Une culture Urantienne…

Jean-Claude Lafrenière

Saint-André-Avellin, QC

[Durant la thématique à Drummondville, Jean-Claude nous a chanté ses compositions personnelles inspirées du « Livre d’Urantia ».
Il nous raconte son cheminement.]

C’est lors de ma sixième lecture du « Livre d’Urantia », dans la nouvelle édition de 2014 qu’il m’apparut que la vie de Jésus serait digne de tomber aux mains d’un bon scénarise : quelle série, et quelle réalité !

De même, depuis quelque temps, je me disais qu’un bon parolier trouverait matière à composer.

Une nuit, je me surprends à fredonner un air quelconque, et des mots se rapportant au « Livre d’Urantia » s’y glissent agréablement. Je me rendors, et le lendemain, j’avais tout oublié, sans que j’aie pris de notes.

La fois suivante, je ne veux pas rater le train et je me lève pour noter le flot de mots qui s’intègre naturellement à l’air de musique que j’ai en tête. Je prends ma flute, et ma guitare, et note la mélodie.

Le dimanche suivant, lors de notre réunion de Groupe, j’interprète le tout à ma coprésidente. Et ainsi de suite pendant avril et mai. Ça bouillonnait là-dedans. Mais quel plaisir de s’exprimer à chaque dimanche avec un nouveau texte.

Finalement, assez fier de moi, je communique audacieusement avec Normand Laperle qui m’accueille à bras ouverts dans mon offre de me produire à la thématique du 15 mai 2016, à Drummondville.

Commence la période de tension et d’incertitude propre à une telle situation. Mais tout ça n’est rien, par rapport au plaisir et au besoin artistique de se produire, quelle que puisse être la réaction des autres.

Aurai-je la permission de les produire dans Réflectivité ? Me voici.

Le fait que les textes reposent sur des airs connus, ou à peu près, permettrait à chacun chacune de les chanter, de se les approprier. De mois en mois, je me propose d’en livrer une. Ainsi, cette fois, je dois passer à la seconde composition, car l’air employé dans la première est peu connu, je crois. Partie remise, mais je l’ai quand même interprété le 15 mai à Drummondville.

Voici donc cette deuxième composition :

Sur l’air de « Nouvelle agréable »

[Utilisation des vers : La chanson « Nouvelle agréable » a 4 vers. Les petits chiffres à gauche de chaque vers, ici-bas, sont là pour nous indiquer l’air de quel vers original nous devons utiliser.]

(1)      Cinquième Révélation !

(2)      L’univers nous est présenté

(2)      Urantia nous est racontée

(1)Cinquième Révélation !

(2)      L’après mort nous est expliquée

(2)      Le message nous est rappelé

(3)      Le Livre bleu contient

(4)      Toutes ces vérités.

Thématique du 15 mai 2016 à Drummondville sur « Naître de l’esprit »

Alain Nielsen
Montréal

Bonjour à vous tous,

Dernièrement, le 15 de mai 2016 à Drummondville, avait lieu une rencontre thématique.

Six personnalités uniques, donc six partages uniques nous ont été présentés autour d’un thème commun, « La naissance de l’esprit. »

Mon impression profonde de cette rencontre fraternelle laisse comme empreinte, en moi, le goût d’en connaitre davantage sur ceux qui partagent la même passion, « Dieu ».

La naissance amène à la conscience. La conscience de soi, la conscience de Dieu et la conscience des autres.

Bien entendu, je me limite à quelques mots pour vous partager une beaucoup plus large perspective de l’esprit régnant autour de chacune des tablées de personnalités présentes.

D’apprendre à aimer chacun de mes frères comme expression unique de la parcelle de Dieu en eux fait aussi partie du service planétaire que je me suis fixé comme objectif de vie et ces rencontres me servent bien d’assises afin d’y parvenir. Dieu est un être de relation, alors tissons des relations et restons groupés.

Pour ceux et celles qui ne pouvaient être présents lors de cette journée, une nouvelle application de diffusion en direct via le Net, par « Livestream », a été mise sur pied. De ce que j’ai pu entendre, ce fut une réussite, car 16 personnes se sont branchées à celle-ci.

