Mot du président…

Maurice Migneault
urantiamaurice@gmail.com

Le 16 octobre dernier se tenait à Drummondville, notre dernière Thématique de l’année dont le thème était « Le Service ». En dépit d’une participation moins nombreuse qu’à l’habitude, cette rencontre fut l’une des plus intéressante et vivante. Conrad Lavallée, lecteur de l’Outaouais, fit une présentation des plus appréciée sur les différents niveaux de service.

En après-midi, de nombreux et vibrant témoignages complétèrent cette enrichissante rencontre.

Un gros merci à tous les participants ainsi qu’à ceux qui auraient aimé participer, mais qui étaient sûrement eux-mêmes à ce moment, dans le service.

Une culture Urantienne!

Jean-Claude Lafrenière
Saint-André-Avellin, QC

[Durant la thématique à Drummondville du 14 mai 2016, Jean-Claude nous a chanté ses compositions personnelles inspirées du « Livre d’Urantia ».

Ses compositions antérieurs ont paru dans les Réflectivité suivants : #296, juin ; #297, juillet ; #298, sept et #299, oct. 2016]

Une nuit, je me surprends à fredonner un air quelconque, et des mots se rapportant au « Livre d’Urantia » s’y glissent agréablement.

Je me lève pour noter le flot de mots qui s’intègre naturellement à l’air de musique que j’ai en tête.

Les textes reposants sur des airs connus, ou à peu près, permettrait à chacun chacune de les chanter, de se les approprier.

Voici donc ma prochaine composition :

Quoi de plus approprié, pour raconter l’histoire merveilleuse de la transmission des textes de la 5e Révélation d’époque que de prendre pour support mélodique, le bel et flamboyant « Hymne national américain ».

  1. Situation de lieu : Chicago
  2. Climat linguistique anglophone : USA (Prononcé à l’anglaise : You, Ess, ay).
  3. Situation dans le temps : début 19xx.
  4. Le décor : dans une maison quelconque, on imagine facilement un groupe en discussion, activité plus ou moins sociale, mais avec thèmes très élevés, proposés.
  5. C’est dans ce terreau très prometteur, que les Révélateurs proposent les textes, « à étudier pour améliorer leur bonne compréhension ».
  6. Le ton mélodique mélodramatique du paragraphe suivant m’invite tout naturellement à y mettre le paquet. Des mots tels que valeur, fascicules, ardeur, mission, tout cela me semble bien approprié.
  7. Et la simple conclusion qui en découle : l’édition ; et la finale, rappelant le contenu de l’hymne national de la France : « Former vos bataillons… », et ajouté, la prescription des Révélateurs de former des groupes de lecture et d’étude avec l’expression « bataillons de lecteurs ».

Sur l’air de :
« Hymne national américain »

Titre : La transmission

Chicago, USA. / Début du vingtième siècle,
Un groupe, le dimanche / s’assemblait pour discuter.
Un beau jour ils amènent / des textes à étudier,
Pour améliorer / leur bonne compréhension.
Ils vivent toute la valeur / de ces riches fascicules,
Et avec grand’ardeur / poursuivent leur mission.
Plus tard il leur fut permis / d’en tirer une 1e édition,
Et puis l’ordre de former / des bataillons de lecteurs.

Saviez-vous que ?

Devenir membre en règle de l’Association Urantia du Québec (AUQ) est totalement volontaire.

Il y a trois avantages à être membre en règle de L’AUQ :

  1. En étant membre en règle, vous avez une influence directe sur l’orientation de l’Association par le biais de votre vote lors des Assemblées générales.
  2. Vous avez l’opportunité de vous impliquer plus activement en faisant partie du Conseil d’administration ou en devenant responsable d’un comité.
  3. L’adhésion à notre Association locale vous octroie de facto, celle de l’Association Urantia Internationale (AUI).

Membres et non-membres ont droit aux mêmes activités organisées par les différents comités, mêmes tarifs (s’il y en a), et mêmes privilèges.

Il en est ainsi depuis la création de l’AUQ en juillet 1997.

Nous satisfaisons ainsi ceux qui ne sont pas à l’aise à payer leur cotisation, et, ceux qui par leur apport en devenant membre en règle, désirent contribuer à la mission du « Livre d’Urantia » et celle de l’AUQ.

Cependant, la raison principale pour devenir membre en règle de l’Association est d’avoir l’opportunité de servir.

Aimer c’est servir
Association Urantia du Québec

Citations…

« La religion grecque avait un mot de passe : “ Connais-toi toi-même ”.

Les Hébreux centraient leur enseignement sur “ Connaissez votre Dieu ”.

Les chrétiens prêchent un évangile visant à “ la connaissance du Seigneur Jésus-Christ ”.

