Union des religions par la spiritualité pure

Normand Laperle
Lévis

Le cul-de-sac actuel dans les religions
du monde

Le dictionnaire Larousse définit la religion comme un « ensemble déterminé de croyances et de dogmes définissant le rapport de l’homme avec le sacré. Un ensemble de pratiques et de rites spécifiques propres à chacune de ces croyances. » En lisant cette définition, on est confronté à une évidence. Si on part des croyances, des dogmes et des pratiques, ce n’est pas demain la veille qu’on verra toutes les religions du monde s’unir en une seule.

Une autre évidence m’apparait aussitôt : ce n’est pas en essayant d’aplanir les croyances, les dogmes et les pratiques que les religions vont pouvoir se réunir pour n’en former qu’une seule. C’est mission impossible. Il faudrait partir d’ailleurs.

En disant « ailleurs », je ne pointe pas nécessairement le « Livre d’Urantia ».

Le « Livre d’Urantia » utilise une subtilité très intéressante pour faciliter cette union : il redéfinit le mot « religion ». Il propose que la religion soit vue comme une démarche personnelle plutôt qu’institutionnelle. Ce qui se colle étrangement à la définition que je me fais de la « spiritualité ». Cette ressemblance pourrait faire partie d’un autre article plus tard. Pour le besoin particulier de cet article, je vais m’en tenir à présenter la « spiritualité pure ».

Parlons de spiritualité

Ce qui peut rallier tout le monde autour d’une seule religion, ce n’est pas nécessairement quelque chose de plus haut : un autre système de croyance ou religion. Ça pourrait aussi être quelque chose de plus bas : quelque chose de plus fondamental à tout ce qui existe déjà dans nos religions. Le mot clé ici est « fondamental ».

Je propose d’examiner la possibilité que ce quelque chose soit la notion de « spiritualité pure ». Pure, dans le sens de « base ». Pure dans le sens de « essence ». Pure, aussi, dans le sens de « simplicité ».

Recherche pour définir la spiritualité

En fouillant dans les livres spirituels et théologiques des librairies religieuses, je découvre qu’il n’existe pas de livre qui définit la spiritualité à son état pur. Les spécialistes qui vivent dans ce milieu, prêtres, religieux et théologiens, semblent parfois prendre le mot spiritualité et spirituel pour acquis; comme si tout le monde saurait de quoi il s’agit. En fait, il en est tout autrement.

En creusant plus à fond dans ma recherche, j’ai fait une découverte étonnante. Tous ceux qui ont essayés de définir la spiritualité reconnaissent d’emblée que ce n’est pas facile. Plusieurs avouent directement que ce n’est pas définissable. D’autres tentent des définitions qui diffèrent d’une personne à l’autre. Au final, chacun a sa définition. En autre mot, personne ne sait exactement.

Je vous présente la citation suivante où les théologiens eux-mêmes avouent leur désarroi. : « Parce qu’elle est habitée par le Vivant, la spiritualité est elle-même vivante. C’est peut-être ce qui la rend si difficile à cerner. Tout essaie de définir de près [la spiritualité] et d’en faire ressortir une définition opérationnelle adéquate ne peut garantir qu’une chose : une fausse représentation de la complexité, de la profondeur et de la fluidité de la spiritualité. » (Titre du livre : « Reconnaître la spiritualité des tout-petits », Éliane Champagne [docteure en théologie pratique], Éd. Novalis, (2005) p.22.) (Le gras est de moi).

Une première prise de conscience :
Si chacun a sa définition de la spiritualité, la mienne peut être aussi bonne que celle de n’importe qui.

Après avoir creusé une bonne quinzaine de livres religieux dans le but de cerner la spiritualité, je fais un autre constat. Il existe plusieurs livres du style suivant : « L’histoire de la spiritualité chrétienne » (Auteur : Bernard Peyrous [Prêtre, théologien et auteur de plusieurs livres dans ce domaine], Édition : de l’Émmanuel). À mon sens, ce livre aurait dû s’appeler « L’évolution historique des croyances chrétiennes ». L’auteur semble confondre « spiritualité » et « croyances ».

