Mot de la présidente

Line St-Pierre
president@urantiaqc.org

« Mais la vraie religion est un amour vivant, une vie de service. » 100:6.5 (1100.7)

Bien souvent quand je fais de la recherche et que je trouve des pensées et des textes inspirants, je les archive dans un fichier sur mon ordinateur jusqu’ au moment opportun ou je pourrai les utiliser!

De chercher la vérité est chose relativement facile à faire, de la vivre et de la partager en est une autre ; alors voici le texte d’une présentation que Bill Sadler Jr, fils du docteur Sadler a faite, alors qu’il se déplaçait pour rencontrer les lecteurs dans les groupes d’étude aux États-Unis, les encourageant à partager sur leur compréhension des enseignements en s’engageant dans la société.

« Montrez aux gens que vous les aimez. Soyez gentil avec eux. Soyez expressif de vos sentiments d’amitié. Je pense qu’il est presque immoral de cacher l’affection qu’un individu a pour un autre ; il y en a si peu dans le monde. Bien sûr, vous devez être aimable dans votre expression, ou vous pourriez offenser, mais si vous aimez les gens, montrez-leur que vous les aimez. Dites-leur que vous les aimez. Si vous avez de l’amour, n’en faites pas un secret. Qu’est-ce que Jésus a dit à propos de la ville située sur une colline ? Il est difficile de la camoufler. Si vous avez des sentiments, répandez-les.

Je pense qu’ici, nous devons regarder comment Jésus agissait, afin d’avoir un modèle. Vous rappelez-vous à Pella, au campement, il n’a jamais dit aux apôtres comment enseigner. Il a laissé chacun enseigner selon son entendement de l’évangile et puis, dans la soirée, il harmonisait leurs enseignements. L’unité dans la diversité.

Ce livre n’est pas une religion. Ce livre est une cosmologie, une philosophie, une métaphysique, une théologie. Tout ce qui est dans la langue écrite n’est pas une religion; c’est intellectuel. Cela devrait être très, très clair.

Tout d’abord, soyez vous-même, soyez de bonne humeur! Que diable! Sachez ce que vous faites. Soyez diligent, soyez patient, soyez philosophique. C’est mon concept de la façon de travailler, non seulement dans la dissémination de ce livre, mais je pense que chacun de nous devrait travailler pour le Patron au service des enfants du Patron. »

Sadler Jr soutient l’importance d’entrer en contact avec les gens, d’ouvrir son cœur et de les aimer. Il encourage chacun à faire briller leur lumière et à respecter la façon dont chaque étudiant comprend et transmet les enseignements. Rien dans ce qui est écrit n’est dogmatique, le livre devient vivant par le partage de la personnalité qui est ce don du Père, notre originalité qui en fait un cadeau unique à l’humanité.

La transformation qu’apportent les enseignements du Livre d’Urantia confirme bien que Dieu nous a trouvés et Il souhaite qu’on le révèle.

« Le désir religieux est une quête avide de la réalité divine. L’expérience religieuse est la réalisation de la conscience d’avoir trouvé Dieu. Et, quand un être humain trouve Dieu, le triomphe de sa découverte fait éprouver à son âme une effervescence tellement indescriptible qu’il est poussé à rechercher un affectueux contact de service avec ses compagnons moins éclairés, non pour révéler qu’il a trouvé Dieu, mais plutôt pour permettre au débordement de la bonté éternelle qui surgit dans son âme de réconforter et ennoblir ses compagnons. La religion réelle mène à un service social accru. » 102:3.4 (1121.6)

L’honnêté intérieure…

Margarita Nino
Montréal

La clé pour accéder au joyeux royaume du Père, c’est la décision absolument personnelle, intérieure et honnête de vivre selon la volonté de Dieu.

Examinons les conditions d’une telle décision…

Qu’elle soit personnelle et intérieure signifie que c’est une décision qui doit être prise par chacun, sans intervention d’un autre. Sans intervention d’église, de ministre, de parents, d’amis. Sans intervention d’un maître qui nous dicte les mots que nous devons adresser à Dieu, ou qui surveille notre comportement afin de savoir si nous sommes ou ne sommes pas conséquents avec ce qu’il pense ou que c’est une vie consacrée à accomplir le plan divin.

