Mot de la présidente

Line St-Pierre
president@urantiaqc.org

Ce texte m’est venu après une réflexion, à la suite de la présentation d’Hélène Boisvenue, « Ma carrière dans la connaissance de Dieu » qu’elle a donnée lors de la thématique le 27 mai à Drummondville.

Être étudiante de la 5e révélation d’époque m’a fait prendre conscience d’établir un itinéraire spirituel pour ma vie. Je sais où je vais, mais dans ce parcours je suis parfois confrontée aux blocages, aux obstacles et à l’adversité, mais je suis aussi encouragée par de petits succès, des intuitions et bien sûr par des compagnons de voyage se retrouvant sur ma route.

Étant tous inscrits dans cette expédition éternelle et soumis aux petits démons et aux limitations du moi et de l’ego, comment vivre pleinement cette aventure terrestre avec le plus de confiance possible ?

Dieu a tout installé en nous pour le connaitre et le vivre ; la foi, la personnalité, l’Ajusteur de Pensée, les esprits mentaux adjuvats, tous ces dons divins nous permettent d’arriver à destination, Sa destination. La motivation et la sincérité à faire la volonté de Dieu en sont les clés qui en témoignent.

Alors que le plan de nos vies se dessine, la force motrice spirituelle nous conduit d’une belle découverte à une autre, ici et au-delà.

Que toutes les consciences se laissent inspirer par la lumière de la vérité de l’Esprit et partageons la découverte et l’expérience de vivre l’amour de Dieu.

Amsterdam, Congrès international de l’AUI 2018 Du 12 au 15 avril 2018

Robert Cadieux
Montréal

J’éprouve une sensation enrichissante d’assister à un congrès international des lecteurs du Livre d’Urantia.

Ce que j’aime, c’est l’atmosphère que je vis dans ces congrès.

Le dynamisme du mouvement Urantia est en progression sur notre monde et lorsqu’on participe à un congrès international, on le sent.

On peut percevoir l’enthousiasme. Rencontrer toutes sortes de personnes, de plusieurs pays. Des gens qu’on connait et qu’on ne rencontre que dans des occasions rares comme celle-là et d’autres qu’on commence à connaitre avec des discussions sur les sujets abordés au congrès et sur d’autres plans aussi.

C’est ce qui m’est arrivé au congrès d’Amsterdam du 12 au 15 avril, j’ai rencontré plusieurs personnes pour la première fois et j’ai eu des discussions enrichissantes.

J’ai rencontré le président de l’association française des lecteurs du Livre d’Urantia (l’AFLLU) avec qui j’ai eu de bons échanges ainsi que d’autres personnes francophones de France, de Belgique, de Suisse et du Sénégal.

J’ai eu des discussions enrichissantes avec Khatabe Ndiaye de Dakar, un des fils de Moussa, que plusieurs connaissent. J’ai réalisé combien l’étude du Livre en groupe d’étude au Sénégal est avancé. Ils ont intégré les enseignements à un niveau qui m’impressionne. Je vous décris ici le contenu d’une conversation que nous avons eu et qui m’a éclairée sur les niveaux de conscience dans notre expérience humaine. J’y ai ajouté des citations du Livre.

Notre corps physique, le véhicule avec lequel nous évoluons, avec lequel nous faisons nos expériences dans la chair mortelle, nous est donné pour le temps d’une vie. Il est fragile.

C’est avec ce véhicule que notre vie commence et que notre éveil à la conscience prend forme. Avec ce corps physique, notre personnalité surgit à la vie.

Nous passons par trois stades de réalité de la conscience.

D’abord, par le stade physique de compréhension de la matière et de notre environnement.

L’enfant naît et prend conscience des choses dans son environnement. Il touche, il sent, il goûte.

En même temps, il prend conscience de sa mère, de son père, de sa famille, de la communauté dans laquelle il vit et ensuite de la société dans laquelle il va évoluer et développer son caractère. C’est le stade des relations humaines ; les luttes de pouvoir, de l’argent et de l’équilibre qu’il devra acquérir.

