-dessus. Commençons aujourd’hui à préparer le monde de demain.

Congrès international 2015 de Sherbrooke

Gaétan G. Charland
Organisateur de l’évènement

L’année tire à sa fin et une nouvelle s’amorcera bientôt. Pendant la présente période des Fêtes, pourquoi ne pas vous offrir un cadeau spirituel pour l’année à venir; ou aider quelqu’un d’autre à obtenir ce cadeau? L’Association Urantia du Québec, au nom de l’Association Urantia Internationale est à organiser le prochain Congrès Urantia international lequel se tiendra à Sherbrooke, Québec, Canada, du 30 juillet au 2 août 2015. Il s’agit d’un événement que vous ne devriez pas manquer, parce qu’il offre un remarquable programme qui explorera la progression spirituelle, à partir de l’enfance jusqu’au stade d’adulte, dans le contexte de la vie familiale.

Le thème de ce congrès s’énonce comme suit : “Progresser de l’Humain au Divin — Se révéler à Dieu”. Le programme a été conçu pour refléter les besoins des lecteurs de partout autour du monde; il se concentrera principalement sur l’éducation dans le contexte familial, entendu que c’est là où les changements peuvent se produire. Les nouvelles générations d’enfants et de jeunes adultes doivent être instruites avec des vérités puisées dans une révélation d’époque, et être disposées à contribuer spirituellement et socialement à notre monde en évolution. Amenez-vous et apprenez comment, de lecteurs expérimentés!

Le programme comprendra des ateliers qui élaboreront sur les thèmes présentés lors des plénières, contribuant ainsi à l’expérience d’apprentissage d’une manière pratique et avant-gardiste. La langue principale sera l’Anglais, avec traduction simultanée pour les lecteurs francophones et hispanophones. Les ateliers opteront pour le langage des participants.

Si pour de bonnes raisons, vous ne pouvez pas assister à ce congrès, pourquoi ne pas commanditer quelqu’un qui ne dispose pas des moyens pour le faire? Nous comptons beaucoup d’étudiants du Livre d’Urantia d’Afrique, du Pakistan, de l’Europe de l’Est, de l’Amérique du Sud et d’ailleurs, qui adoreraient assister au congrès et qui bénéficieraient grandement de cette expérience, mais ne disposent que de maigres ressources. Nous offrons aussi l’inscription gratuite pour les enfants de moins de 13 ans, de sorte que les familles puissent rester unies pour cette expérience; vous pouvez aussi donner afin qu’une famille puisse profiter de ce congrès avec leurs enfants.

La région des Cantons de l’Est est un endroit très scénique à visiter pendant les mois d’été; aussi, pourquoi ne pas faire de cette destination votre prochain lieu de vacances, et profiter de l’hospitalité canadienne-française.

S’il vous plait, inscrivez-vous maintenant, et donnez généreusement à notre fonds de commandite, afin que d’autres puissent apprécier les bienfaits de ce congrès. Dans un esprit de fraternité.

Une expérience de fraternité unique

Gaétan G. Charland
Président de l’AUQ

Chers lecteurs et lectrices,

endant plusieurs années, ma femme et moi avons voyagé en Europe et dans divers pays de l’Amérique du Sud pour faire la promotion du Livre d’Urantia et de ses enseignements; parfois, nous étions accueillis chez des lecteurs pendant quelques jours pour vivre avec eux leur quotidien, visiter leur coin de pays, profiter de leur culture et mieux les connaître. Quelle merveilleuse expérience humaine chaque fois et que de souvenirs éternels !

Comme plusieurs d’entre vous le savent, l’Association Urantia du Québec organise le Congrès international 2015 de l’Association Urantia qui aura lieu à l’Université Bishops à Lennoxville du 30 juillet au 2 août prochain avec comme thème : « Progresser de l’Humain au Divin — Se révéler à Dieu. »

Afin de rendre cette expérience encore plus enrichissante pour certains lecteurs venus de l’extérieur du Canada, nous souhaitons offrir à certains participants la possibilité d’être hébergé chez nous après le congrès. Les visiteurs proviendront de plusieurs pays soit de langue française, anglaise ou espagnole et certains auront des enfants qui les accompagnent.

Nous sollicitons votre générosité pour offrir l’hospitalité et le gite à certains d’entre eux après l’événement, leur faire profiter de la culture québécoise et vous, de vivre une expérience de fraternité unique. Afin de voir à la bonne coordination des hôtes et des invités, nous vous demandons de répondre le plus tôt possible lorsque vous aurez pris la décision de devenir hôte.

Pour être inscrit sur la liste des hôtes, voici les informations à fournir :

  • Votre profil : Donnez une brève description de votre situation personnelle, êtes-vous seul, en couple, nombre d’enfants ou autres particularités, langue parlée.
  • Vos coordonnés : Votre adresse postale, courriel et téléphone, pour vous rejoindre facilement.
  • Le nombre de personnes à loger : 1-2 ou plus.
  • Vos disponibilités : Nombre de jours offerts.
  • Un programme de visites ou non : Vos projets si possible, votre implication au niveau transport, etc.

De plus, toute personne désirant s’offrir comme assistant coordonnateur dans sa propre région sera la bienvenue. On appréciera toute l’aide, si minime soit-elle. Les sites touristiques et les endroits à visiter sont légions et les régions assez éloignées les unes des autres pour organiser ou synchroniser différentes activités à réaliser.

Déjà un volontaire s’est manifesté pour s’occuper de la correspondance en espagnol. Vous pouvez donc remarquer que ce service hospitalité peut devenir beaucoup plus que du simple hébergement.

Faites parvenir vos intentions et coordonnées à Gilles Bertrand et Louise Renaud, coordonnateurs et responsables de cette initiative.

  • Par courriel : fidoquebec@gmail.com
  • Par téléphone : 418-871-4564
  • Ou à leur adresse postale au :
    1613 Boul. Masson, Québec, G1P 1J1