Nous pouvons écouter des enseignements et recevoir des conseils, mais quand il s’agit de « décider », notre volonté est la seule responsable. Cette décision doit se prendre de façon totalement libre et consciente. Notre engagement doit être d’origine entièrement intérieure, et toujours rester comme ça jusqu’à la fin de nos jours.

L’effort accompli pour réaliser ce compromis va faire une marque — sur notre façon d’être et de vivre. C’est cette façon de vivre qui permettra aux autres de reconnaitre qu’à ce moment précis, nous sommes citoyens du Royaume.

L’honnêteté intérieure, c’est notre désir de vivre de façon vraie, selon la volonté du Père, né de notre amour pour lui.

Dans ces circonstances, notre amour du Père est né de notre volonté, de façon totalement libre et personnelle. Ceci se produit lorsque nous connaissons les enseignements et la vie de Jésus, aidés par le divin éclat intérieur qu’est le Père même, habitant silencieux de notre esprit ; en étant toujours dans l’attente de l’arrivée de ce moment, qui marquera le commencement de notre carrière de vie d’ascension vers l’infini.

Nos imperfections et nos erreurs du passé n’importent pas. Ce qui importe c’est seulement la présence de notre volonté à aimer notre Père, de façon totalement libre — et la profonde vérité de ce désir.

Essayons de faire ceci avec nos aides divins, qui sont toujours à la portée de l’esprit sincère.

Thématique de mai!

Normand Laperle
Rédacteur en chef

« Comment participer à l’amélioration de notre société ? » C’était le sujet de la thématique qui a eu lieu à Drummondville le dimanche 28 mai 2017.

Cette thématique était différente de ce que nous sommes habitué, en ce sens qu’elle était entièrement préparée et organisée par des femmes.

En avant-midi — animé par notre présidente Line St-Pierre — nous avons pu entendre les discours d’Isabelle Lefebvre, suivie de Chantal Chartier et de Line St-Pierre. Le temps qui restait avant d’aller dîner a été rempli par les interventions improvisées de Francine Fortin et Colette Gadessou (du Bénin) de passage au Québec et au Canada.

La période de discussion, en après-midi, était animée par Marc Belleau. Il a fait un travail remarquable. Pas évident d’animer une sale complète de 32 personnes…

Bravo à tous les participants! Il y avait plein de réactions positives. C’est réussi.

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J’ai pris des notes dans le but de vous faire un compte rendu de ce qu’il s’est dit durant cette journée. Mais avant tout, je choisis de parler d’un autre sujet.

La participation des femmes.

Pour moi, ça a été une thématique sur la participation des femmes.

Vous nous avez manqué, mesdames! Vous n’avez rien à envier aux hommes. Votre message est plus que pertinent et très important.

Parlez!

En ajoutant votre discours à celui des hommes, un équilibre s’installe. Sentez-vous l’importance d’installer cet équilibre ? Ça fait tellement de bien…! Tant que vous ne parlerez pas, nous ne vous connaitrons pas, et l’installation de cet équilibre devra attendre. Ne pensez même pas une seconde que vous n’êtes pas importante. Nous avons besoin de ce que vous avez à dire. Nous avons besoin de votre discours. Nous avons besoin de vous.

« Nous » étant la société à tous les niveaux.

Sortez de l’ombre

C’est fini le temps où la femme évolue dans l’ombre et en marge de la société. Ne vous placez pas à côté. Participez au réveil mental, moral et spirituel. Osez gravir une marche dans votre potentiel. Vous méritez votre place autant que n’importe qui.

Faites-vous connaitre. La société ne devinera pas vos pensées spirituelles et morales tant que vous ne les partagerez pas… en public. « Nous » avons besoin de vous. Vous nous faites du bien, par vos discours, par ce que vous êtes.

Vous avez une évolution qui vous est propre. « Nous » avons tout à gagner à vous connaitre davantage, et à tendre dans votre direction.