Après tous ce parcourt, je suis finalement revenu au « Livre d’Urantia » pour continuer ma recherche. Malheureusement, ce dernier ne contient aucune définition spécifique au mot « spiritualité » ou « spirituel ». Il faut donc creuser …et faire nos propres découverts.

Pourquoi je raconte tout ceci ?

Il me semble qu’il n’y a personne, à l’extérieur du « Livre d’Urantia », qui tient compte d’une réalité très précise de la spiritualité : « La gravité spirituelle » dont parle abondamment le « Livre d’Urantia ».
Cette nouvelle notion change tout…

La spiritualité pure

Andon et Fonta, qui ont vécus il y a 1 million d’années (500 000 ans avant l’arrivée du Prince planétaire) étaient suffisamment spirituels pour se réveiller sur les mondes morontiels. Comment expliquer ça ?

Une chose est certaine : pas besoin de cours de théologie pour arriver au même résultat. Pas même besoin de savoir lire ou écrire. Encore moins appartenir à une religion ou d’accomplir des rites spécifiques. Pas besoin d’adhérer à des croyances dogmatiques.

La spiritualité, c’est quelque chose de super simple. C’est inhérent à ce que nous sommes. L’humain est naturellement construit pour être spirituel. Un peu comme un sixième sens. On n’a pas à lutter pour devenir spirituel. On n’a qu’à se laisser aller comme un enfant et saisir ce qui se manifeste en nous.

Le Pull-Push [en français : Attire-Pousse]

Il existe une « Gravité spirituelle » qui prend son origine dans le Fils éternel : « La pure et universelle gravité d’esprit [gravité spirituelle] de toute la création, ce circuit exclusivement spirituel, ramène directement à la personne de la Source-Centre Seconde au Paradis. » (81.6) 1:1.1.

Toute personne ressent cette gravité dans son for intérieur. Elle incite une personne à se spiritualiser. La personne se sent attirée [« Pull »] par une force [subtile] qui vient la chercher de l’extérieur. Un jour, l’enfant fait un geste qui a une valeur spirituelle. Sur notre monde, c’est alors que l’Ajusteur arrive. Après quoi la personne ressent une nouvelle force : la poussée [« Push »], qui émane de l’intérieur vers l’extérieur.

On ne peut pas avoir plus pure que ça en terme de spiritualité. On se sent attiré et/ou poussé vers cette source universelle. C’est la base de la base.

Andon et Fonta l’ont ressenti. Les jeunes enfants le ressentent. Les athées le ressentent. Au début c’est inconscient chez une personne. En centrant son auto-conscience sur son for intérieur, ça peut facilement devenir conscient.

Sentir l’attirance de la gravité spirituelle. Sentir la poussé de l’Ajusteur. Et suivre. C’est ça vivre de la spiritualité pure.

Changement à la vice-présidence de l’AUQ

La direction

Normand Laperle a été élu à la vice-présidence de façon intérimaire (jusqu’à l’assemblé générale de 2016), suite à la démission de Luciano Camellini (pour des raisons personnelles).

Les quatre membres actuels au CA de l’AUQ sont : Maurice Mignault à la présidence, Normand Laperle à la vice-présidence (intérimaire), Robert Cadieux au secrétariat et Marc Belleau à la trésorerie. Les postes exécutifs au CA de l’AUQ sont des postes élus. Ils sont d’une durée de deux ans chacun, avec un maximum de 2 mandats successifs. Chaque année deux nouveaux postes sont renouvelés par élection au moment de l’assemblé général annuel. En 2016, ce sera les postes de vice-présidence et secrétariat qui seront renouvelés. Le poste actuel à la vice-présidence est considéré comme intérimaire et ne compte pas comme un mandat.