Avec les relations humaines, se superpose le niveau des sentiments et des émotions. C’est le deuxième niveau où la personnalité prend conscience du sens moral ; des significations et des valeurs qui ont le potentiel de la survie.

C’est le moment où notre Ajusteur de Pensée arrive pour travailler avec notre mental.

Lorsqu’on perçoit les valeurs de l’altruisme et les relations de fraternité, on commence à percevoir qu’on peut donner en plus de recevoir. On perçoit instinctivement ce qu’est l’amour : le désir de faire du bien aux autres.

C’est à ce moment qu’on commence à devenir conscient du troisième niveau. Celui de la conscience de l’esprit.

Nous découvrons lentement la conscience de l’âme qui a valeur de survie.

C’est l’Esprit qui nous habite, en relation avec notre mental humain qui fait naitre l’âme.

En effet, on peut réaliser qu’il y a une présence spirituelle qui coordonne notre mental et nous pousse à prendre les bonnes décisions morales.

En même temps, notre personnalité a son libre arbitre qui fait que nous avons le choix de faire le bien qui nous est proposé par l’esprit qui nous habite ou d’y aller avec notre moi humain qui peut décider d’agir autrement. C’est la liberté de choix, le libre arbitre.

Lorsque nous terminons notre vie mortelle, notre vie dans la chair ; notre personnalité est transférée sur un niveau supérieur de continuité.

Cette réalité est tout à fait vraie et elle nous a été révélée par Jésus qui nous l’a démontrée lors de ses apparitions qui ont suivi sa mort physique. Voilà une réalité humaine et spirituelle sur laquelle on peut s’appuyer.

Lorsque nous passons du niveau moral à celui des valeurs spirituelles, on s’élève au troisième niveau de la conscience.

Lorsque quelqu’un décède, on peut anticiper la survie de sa personnalité.

Jésus a dit : (lors d’une discussion avec Nabon, un des chefs du principal culte des mystères à Rome, le culte mithriaque.)

« La vie humaine continue – survit – parce qu’elle a une fonction dans l’univers, la tâche de trouver Dieu. Animée par la foi, l’âme de l’homme ne peut s’arrêter avant d’avoir atteint ce but de la destinée et, quand elle a atteint ce but divin, elle ne peut plus prendre fin, car elle est devenue semblable à Dieu – éternelle. » 132:3.7 (1459.7)

Qu’est-ce qui qualifie la personnalité pour un potentiel de survie éternelle ?

Son libre arbitre. La personnalité est libre de prendre le choix des valeurs de survie.

La survie est un don du ciel, elle nous est offerte par notre Ajusteur de Pensée qui représente le Père en nous ; mais encore faut-il le vouloir. Il faut le décider.

Nous pouvons croire en la survie de la vie humaine ; et le mécanisme à utiliser pour se hisser dans la réalité de la vie éternelle, c’est notre foi. Et qu’est-ce que c’est que la foi ?

C’est notre outil spirituel, c’est un don du Père Universel qui nous permet d’atteindre la certitude personnelle de la vie éternelle.

« La foi est un attribut vivant de l’expérience religieuse personnelle authentique. » 101:8.1 (1114.5)

Et nous ici, nous avons la chance d’avoir été instruit de cela par la révélation. On nous dit :

« Pendant longtemps, vous emploierez la foi et vous dépendrez de la révélation si vous espérez avancer rapidement et surement. » 19:5.12 (221.2)

Ce sont ces trois niveaux de la conscience humaine qui nous préparent à la survie, qui nous rendent aptes de poursuivre notre carrière, du stade humain au prochain stade de progression vers la réalité spirituelle.

Après la mort physique et la résurrection, nous nous élevons vers les niveaux successifs de progression personnelle.