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Quelques petites phrases entendues et notées

« L’océan est fait de petites gouttes… » « Il faut travailler ensemble. » L’immensité du collectif dont nous faisons partie. Notre participation compte autant qu’un autre. — « Les jeunes sont très inspirants. Ils ont soif de vérité. » L’éducation. Leur apprendre à formuler clairement leur pensée par eux-mêmes, à vivre avec les autres, à être bien dans (et en contrôle de) son intérieur, à agir avec sagesse, à s’aimer et s’accepter les un et les autres ‘tels que nous sommes’. — « Tout part de nous. Il faut travailler avec nos forces, nos qualités. » Tout commence par ce que je veux « être » (donc devenir) ; ensuite, mon « faire » (l’action) va s’ajuster automatiquement. Il ne faut pas travailler sur ce qu’on ne veut pas (l’aspect destructif à enlever) ; il faut uniquement travailler sur ce qu’on veut (l’aspect constructif à ajouter). — « À tout moment, Dieu est dans ma vie. » « C’est important d’être conscient que Dieu est en nous. » « Dieu inspire mon âme. » En étant conscient d’être habité, c’est beaucoup plus facile à savoir ce qu’il faut faire. Ça débouche sur un partenariat conscient, et un plaisir d’être ensemble. — « Nous les Hommes, nous aimons travailler en dehors de Dieu. Ça ne marche pas! » « On ne peut pas tasser Dieu de notre vie. » Sans commentaire, tellement c’est évident. — « Ne pas attendre la perfection avant d’agir. » « J’ai besoin d’être dans le service. » Est-ce que la perfection existe ? On met l’accent sur nos atouts et on avance vers ce qu’on veut atteindre dans la vie. L’évolution, c’est beau à voir. Nous ne sommes pas seuls. Nous sommes tous des chercheurs de vérité. — « Le spirituel nous réveille, nous allume. » « Équilibrer l’humain et le divin à l’intérieur de nous. » Atteindre la sagesse et équilibre. Nous avons plein d’aides intérieurs pour évoluer en sagesse. C’est surtout dans l’action qu’on le découvre.

J’en aurais d’autres de ces belles pensées transmises durant la thématique, mais je n’ai pas de place pour en mettre davantage.

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Maintenant, ce sont nos jeunes que nous avons besoin d’entendre… Il faut tout faire pour s’associer avec eux. « Nous » avons besoin d’eux.

Les paraboles à la manière de Jésus…

Paul-Yvan Deléglise
L’Ancienne Lorette, Québec

Tôt, ce dimanche matin, Jésus se rendit au bord de la mer de Galilée. Il s’assit dans l’embarcation qui lui était réservée. Vers dix heures à peine, environ un millier d’habitants de Capharnaüm et des villages voisins s’étaient déjà assemblés près de lui. A Pierre, qui s’apprêtait à haranguer la foule, Jésus dit : « Non Pierre, je vais leur conter une histoire » 151:1.1 (1688.3)

  1. La parabole du Semeur

Ce fut « vers cette époque que Jésus se mit à utiliser, pour la première fois la méthode des paraboles pour enseigner la multitude » 151:1.1 (1683.30). Ce matin-là, Jésus raconta la Parabole du Semeur.

Le soir venu, lorsqu’ils se retrouvèrent entre eux, les apôtres étaient fort perplexes. Mathieu dit à Jésus : « que signifient ces paroles obscures… que tu offres à la foule qui recherche la vérité ? » 151:1.3 (1689.1)

Les apôtres ne pouvant s’entendre sur l’interprétation de la parabole se divisèrent en deux groupes autour de Pierre et de Nathanaël, sans parvenir à concilier leurs opinions divergentes.

La Vérité centrale et essentielle
de cette parabole :

Interrogé, Thomas avoua son désaccord avec chacun des deux groupes. La preuve que j’ai raison résulte pleinement du fait que nous étions tous en communion de pensée il y a une heure. Il rappela la recommandation du Maître en disant « Nous devons choisir l’histoire qui illustre le mieux la seule vérité centrale et essentielle que nous voulons enseigner au peuple. » 151:2.5 (1690.3)