De mon propre chef et de ce que je peux maintenant observer, je dis un gros « Bravo » à l’association Urantia du Québec pour ce qu’elle accomplit comme mission.

« Venez et servez-vous la table est mise. »

Discours de Robert Cadieux sur « Naître de l’esprit »

À la thématique du 15 mai 2016…

Je suis né à Montréal au mois d’avril 1948. J’ai 68 ans. Cela fait que j’ai passé mon enfance et mon adolescence avant 1965. J’ai reçu une éducation religieuse catholique ; à la maison, à l’église et à l’école. Je comprenais ce que c’était la religion. Et aussi, j’avais un sentiment religieux personnel. Mais dans mon cheminement de chrétien catholique, je me suis graduellement rendu compte que ma nature, mon caractère, ma personnalité n’arrivaient pas à concilier mon sentiment religieux avec les exigences de la religion catholique ; la pratique religieuse avec toutes ses exigences, je ne voulais pas intégrer cela à ma vie. Les dogmes, les contraintes, les sacrements, les commandements, les péchés, l’enfer. Les exigences : la messe, la communion, les prières, le chapelet, la confession, le jeûne, le carême, les Pâques. C’était trop. « Out ! ». À 15 ans j’ai tout laissé et j’ai laissé passer du temps.

Puis, de 18 à 20, 21 ans, je suis revenu à des réflexions religieuses. J’ai repensé à Dieu et je me suis demandé sincèrement : est-ce que je veux croire en Dieu ? Je voulais prendre une décision. Et la réponse a été oui parce que j’avais ce sentiment religieux à l’intérieur de moi. L’Esprit conjugué travaillait en moi sans que j’en sois conscient. Alors, j’ai repris une recherche religieuse.

Et, à 23 ans j’ai trouvé le livre d’Urantia. Des fois j’ai pensé que c’est lui qui m’avait trouvé. Je pense que je l’ai trouvé parce que je le cherchais et j’ai su qu’il allait être le livre de ma vie. Ça fait 45 ans de ça. Il est mon guide principal et il le sera jusqu’à la fin. Pourquoi ? Parce que le livre d’Urantia nous a été donné par des personnalités spirituelles pour nous révéler la vérité sur Dieu. Et cette vérité, j’en avais besoin.

Avec le livre d’Urantia, j’ai repris ma croissance spirituelle. Je ne savais pas encore ce que c’était que naitre de l’esprit. Je suis lentement devenu conscient que mon sentiment religieux intérieur personnel était la présence de Dieu en moi et que je ressens cette influence spirituelle en permanence. C’est arrivé graduellement, cela a grandi jusqu’à ce que je sache en toute conscience, par la révélation du livre d’Urantia et surtout de Jésus que l’esprit du Père habite mon mental et me guide spirituellement.

Naître de l’esprit par la filiation et la foi

Je crois en Jésus et je sais que ce qu’il a enseigné est VRAI. Mon chemin dans la compréhension s’est fait par : le royaume des cieux, la filiation et la foi.

Jésus a maintes et maintes fois parlé du royaume des cieux, mais une de ses citations les plus concises est celle-ci :

« Le royaume des cieux se compose de trois éléments essentiels : premièrement la reconnaissance du fait de la souveraineté de Dieu ; deuxièmement la croyance à la vérité de la filiation avec Dieu ; et troisièmement la foi dans l’efficacité du suprême désir humain de faire la volonté de Dieu — d’être semblable à Dieu. Et voici la bonne nouvelle de l’évangile : par la foi, chaque mortel peut posséder tous ces éléments essentiels du salut. » (1585.7) 140:10.9

L’évangile : c’est le message de Jésus, c’est ce qu’il est venu nous révéler.

L’assurance de la filiation est un sentiment humain. D’abord la filiation qui nous relie à nos parents terrestres, ensuite, la filiation spirituelle qui nous relie à notre Père céleste, le Père universel. Ça devient ma conscience personnelle de la présence de l’esprit en moi.

