Mot de la présidente

Line St-Pierre
president@urantiaqc.org

« Il y a dans le mental de Dieu un plan incluant toutes les créatures de ses immenses domaines, et ce plan est un dessein éternel d’occasions favorables sans bornes, de progrès illimité et de vie sans fin. Et les trésors infinis de cette carrière incomparable récompensent vos efforts! » Fasc.32:5.7 (p.365.3)

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais il me semble que les mois reviennent très vite et voilà que Normand Laperle, éditeur du Réflectivité m’interpelle pour le prochain message de la présidente!

Que vais-je écrire pour ce numéro ? Nous sommes dimanche 28 octobre et je suis revenue du Pérou hier matin.

En avril dernier, lors du congrès international qui s’est déroulé à Amsterdam, j’ai été invité par l’Association Urantia du Pérou à participer à leur congrès national à Lima. Le thème choisi était : « La pratique de la fraternité est-ce une utopie ou une faisabilité ? »

Réfléchissant à cette proposition, mon cœur ne pouvait qu’être interpellé à accepter cette invitation. La conférence que j’ai présentée avait pour titre : « La fraternité des femmes ~ Soyons les serviteurs de tous. »

Ce qui me préparait à ce voyage faisait encore partie de mon cheminement, mais sachons que pour chacun de nous le plan divin est déjà établi, il s’agit simplement de « être attentif » à ce qui se présente dans notre vie, ce qui nous est offert et de l’embrasser. Ce programme de progression sans fin est différent et unique en opportunités de service pour nous tous. Il faut sortir de cette zone de confort qui nous maintient, expérimenter l’inconnu et décider de servir.

Inspirons-nous les uns les autres.

« L’amour de l’aventure, la curiosité et la peur de la monotonie – ces traits inhérents à la nature humaine évoluante – n’ont pas été mis là simplement pour vous agacer et vous ennuyer durant votre bref séjour sur terre, mais plutôt pour vous suggérer que la mort n’est que le commencement d’une carrière d’aventures sans fin, une vie perpétuelle d’anticipations, un éternel voyage de découvertes. » Fasc.14:5.10 (p.159.6)

En tant que responsable du Comité de la femme pour l’AUQ, j’ai eu une douzaine de rencontres avec des Québécoises à explorer pourquoi si peu de femmes lectrices du Livre ne s’intéressaient pas aux réunions que l’association organisait ou ne souhaitaient pas faire partie de groupes d’étude. Pour ces femmes, après trois ans d’exploration sur le sujet, le temps de disponibilité n’était plus favorable pour continuer dans ce projet. Documentant nos réunions, elles étaient de temps à autre publiées dans le Tidings. En 2012 on m’a sollicité à la Fondation de Chicago et depuis 2014 je facilite des retraites avec mes collaboratrices anglophones et nous participons aux congrès Urantia dans le monde à faire des ateliers.

Comme je soumets des articles avec les impressions des participantes après chacune de ces rencontres et qu’ils sont publiés dans le Tidings et dans la Lettre de nouvelles de la Fondation et par la suite traduits en espagnol, de là, j’ai reçu une autre demande d’une étudiante du LU qui souhaitait que pendant ma présence au Pérou après avoir donné ma conférence au congrès, que je rencontre des femmes non lectrices du Livre d’Urantia à Máncora, situé à 1165 KM de Lima pour leur parler de spiritualité, de l’importance qu’a la femme dans le plan divin, de leur valeur en tant que filles de Dieu et de leur beauté intérieure, tout cela placé en elles par Dieu pour leur bien-être et leur bonheur ici sur terre.

Une autre expérience enrichissante de pouvoir partager avec des frères et sœurs en Dieu mon cheminement, ayant comme point central, les enseignements du Livre d’Urantia et m’apportant toujours de nouvelles significations.

« Le but de l’éternité est en avant ! L’aventure d’aboutissement à la divinité se présente devant vous ! La course à la perfection est engagée ! Quiconque le veut peut y participer, et une victoire certaine couronnera les efforts de tout être humain désirant courir la course de la foi et de la confiance en s’appuyant à chaque pas sur les directives de l’Ajusteur intérieur et sur la gouverne du bon esprit du Fils de l’Univers, qui a été répandu si libéralement sur toute chair. » Fasc.32:5.8 (p.365.4)

Un petit mot sur la « Présentation grand public du Livre d’Urantia » à Montréal

Normand Laperle
Lévis

Comme vous le savez, cette présentation a eu lieu le 14 octobre 2018 à la Bibliothèque et Archives Nationales du Québec au centre-ville de Montréal. L’activité a eu lieu de 13h00 à 15h45.

Derrière le livre, il y a une communauté de lecteurs. C’est une main tendue vers le grand public pour non seulement faire connaitre le « Livre d’Urantia » (« LU »), mais aussi faire connaitre la communauté des lecteurs, moins connue.

Je vous fais une présentation plus technique et organisationnelle qu’émotionnelle.