Les apôtres se réjouirent de ce point de vue. Quant à André, il exprima le désir de connaître l’interprétation de Thomas. Jésus donna la parole à Thomas. « Mes frères, je ne désirais pas prolonger cette discussion, mais, puisque vous le souhaitez, je dirai que je crois que la parabole a été racontée pour nous enseigner une seule grande vérité, qui est la suivante : Si fidèlement et si efficacement que nous exécutions nos missions divines, la réussite de notre enseignement de l’évangile du royaume ne sera pas uniforme, et toutes ces différences de résultats proviendront directement des conditions inhérentes aux circonstances de notre ministère, conditions sur lesquelles nous n’avons que peu ou pas de contrôle. » 151:2.6 (691.1)

Jésus félicita Thomas pour son intervention qui venait de réconcilier les apôtres. Puis il ajouta que les interprétations de Pierre et de Nathanaël étaient malgré tout fort utiles parce qu’elles montraient le danger de vouloir expliquer tous les éléments secondaires d’une parabole, car une telle façon de faire transforme les paraboles en allégories.

Beaucoup d’autres considérations furent ensuite ajoutées par Jésus relativement à l’usage et l’utilité des paraboles, par exemple, le fait que en s’exprimant ainsi l’on évitait les interprétations malveillantes, sans pour autant nuire à la saisie du message destiné aux personnes en recherche sincère de la vérité.

Envolées d’imagination spéculative :

Étonnamment, Jésus a alors reconnu comme souvent profitable ce qu’il a appelé les « envolées d’imagination spéculative » 151:2.7 (1691.2) portant sur les éléments secondaires contenus dans les paraboles. A la condition expresse de ne pas les incorporer dans l’enseignement à la foule.

Avant d’aller se reposer pour la nuit, ce soir-là, les apôtres prirent plaisir à s’aventurer dans certaines « envolées d’imagination spéculative » sur la Parabole du Semeur! « Par la suite ils essayèrent souvent entre eux de déchiffrer les paraboles du Maître comme ils l’auraient fait d’une allégorie, mais jamais plus ils ne prirent ces spéculations au sérieux. Ce fut une session très profitable pour les apôtres et leurs associés, d’autant plus qu’à partir de ce moment-là, Jésus introduisit de plus en plus de paraboles dans son enseignement public » 151:2.8 (1691.3)

Suite le mois prochain : Deux autres paraboles vont suivre

Le clin d’oeil de Jésus…

Michel de Lorimier
Montréal

Après avoir tâtonné pendant des années dans les religions institutionnelles, l’ésotérisme et le paranormal, j’ai découvert le « Livre d’Urantia ». Ou plutôt, c’est lui qui m’a trouvé, en 1982. J’avais enfin les réponses à mes questions, de façon divine, cohérente et totale, grâce à la cinquième grande Révélation.

J’ai résolu alors de lire systématiquement ce livre sublime. J’ai décidé de lire une (1) section par jour, celui-ci correspondant à un numéro de la Table des matières détaillée du « Livre d’Urantia ».

Je mets donc quatre ans (1 445 sections/365 jours = 4 ans) pour une lecture complète. Cette année, j’entreprends ma neuvième (9) lecture de cette communication suprême. Chaque relecture vient consolider, approfondir mes connaissances, les éclairer d’un jour nouveau ou me surprendre par un aspect inédit, une découverte qui me saisit tout à coup.

Une des sections du « Livre d’Urantia » qui m’a le plus impressionné est celui intitulé « Tandis que Jésus passait » (fasc. 171:7). Il faut lire et relire ce chapitre, s’en imbiber et en transposer la teneur dans sa vie. Tous ceux qui veulent agir en faisant la volonté de l’Ajusteur de pensée en eux peuvent sans se tromper faire du bien « en passant », à la manière du Maître.

Et justement, dernièrement, j’ai lu le fasc. 167:1 dans lequel il est question d’un homme hydropique (œdème) qui désirait secrètement être guéri par Jésus. Le Maître lui sourit avec bienveillance, lui fit un clin d’œil significatif, puis le guérit.

Ce clin d’œil est extraordinaire! Il veut tout dire : la compassion tacite du Seigneur, son amour du prochain, sa compréhension fondamentale des désirs profonds du croyant et son respect absolu pour toute créature de Dieu digne de Le trouver un jour.

Ce clin d’œil, d’une durée de moins d’une seconde, a valeur d’éternité.