La religion que Jésus est venu nous enseigner est une religion dynamique en même temps qu’elle est une religion personnelle. La grande révélation c’est que c’est la religion de l’esprit. L’Esprit qui vit en moi — qui m’accompagne — avec qui je suis associé et avec qui je suis destiné à fusionner. La filiation et la foi ne me sont pas étrangères puisque ce sont des dons du Père.

À propos de la filiation ; Jésus a dit : « Dans toutes vos prières, souvenez-vous toujours que la filiation est un don. Nul enfant ne doit s’occuper de gagner le statut de fils ou de fille. L’enfant terrestre vient à l’existence par la volonté de ses parents. De même, l’enfant de Dieu parvient à la grâce et acquiert la nouvelle vie de l’esprit par la volonté du Père qui est aux cieux. Il faut donc que le royaume des cieux — la filiation divine — soit reçu comme par un petit enfant. On gagne la droiture — le développement progressif du caractère — mais on reçoit la filiation par grâce et au moyen de la foi. » (p.1621.2) 144:3

Lorsque je prends les paroles de Jésus pour appuyer mon propos, je sais que je m’appuie sur la VÉRITÉ. Jésus est la vérité. Pour moi, voilà la marche à suivre. C’est pour cela que si j’ai l’assurance de la filiation par la foi, je suis né de l’esprit et je suis un fils de Dieu par la foi.

Naître de l’esprit c’est lorsque, par le mental, je prends conscience de l’esprit qui m’habite. C’est lorsque, éclairé par ma conscience spirituelle, ma volonté décide de vivre à la hauteur de l’association du mental et de l’esprit. Que ma volonté a pris position en dehors de la facilité — qu’elle a décidé d’agir avec loyauté et sincérité.

Naître de l’esprit, c’est marier le désir humain et la foi spirituelle. C’est comprendre l’efficacité réelle de l’influence spirituelle de mon Ajusteur de Pensée — la source, l’origine de ma vie spirituelle.

Je perçois qu’il y a un plan divin dans le développement de l’humanité. Qu’il y a un chemin à parcourir et un but à atteindre : trouver Dieu. La clé du royaume des cieux, c’est l’assurance de la filiation avec Dieu.

La vie est le mécanisme total de l’univers. Elle est présente partout, de la Source jusqu’à sa plus lointaine expression. La vie humaine a été placée entre nos mains. Nous la manipulons et la faisons progresser. La vie vient de Dieu et elle s’exprime aussi en nous. Je perçois que Dieu a voulu qu’à la fin, la vie s’exprime aussi par nous, et c’est ce qui va arriver lorsque nous serons retournés au Père.

J’ai découvert ma conscience d’humain, maintenant, en tant que fils de Dieu par la foi, j’explore ma conscience de l’esprit qui vit en moi.

La foi, la filiation, le royaume des cieux, le contact conscient avec la réalité spirituelle, mon Ajusteur de Pensée, représente la partie spirituelle de ma conscience. La certitude par la foi d’être un fils de Dieu me fait comprendre ma relation personnelle avec Lui. Par là, je sais que tous les humains peuvent être fils et filles de Dieu par la foi. Pour moi, c’est cela être né de l’esprit.

Cela m’amène la joie et le bonheur. La joie, c’est une sensation, c’est relié aux sens et au plaisir. Le bonheur, c’est un état.

Je crois que la foi c’est la force motrice du mental humain spiritualisé.

Par le livre d’Urantia et par expérience personnelle, je sais maintenant ce qu’est la spiritualité : C’est l’expérience de la connaissance de ma relation avec l’Esprit qui vit en moi et dont le but est de me faire comprendre mon association avec Dieu comme Père spirituel et avec les humains comme frères et sœurs dans la chair.

C’est Jésus qui m’a fait comprendre la naissance de l’esprit. Maintenant je la vis pour moi, comme ma foi qui m’est personnelle. Je sais que quand bien même je dirais aux gens d’avoir la foi, ça ne fonctionne pas. Il faut la trouver et l’expérimenter pour soi-même. On nous a dit : « « Avez-vous la foi ? Alors, ayez-la pour vous-même. » » (1091.6) 99:5.7

En conclusion, je me suis demandé : où est-ce que je m’en vais avec ça ? Où est-ce que cela me mène ? Qu’est-ce que cela m’apporte la présence de l’esprit en moi ? Cela me donne de la confiance et de la force. Pour moi, c’est aller vers la maitrise de soi.