Il y eu deux heures de présentation du Livre, suivie de 45 minutes de discussion avec le public. L’assistance était composée d’environ douze (12) lecteurs faisant déjà partie de groupes d’études. Se sont ajoutés quatre (4) nouveaux (tous des femmes), dont trois connaissaient déjà le « LU » et une (1) ne le connaissait pas. Pour ma part, quatre nouveaux c’est un peu décevant. Mais il ne faut pas s’attendre à la perfection la première fois. Il faudrait voir ce qu’on eut faire pour améliorer ce compte.

J’ai beaucoup aimé les présentations qui ont été données par Line St-Pierre, Gaétan Charland, Marc Belleau et Robert Cadieux; tous membre du CA de l’AUQ. Les présentations étaient style témoignage, ayant chacune une particularité : Line était axée sur l’administration, Gaétan sur le côté scientifique – factuel de la révélation, Marc était axé plus sur le côté mental – philosophique et Robert sur le côté spirituel. Un très bel arrangement. Il y avait de quoi sensibiliser tous les goûts et intérêts.

Durant la période de discussion, nous avons eu droit à des témoignages — de la part des nouveaux — sur leur parcours spirituel individuel et quelques feedbacks sur la présentation. La personne qui ne connaissait par le « LU » est partit durant les discussions. Nous n’avons pas eu son témoignage ou feedback.

Derrière la salle, il y avait une grande table avec surtout — majoritairement — de la documentation gratuite. Il y avait aussi quelques exemplaires du « LU ».

J’ai trouvé que ça fait un beau départ, mais il faut aller plus loin. Qu’avons-nous eu ? Qu’est-ce qu’on pourrait améliorer ?

Dans l’avenir, il va y avoir beaucoup d’occasions pour faire des présentations-introductions de toute sorte du « LU ». Ça fait une belle base de travail.

Je crois qu’il faut investir temps et argent à se développer une expertise ici au Québec, dans la présentation grand public pour faire connaitre le « LU », mais aussi, aller chercher de nouveaux lecteurs pour se joindre à nos groupes d’étude.

Il faut commencer quelque part, ensuite s’améliorer.

Bravo au CA de l’AUQ pour cette initiative.

Adoration et prières…

Khatabe Ndiaye
Sénégal

Concernant l’adoration, au sens le plus élevé, c’est une technique de contact avec le Père Universel et de découverte de sa nature spirituelle. N’oublions pas que le Père Universel est la source du « plan d’aboutissement » 7:4.4 (p.85.5). Il garde dans sa nature inscrutable l’image de l’homme éternel, de ce que nous serons dans l’éternité, de l’homme parfait.

Lorsque nous prenons un contact d’adoration, notre Personnalité Divine — don du Père Universel — différente de notre moi humain, nous met en contact avec cette portion de Dieu exclusive que nous deviendrons dans le futur et cela provoque un ressourcement de notre âme qui reçoit de nouvelles révélations de la nature de Dieu, de nouvelles forces et aptitudes à investir dans l’expérience de la fraternité avec les hommes.

Tous les êtres de la création adorent Dieu parce que d’une manière ou d’une autre cela leur fait découvrir de nouveau la nature spirituelle de Dieu. C’est par l’adoration que le Père Universel applique le plus son « plan d’aboutissement ». Relisons les « plans de perfection divine » 7:4.1 (p.85.2) et interrogeons-nous sur la manière dont le Père Universel fait sa part du travail.

Pendant ce contact, aussi bref soit-il, Le Père opère des changements et installe sa lumière révélatrice dans notre âme. Nul ne peut connaitre le Père sans passer par le Fils Éternel, ou dans notre cas personnel, sans passer par notre Personnalité Divine qui est à l’image du Fils Éternel.

Cela montre tout l’intérêt d’adorer, de le faire intelligemment et ensuite de se mettre au travail dans l’action fraternelle et le service, sinon ces vérités resteront au niveau de notre âme et ne descendront pas dans notre conscience humaine. C’est fort de tout cela que je peux utiliser le moindre temps libre, pour prendre un contact adoratif. Au début de mon éducation sur les vérités du livre d’Urantia je suis passé par les différentes phases de soif de connaissances sur tout ce qui se rapportait à Dieu et à la réalité de sa création. Et cela m’a conduit inévitablement à un comportement de plus en plus intérieur, à l’acceptation de vivre ma vie intérieure avec Dieu et à arriver en fin de compte à ce stade de contact d’adoration de plus en plus répété.

Étant né dans une société musulmane où la prière est naturelle depuis le bas âge, il ne m’a guère été difficile d’accepter la prière dans mon expérience religieuse, mais la révélation d’Urantia a donné une nouvelle portée et un nouveau sens à mes prières. Je prie Dieu autant à titre personnel, que pour le progrès des cadres humains, peuples, nations et planète, conformément à la volonté de Dieu, telle qu’elle est mise en œuvre par les différents départements du gouvernement planétaire.