Jésus proclama la bonne nouvelle “ Connaissez Dieu et connaissez-vous vous-même comme Fils de Dieu ” »

Fasc. 5:4.8 (p.67.6)

Ma traversée du désert avec le Livre d’Urantia (1e/2)

Gilles Brien
Laval

J’avais pensé à un autre titre. « Mon chemin de croix avec le Livre d’Urantia » aurait fait l’affaire aussi. Mais j’aime bien l’image de la traversée d’un désert pour illustrer mon parcours avec le LU. Un désert peut être un endroit plein de vie. En tout cas, c’est un endroit plein de défis. Au début, on est jeune, on est plein d’énergie, on fonce, même si le désert devant nous ne nous fait pas peur. On croit que le seul fait d’apporter le Livre à quelqu’un suffira pour les convaincre. On est certain que la Vérité parlera pour elle-même. Mais la Vérité est comme un mirage. La Vérité a aussi la fâcheuse habitude de déplaire aux gens quand elle se présente toute nue. On préfère la couvrir. Mais je m’écarte. Ce que je veux dire, c’est que la mission importante et inconsciente que plusieurs mènent au quotidien pour faire découvrir à leurs frères et sœurs le LU est une tâche aussi colossale et désespérante que de traverser un désert. On dit que Moise et son peuple ont tourné en rond 40 ans dans le désert avant de trouver leur chemin. Pour ma part, cette année marque mes 40 ans comme lecteur et je n’ai pas encore trouvé la voie de sortie. Non pas que je tourne en rond. Mais la direction que j’ai prise depuis longtemps ne me laisse pas le choix. Il n’y a plus de demi-tour possible. Comme le dit l’auteur Paulo Coelho : « Celui qui s’engage dans le désert ne peut revenir sur ses pas. Et quand on ne peut revenir en arrière, on ne doit se préoccuper que de la meilleure manière d’aller de l’avant. »

J’ai passé par tous les arrêts possibles sur la route du lecteur d’Urantia. Au premier arrêt, après une première lecture, on se dit « Wow ! ». Puis on range le livre et on passe à autre chose. Je me rappelle des premières années. J’ai offert le livre à des prêtres, des collègues, des profs d’université ! J’essayais de convaincre tout le monde. J’ai même offert le livre à ma belle-mère à mon mariage ! Je partageais alors les mêmes sentiments d’effervescence naïve et de certitude que les membres du forum en 1955 lorsque le livre a été publié. Des exemplaires de la 5e Révélation avaient été alors expédiés à des institutions célèbres comme le Vatican et la Bibliothèque du Congrès. On croyait que le Livre suffirait à établir sa propre véracité dans le cœur de celui qui le lirait et que POUF ! la lumière se ferait ! Puis avec les années, les mirages disparaissent. Beaucoup de lecteurs passionnés vont oublier le livre et passer à d’autres courants spirituels. Au bout de 5, 10 ou 15 ans, poussé par les épreuves de la vie, on se remet à prier, à chercher. C’est parfois chez plusieurs le moment d’un réveil spirituel. C’est aussi souvent le moment où, curieusement, le livre refait son apparition. C’est le deuxième arrêt. On bouge. On commence à s’engager. On change.

[…suite et fin, à venir dans le prochain Réflectivité…]

Vous faites partie de la communauté!

Normand Laperle
Lévis

J’aimerais souligner le fait que vous lisez présentement la 300e édition du Réflectivité.

Le premier Réflectivité — « Volume 1, No 1 » — a été publié en novembre 1982. Le premier article s’appelait « L’heure est venue ». C’était signé par Guy Hévey. On publiait trois fois par année : automne, hivers, et printemps.

« Dans ce temps-là… », comme on dit, les ordinateurs commençaient à peine. Il n’y avait pas d’internet public. Il n’y avait pas encore de disque rigide. On devait changer de « disquettes » à chaque instant pour continuer à travailler.

On pourrait penser que ces gens se sentaient à l’étroit, qu’ils étaient courageux de vivre avec si peu. Mais, en réalité, ils se considéraient à la fine pointe de la technologie. Fini les dactylos. On pouvait devenir notre propre maison d’édition. De là le Réflectivité. Ils se voyaient chanceux et privilégiés de vivre ces moments « palpitants ».

En 1982, Emma Christensen est décédée. Elle avait 92 ans. Elle était la dernière personne à avoir fait partie du « groupe de contact » — les six témoins directement en contact avec le dormeur, — au temps de l’arrivée du « Livre d’Urantia ».

« L’association Urantia » n’existait pas encore à ce moment-là. Il n’y avait que la Fondation d’Urantia et le Brotherhood (qui changera plus tard pour le Fellowship).

La toute première traduction du « Livre d’Urantia » original a été faite en français. Elle est sortie en 1963 sous le nom de « Cosmogonie d’Urantia ». Elle était faite en trois volumes. C’était un « format » non autorisé par la Fondation, et c’est en 1982 que la première version française, en un seul volume (version autorisée), est sortie.

Les lecteurs du « Livre d’Urantia » avaient l’impression très forte d’être dans les touts débuts d’une ère nouvelle.  