Si on pousse l’ouverture dans une réflexion plus avancée, on découvre que notre mental discerne la présence de l’esprit en nous.

Des fois, on appelle ça la conscience ou l’impulsion de faire la bonne chose. Le sentiment de faire ce qui est vrai ; la vraie bonne décision, la vraie bonne chose à faire.

Et cet Esprit, cette conscience, cette conscience de l’Esprit, c’est elle qui nous dirige et nous pousse à faire le bien.

Jésus disait que pour entrer dans le royaume des cieux, il nous faut naitre de l’esprit. Comprendre et accepter la présence potentiellement directrice de l’Esprit en nous.

On ne parle pas de la conscience ici. La conscience peut nous inciter à faire le bien :

« …car la conscience est réellement la critique de soi par notre propre échelle de valeurs, par nos idéaux personnels. » 100:1.5 (1094.7)

Alors que, l’Esprit qui vit en nous nous montre le chemin et l’Esprit de Vérité nous donne la conviction, nous fait savoir que cela est vrai.

Quand je me pose cette question : « Qu’est-ce qui me donne la vraie impulsion de la vitalité et de l’enthousiasme ? » C’est ma foi.

Ma foi, c’est le début de ma conscience spirituelle authentique.

C’est elle qui me donne la certitude de la survie, la certitude de la vie après la mort physique.

Voilà le contenu d’une conversation enrichissante avec cette personnalité lumineuse.

C’est pour vous dire combien j’ai aimé participer à ce congrès par les expériences que j’y ai vécues et l’enrichissement qu’elles m’ont apporté.

Je veux dire un mot aussi sur l’animation du congrès. Nos animateurs étaient le chanteur reggae Pato Banton et son épouse Antoinette Hall. Un souvenir joyeux et très efficace. Ils nous ont soutenu du début à la fin. Le samedi 14 avril, ils nous ont donné un spectacle joyeux et stimulant même du point de vue de la spiritualité musicale car Pato et Antoinette ont maintenant dédié et consacré l’avenir de leur carrière artistique internationale aux enseignements du Livre d’Urantia. C’était une magie musicale.

Je dois mentionner que le jeudi 12 avril il y a eu une performance piano et voix de Bob Solone qui nous a donné un plaisir musical très chaleureux. Il nous a chanté ‘Smile’ de Charlie Chaplin, des chansons des Beatles et plusieurs souvenirs musicaux attachants en passant par ‘Simon and Garfunkel’.

Voilà l’atmosphère d’un congrès dont je garderai un souvenir permanent.

Nous étions 5 personnes du Québec qui avons participé à ce congrès et j’aurais souhaité que nous y soyons davantage.

À la clôture du congrès, le dimanche midi lorsqu’on a annoncé la tenue du prochain congrès international en 2021 et qu’il aurait lieu à Cusco au Pérou, je me suis dit WOW ! Je me suis projeté en avant et je m’y vois déjà. Je me plais à imaginer que nous pourrions y être plusieurs québécois à y participer. C’est dans trois ans et ça peut être un projet !  Économiser de l’argent et décider d’aller à Cusco assister au congrès de l’AUI au pied du Machu Picchu, c’est un projet qu’on peut réaliser.

Est-ce que ce projet peut vous stimuler ?

Alors, c’est un rendez-vous dans trois ans au Pérou !

Thomas et Nathanael rencontrent Rodan, le philosophe, pendant la semaine de relâche

Paul-Yvan Deléglise

Québec

 

Ce dimanche matin, le 15 septembre de l’an 29, l’apôtre André annonça une semaine de repos, un arrêt de toute activité apostolique. Cela valait pour tous les apôtres, sauf pour deux d’entre eux. Un philosophe grec étant venu vérifier auprès du Maître l’exactitude de ses connaissances évangéliques acquises à Alexandrie. Jésus le reçut aimablement et demanda à Thomas et Nathanael de rencontrer le philosophe grec « d’écouter tout ce que Rodan avait à dire et, en retour, de lui parler de l’évangile ». 160:0.1 (1772.1)