L’humilité

Réal Demers
Laval

« Là où il y a humilité, il n’y a plus d’humiliation » (« En parlant d’Épictète », par Jacques Sénéchal, dans Le bonheur philosophe). En effet, au milieu de l’incompréhension des autres, tu sais que ces derniers ne peuvent t’atteindre avec leur attitude égoïste si la bonté en toi est plus que suffisante pour contrer leurs assauts.

Si les autres nous blessent en critiquant l’image que nous voulons que les autres aient de nous-mêmes c’est que nous tenons à cette image. Quand on n’a pas d’orgueil, on ne peut être blessé dans son orgueil, nous dit Krisnamurti. Il en est de même quand on a tout donné, on ne peut rien nous prendre de plus. Il s’agit là d’un idéal de vie; il ne faut pas désespérer si on ne peut s’y installer complètement. Il est cependant bon de savoir que le bonheur est d’autant plus grand qu’on approche de cet idéal. « Quand on se prive de tout, on finit par ne manquer de rien » selon un de mes beaux-frères.

Quand on sait que la vie n’est pas vraiment remplie que par le don de soi, on ne perd plus de temps à rechercher ailleurs des satisfactions passagères. En effet, chercher des consolations auprès des personnes qui nous entourent, risque souvent de n’apporter que déceptions, car la vraie consolation en nous arrive que lorsque nous consolons les autres. On peut alors comparer nos états d’âme à un puits qui déborde, parce que pour déborder, un puits doit d’abord être plein, et seule cette plénitude fait que l’eau est en abondance, assez pour en donner à qui en veut sans risquer d’en manquer.

Pendant qu’on console les autres, on sent la consolation qui s’installe en nous, venant de l’Esprit divin qui nous inonde de son amour et par nous, déborde vers les autres qui ne sont pas encore conscients de cette richesse intérieure qui se trouve en chacun d’eux. Cet Esprit divin, se sentant temporairement incapable d’envahir les autres par l’intérieur, passe par nous pour voler vers eux qu’il ne peut atteindre autrement et nous laisse ce doux sentiment de faire du bien autour de soi. En effet, c’est la conscience de la grandeur de son âme qui nous permet d’accepter les tâches de services les plus humbles sans se plaindre de ne pas en obtenir de notoriété ou de reconnaissance de la part des autres.

Lettre d’Haïti :

Rapport promis sur les livres d’Urantia reçus en Haïti

De : Joseph Bruny (Haïti)
(Pour le Groupe des lecteurs
du Livre d’Urantia en Haïti)

A : Line St-Pierre

Chère sœur

Je dois commencer par m’excuser d’avoir pris tout ce temps avant de t’envoyer le rapport promis. Mais comme on dit « mieux vaut tard que jamais. »

Nous remercions sincèrement la Fondation Urantia et l’Association Urantia du Québec pour les livres qu’elles nous ont aidés à trouver en Haïti.

Ces ouvrages nous ont aidés énormément et nous sont d’une grande utilité, car avant l’arrivée de ces ouvrages, les intéressés se réunissaient et partageaient la lecture ensemble dans un ou deux ouvrages qui étaient disponibles. Maintenant les lecteurs du groupe d’étude ont la possibilité de posséder leur propre ouvrage. Grâce à la valeur recueillie pour les livres, additionnée par notre faible contribution, le groupe a pu payer un espace dans un hôtel pour se réunir chaque dimanche de 3 h à 6 h pm.

Près d’une vingtaine de livres d’Urantia a été vendue, malheureusement les acheteurs ne sont pas tous des lecteurs réguliers, cependant nous espérons un impact favorable dans le futur, vu les gens qui nous questionne sur Le Livre d’Urantia sont les élites des religions organisées, les ésotéristes et les universitaires.

Les ouvrages sont toujours bien arrivés et la dernière boite apportée par notre frère Joseph Bruny est bien venue. Nous allons faire de notre mieux pour que la Cinquième Révélation soit bien connue en Haïti. Frères Nelson et Garry remercient particulièrement notre frère et ami Gaétan pour la nouvelle édition française d’Urantia qu’il leur a envoyée.