C’est Jésus notre frère et notre ami qui a dit : « Votre filiation a son fondement dans la foi, et vous devez rester insensibles à la peur. […] Pour vous, le secret de la maitrise de soi est lié à votre foi en l’esprit qui vous habite et qui opère toujours par amour. Et même cette foi qui sauve, vous ne l’avez pas par vous-mêmes ; elle aussi est un don de Dieu. Si vous êtes les enfants de cette foi vivante, vous n’êtes plus les esclaves du moi, mais plutôt les maitres triomphants de vous-mêmes, les fils de Dieu affranchis. » (1610.2) 143:2.7

« Si donc, mes enfants, vous êtes nés de l’esprit, vous êtes délivrés pour toujours de l’esclavage conscient d’une vie de renoncement et de surveillance attentive des désirs de la chair ; vous êtes transférés dans le joyeux royaume de l’esprit, d’où vous produisez spontanément les fruits de l’esprit dans votre vie quotidienne ; or, les fruits de l’esprit sont l’essence du type supérieur de contrôle de soi agréable et ennoblissant, allant jusqu’aux sommet de l’aboutissement des mortels terrestres — la véritable maitrise de soi. » (1610.3) 143:2.8

Alors : Comment puis-je espérer des résultats dans ma quête du contact avec l’esprit ? La réponse pour moi, c’est par une recherche sincère de la VÉRITÉ. « Jésus insista beaucoup sur ce qu’il appelait les deux vérités de première importance dans les enseignements du royaume, à savoir : l’obtention du salut par la foi et la foi seule, associée à l’enseignement révolutionnaire de l’obtention de la liberté humaine par la récognition de la vérité. “Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira.” » (1593.7) 141:7.6 Jésus était la vérité manifestée dans la chair, et il promit d’envoyer son Esprit de Vérité dans le cœur de tous ses enfants après son retour auprès du Père qui est aux cieux. Quelle est la définition du verbe affranchir ? C’est rendre libre, se libérer.

J’ai pensé que la VÉRITÉ est le lien vrai qui existe entre la déité et l’humanité. L’explication vraie de la réalité et des significations. La vérité nous rend libre, elle nous libère de l’inertie humaine.

Comment tout cela ? Par la foi. La foi c’est la clé, c’est le passe-partout spirituel. Plus je la développe, plus elle grandit, plus elle devient réelle dans mon expérience spirituelle.

Mon origine est animale, ma nature est humaine. Ceci procède du plan divin de la création universelle qui fait surgir des personnalités du règne animal en les élevant au niveau de l’humanité mortelle douée de volonté et de personnalité avec valeur de survie éternelle.

Ma personnalité individualise ma relation personnelle avec Dieu. Dieu, qui est aussi une personnalité, m’a donné ma personnalité et, par son circuit de personnalité, il est en contact avec toutes les personnalités de sa création.

De mon côté, individuellement, je suis en contact avec Dieu parce que ma personnalité me rend conscient de mon association avec Lui comme mon Père divin. Dieu est esprit et un fragment de son esprit est en moi, m’habite et me guide. Depuis que j’en suis conscient, je suis né de l’esprit.

Nous sommes ici comme humain sur la terre pour comprendre, se réaliser et s’entraider. Je comprends cela, maintenant je veux concrétiser mon action.

Les dogmes, les contraintes, les sacrements et les commandements peuvent être remplacés par la morale, par l’éthique et par le sens du devoir inspiré par l’esprit ; ce qui est une partie de mon engagement à faire la volonté de Dieu — devenir semblable à Dieu.

Pour moi, être né de l’esprit, c’est avoir la conscience de la présence de Dieu en moi et, avec la foi, j’ai l’assurance de la survie et un avant-goût de la vie éternelle.

Voilà ce que j’ai compris et que j’ai voulu dire.