Plusieurs choses se sont passées depuis ce temps-là. En réfléchissant au chemin parcouru, on se demande ce que l’avenir nous réserve. Le futur reste à construire. Ce qu’il contiendra dépend de nous.

*****

Il y a une différence entre désir et volonté. Tant que ça reste un désir, rien n’est réel, rien ne s’actualise. Le désir, c’est un vouloir qui n’est pas encore accompli, pas encore mis en action. Dès que « le désir se met en action », il devient une « volonté », quelque chose d’actualisé, quelque chose d’accompli, de réel, qui existe, qui « est ».

Que voulons-nous « être » ? Que voulons-nous « devenir » ? La réponse à ces questions dépend de nos choix, de ce que nous allons décider de mettre en action. Tout part de notre vouloir, notre volonté.

Il existe une communauté de lecteurs du « Livre d’Urantia » « typiquement québécoise » ; et le bulletin Réflectivité en est le témoin, le reflet, la réflexion, la réflectivité.

Les articles qui meublent le Réflectivité sont les nôtres. Elles témoignent de ce que nous sommes et devenons à travers le temps.

Depuis les débuts de cette communauté, certains changements se sont faits dans la conscience des lecteurs. Ces changements sont encore en évolution en ce moment même.

En lisant les anciens bulletins, on peut déceler certains de ces changements. On voit la personne (en général) passer de « lecteur » à « étudiant », à la personne qui « accepte » les nouveaux concepts, à la personne qui « amorce » une transformation intérieure, à la personne qui « vie » les enseignements du « Livre d’Urantia ». Le verbe a suivi une transformation pour en arriver à s’accomplir. Le désir s’est mis en action. Le désir est devenu un « je veux ». Une nouvelle réalité apparait, émerge. Je suis — ce que « je veux » être. Tout part du « je » qui « veut ». Le « je » s’actualise par le « veux ».

Pour aller au bout de cette séquence, il faut ajouter qu’il en résulte un « moi mental » et un « moi spirituel » (l’âme). On comprend que tout part de « ce que je veux être — et devenir — en tant que personne, consciente d’elle-même. »

*****

Je me suis étendu assez large. J’ai fait de gros détours et toutes sortes de contorsions dans mes propos. C’était « un plaisir » d’échanger et de partager avec vous.

J’aimerais conclure en disant, n’hésitez pas à écrire des articles dans le Réflectivité, peu importe son contenu. Faites un petit geste vers nous. Nous voulons vous connaitre. Faites-vous voir. — Vous faites partie de la communauté.

Le passage de Cathy Jones

Gaétan G. Charland
Ste-Sophie

Cathy Jones, un véritable exemple d’engagement et de service nous a quitté. Elle fut cofondatrice de l’International Urantia Association et son premier directeur. Cathy est décédée le samedi 17 septembre à l’âge de 91 ans, suite à des complications causées par une chute lui ayant brisé la hanche lors de son arrivée en Chine pour y vivre avec son petit-fils. Elle fut rapatriée chez elle en Arizona où elle a rendu l’âme aux bons soins de son ange.

Un service commémoratif sera célébré le lundi 10 octobre au Cimetière Veterans Memorial en Arizona. Il y aura une cérémonie de célébration de sa vie ou les témoignages d’amis et de collaborateurs y seront lus.

Pour vous qui l’avez connue et qui désirez participer à l’éloge de sa vie qui sera lu lors de cette cérémonie, faites-moi parvenir votre témoignage à gaetan.g.charland@gmail.com

[N.D.L.R. : Un erreur s’est produit dans la publication de cet article. Il aurait du paraitre dans le Réflectivité d’octobre.

Si vous voulez en savoir plus sur Cathy Jones, une « Édition spécial » du Tidings (présentement en anglais, prochainement en français) est sortie le 18 octobre 2016, en hommage à sa contribution personnelle à la cause du « Livre d’Urantia ».]

« L’amitié avec Dieu »

Paul-Yvan Deléglise
L’Ancienne Lorette

Bien avant la parution récente de Réflectivité (#299 d’octobre), vous aviez signalé la possibilité d’accès sur internet à un petit volume : « L’amitié avec Dieu » Roberte et moi, nous avons lu d’un seul trait les réflexions, qui y sont contenues, sur la prière et l’adoration.

Cette lecture nous a aidés grandement à mettre en pratique ce que tente de nous enseigner sur ces sujets le vaste Urantia.

Un texte magnifique de Peter Holly paru, dans : Le JOURNAL, Vol 20, no 1, fasc. 2013, p.1-12, avait déjà retenu notre attention, mais notre pratique de la prière et de l’adoration a été grandement alimentée par les textes simples et touchants contenus dans « L’amitié avec Dieu »

Merci à l’AUQ pour votre démarche, merci pour avoir réussi à ce que soit mis à la disposition de quiconque cette magnifique invitation au contact avec Dieu par la prière et l’adoration !