Concernant le congrès qui s’est déroulé à Sherbrooke, la bonne nouvelle a été reçue d’après le rapport de notre frère Bruny. Tout le groupe des lecteurs du Livre d’Urantia d’Haïti vous salue, vous est réellement reconnaissant et compte vous rencontrer lors du prochain congrès qui se tiendra.

Le parlement des religions du monde

Normand Laperle
Lévis

Du 15 au 19 octobre 2015, se produira…  à « Salt Lake City » (dans le Utah, U.S.A.), un congrès international au nom de « Parlement des religions du monde ». 10 000 personnes provenant de 80 pays différents sont attendues. 50 religions y seront représentées, dont l’« Association Urantia International ».

Depuis 1993, cet événement a lieu, tous les cinq ans, dans une grande ville internationale : Chicago (U.S.A.) en 1993; Cape Town (Afrique du Sud) en 1999; Barcelone (Espagne) en 2004; Melbourne (Australie) en 2009.

A chaque fois, on discute des questions de l’heure sur notre planète. Cette année, les thèmes choisis sont : les questions climatiques et environnementales, la guerre, la violence et les discours de haine, et de l’inégalité économique. Les conférences seront suivies d’ateliers de discussions.

La journée du 15 octobre sera réservée en entier pour entendre le point de vue des femmes sur ces sujets et d’autres sujets qui les touchent plus particulièrement.

C’est une occasion d’affirmer que la paix sur notre planète est encore possible par l’ouverture à l’autre, l’écoute, le dialogue et l’amour de notre prochain; bref, par une réelle démarche spirituelle. À nouvelle rencontre l’assistance est en croissance.

La Fondation, le Fellowship et l’Association d’Urantia auront un kiosque conjoint à cet événement (comme ils le font d’ailleurs depuis 1993). Et encore une fois, plusieurs lecteurs du « Livre d’Urantia » de toutes les parties du monde, dont le Québec, convergeront vers cet événement unique en son genre.

Dans un prochain Réflectivité, vous aurez le plaisir de lire, de première main, nos impressions. A bientôt…

Conférence de l’Association Urantia International à Sherbrooke

Gilles Brien
Laval

On dit que les rencontres dans la vie sont comme les vents. Certaines nous caressent, d’autres nous jettent par terre. La conférence de l’AUI de cet été 2015, au cœur de l’Estrie, a été marquée par un ouragan de rencontres inoubliables et de nouvelles amitiés. Des gens de 19 pays étaient représentés. Plus de 225 personnes ont pu participer à la conférence. Malheureusement, des dizaines d’autres ont vu leurs demandes de visas refusés par les autorités canadiennes. Voici les pays qui étaient représentés : Colombie, France, Suisse, Belgique, Allemagne. Hollande, Ukraine, Estonie, Finlande, Suède, Angleterre, Sénégal, Congo, Haïti, Pérou, Grèce, Corée, États-Unis, Mexique, Chine et… Canada. Personnellement, j’ai été vivement impressionné lorsque, le premier soir de la conférence, à l’ouverture des plénières, le maître de cérémonie, Guy Perron, a invité les gens à se présenter au micro. Entendre autant de langues, de noms et d’accents différents m’a bouleversé. Voir autant de visages étrangers, de lecteurs provenant des 4 continents (il manquait l’Australie) m’a comblé de joie et de surprise. Toutes les couches d’âge étaient représentées, et c’est ce qui m’a le plus étonné. Le plus vieux participant, un ancien membre du Forum, avait probablement beaucoup plus que 80 ans. Et il y avait neuf enfants, certains moins de 2 ans.

Parmi mes plus belles rencontres pendant la conférence, les deux pianistes féminins, la Russe Yulia Lebedeva (à gauche) et l’Américaine Rebecca Oswald (à droite). Leurs performances musicales fort appréciées de tous ont donné un aperçu aux participants de ce à quoi peut ressembler la musique des sphères! Un succès sur toute la ligne, ce congrès.