Après avoir puisé des vérités, forces et énergies dans mon contact d’adoration avec le Père Universel, c’est vers le Fils Universel que je me tourne chaque fois que nécessaire et prie pour avoir la force de caractère et le courage nécessaire pour affronter les différents obstacles sur la voie de la progression spirituelle. Toutes les prières des créatures montent vers le Fils Éternel qui, en relation avec l’Absolu de Déité est la source des valeurs exprimées dans toute la création. En se privant de l’habitude de la prière, on se prive également d’une partie importante du ministère secourable du Fils Éternel. Ne nous y trompons pas, c’est Dieu qui nous change et Il le fait en vérité — Sa Vérité.

Il convient donc de développer dans notre formation et dans celle de nos étudiants, la nécessité de prier, car c’est un contact direct avec la Source Centre Deuxième qui s’établit ainsi. Après nous avoir demandé de naitre spirituellement et de faire progresser notre nature humaine vers notre nature spirituelle, Dieu nous offre aussi les outils de notre développement : l’adoration et la prière. Les deux sont liées en Dieu et en nous. C’est réellement Dieu qui nous change et qui change aussi les cadres de vie des hommes et le monde entier. Jésus : “Tout arbre qui n’aura pas été planté par mon Père sera enlevé”. L’orgueil des hommes les a conduits à une civilisation matérialiste mais la sagesse de Dieu rectifiera toutes les dysharmonies après avoir laissé passer les délais de miséricorde nécessaires.

Bonne volonté à tous dans l’adoration et la prière.

Chronique de Taxibarman

Louis Prud’homme
Laval

Comment transmettre les enseignements du Livre sans parler du Livre.

Un défi, auquel je crois d’autres lecteurs sont confrontés, c’est celui de rendre compte de notre vision urantienne du monde sans dévoiler l’origine de nos convictions. Il faut bien l’avouer : à l’extérieur du cercle des lecteurs, justifier une décision ou même une simple opinion en faisant référence au Livre peut nous attirer des regards d’incompréhension ou d’incrédulité; parfois inquiète, souvent totale. La seule référence au fait d’avoir la foi suscite souvent la méfiance dans certains cercles.

Dans mon billet précédent, je vous ai raconté comment, au travers d’une discussion avec un client [NDLR : de taxi] j’ai pu lui glisser à l’esprit une interprétation personnelle d’un concept urantien très simple : fais ce que tu crois juste en toute sincérité et laisse le bateau aller sans jamais perdre le cap! Tu n’es pas responsable de toutes les catastrophes de la planète!

Sans jamais parler du Livre, je lui ai quand même rappeler une notion fondamentale : même s’il y avait un bouton « reset » sur l’homme ça n’y changerait rien : l’homme est ce qu’il est. Sa conscience de soi, de son intérêt personnel de base, le pousse à intervenir sur son environnement. Avec les conséquences que l’on connaît. Mais sans ça, il ne serait qu’une bête attendant pendant des générations que le poil lui pousse naturellement pour se protéger du froid!

Bestiole parmi les plus fragiles du règne animal, nos ancêtres ont dû s’unir, former des clans et faire preuve d’intelligence pour survivre à la nature; et de ruse pour survivre aux autres hommes!

L’aventure de l’homme n’est pas exempte d’erreur et d’horreur mais elle est le fruit recherché par le créateur : la naissance, à partir de la matière, de nouvelles consciences originales pouvant rejoindre la grande famille cosmique saturée de créatures parfaite. Ou presque.

Si je veux poursuivre une relation avec un interlocuteur quelconque et partager avec lui nos recherches spirituelles, je réserve le Livre pour la fin! Il est préférable de s’en tenir aux grands principes de bases de la spiritualité : Amour, Fraternité, Partage,

À mon avis, pour contrer le défaitisme ambiant, il n’y a que l’espoir. L’espoir que l’effort personnel n’est pas vain. L’espoir dans l’aventure humaine, dans l’incroyable défi de la civilisation : bâtir la Cité de l’Harmonie! C’est pas pour demain la grande ouverture mais il faut bien commencer à un moment donné! On à déjà commencé d’ailleurs, depuis longtemps. Ça n’avance pas vite et c’est normal.

La Terre/Urantia est un peu comme une pouponnière à âmes. D’où l’importance que la simple part que chacun d’entre nous, selon ses qualités, peut apporter à la réussite du plus grand défi posé à la face de l’univers : transformer de la poussière d’étoile en créatures capables de reconnaître leur créateur!

L’homme est une drôle de créature. Aime le et il s’améliorera. Si tu le dénigres, il se refermera. Si tu l’ignores il deviendras jaloux. Ça s’applique à soi-même autant qu’à autrui.

Redonner l’espoir en un monde où, malgré les apparences, chacun a sa place; si il n’y met, ne serait-ce qu’un peu, de bonne volonté.