Les exposés de Rodan 160:0.1 (1772.1)

Les Révélateurs nous précisent dans Urantia que Rodan présenta dix exposés contenant un très grand nombre de sujets de réflexion. Tels que l’Art de vivre ; le mariage idéal, l’adoration solitaire à la manière de Jésus ; la maturité exigée pour le travail… (Ces documents présentés dans le « Livre d’Urantia » nous ont été présentés : CONDENSÉS, CONJUGUÉS et RETRANSCRITS en langage moderne). Rodan voulait les soumettre au jugement de Jésus ou de ses apôtres. Il voulait vivement que sa philosophie religieuse soit totalement sanctionnée par l’Évangile du Maître!

Au terme de la première semaine d’échanges, l’unanimité régnait sur tous les sujets proposés. Rodan s’est exclamé alors : « Mes frères, je suis un croyant, je me suis lancé, je suis en route avec vous dans cette aventure éternelle » 160:5.8 (1781.4)

Poursuite des échanges

Dimanche, le 26 septembre au soir, Jésus annonça qu’il partait pour Jérusalem avec les apôtres. Toujours en discussion avec Rodan, Thomas et Nathanael obtinrent de rester encore quelques jours avec le philosophe grec.

Rodan soutint alors qu’il lui était impossible d’affirmer que Dieu était une personne, au sens où nous employons ce mot… Car pour ce faire il faudrait que Dieu « ait des symboles de communication spirituelle lui permettant d’être pleinement compris » et qu’en ce qui le concerne, « Dieu est seul dans l’univers. Nul ne lui est égal » 161:1.2 (1783.4)

Cette intervention de Rodan troubla grandement les deux apôtres! Ils consultèrent Jésus qui refusa de se mêler à la discussion. La réflexion qu’il fit à Thomas demeura sibylline à l’apôtre.

Le lundi soir, Thomas renonça à convaincre Rodan. Mais, le mardi, Nathanael parvint à satisfaire tout à fait le philosophe. Le point de départ du raisonnement ce fut le rappel de l’existence de la TRINITÉ et du PÈRE DU PARADIS, celui-ci jouissant d’une égalité de communication avec le Fils et l’Esprit infini de la Trinité du Paradis. Un raisonnement serré, élaboré, en cinq points, s’ensuivit. [Voir : 161:1.6 à 10 (1784.3 à 7)]

Le plus étonnant dans tout cela, c’est que, ni Nathanael, ni Rodan n’ont hésité à utiliser le concept de la Trinité! Alors que l’enseignement religieux, à l’époque, en Israël était monothéiste. « Jésus enseigna la vérité à ses apôtres au sujet des personnes de la Trinité du Paradis » 104:1.10-11 (1144.7-8) [Par conséquent, il l’avait déjà enseigné]. Ces informations ne furent pas vraiment saisies. Les apôtres ne questionnèrent jamais Jésus sur ces concepts cosmiques.

En choisissant ces deux apôtres, le Maître nous fournissait-il réponse à notre interrogation ? Dans sa courte biographie, Nathanael est présenté comme l’un des plus instruits parmi les apôtres, et on souligne qu’il est attiré par la philosophie. Thomas, lui, est reconnu comme le plus rigoureux et le plus sceptique. Le concept de Trinité a peut-être resurgi dans de telles mémoires aux prises avec une objection imprévue… 139:6.1-139:8.1 (1558.2-1561.1)

Quant à Rodan, sa fréquentation d’un disciple d’Abner l’a peut-être rendu familier avec le concept de la Trinité…

Le fait que Jésus ait confié une telle tâche à deux de ses apôtres qui n’avaient pas encore reçu son Esprit de vérité nous montre à quel point son enseignement et ses paroles pouvaient et peuvent produire des résultats étonnants!

Votre explication est sans doute meilleure…