Mot du président

Maurice Migneault
urantiamaurice@gmail.com

Le présent est à toi

Il vous est sûrement arrivé de regretter le « bon vieux temps », la vigueur de la jeunesse passée ou les moments de vibrante passion. Il vous arrive sûrement d’être en désaccord avec nos choix de société tout en gardant votre façon d’agir. Il vous arrive sûrement de remettre à plus tard des projets, de reporter des actions ou des tâches à faire. Rassurez-vous, vous n’êtes pas les seuls. Est-ce une mauvaise attitude ? Pas du tout, ce n’est que le cours naturel des choses. Mais comment s’inscrit la Cinquième Révélation d’époque dans ce contexte humain ?

Elle nous apporte de grandes connaissances sur nos origines et la richesse de notre histoire. Si chaque génération devait réinventer la roue, la marche de l’humanité pour le progrès social et spirituel se ferait d’un pas bien lent. Pour maintenir une croissance constante, on se doit de garder que ce qui a le plus de valeur et laisser derrière les choses obsolètes tout comme l’a fait Jésus par son aversion pour les dogmes et les rituels sans valeur. Par son implication sociale, il nous apporta des exemples pratiques sur la façon de gérer notre quotidien, notre présent, pour en tirer des expériences valables pour nous et nos frères.

Oui, le présent est à nous, même éphémère et transitoire. Mais si nous attendons la veille de notre départ pour semer le sac de grain que nous avons reçu à notre arrivée ; il sera trop tard. Dans ce présent qui nous appartient, avons-nous déjà épuisé toutes nos ressources, est-ce que nous utilisons bien les opportunités qui nous sont offertes d’aider nos frères, d’apporter notre contribution, implication et ressources pour la diffusion de cette grande Révélation ? Est-ce que nous pouvons en faire un peu plus, même un tout petit peu plus ? Nous n’aurons jamais la chance de revenir pour reprendre le temps perdu. C’est à nous de faire de ce présent un trésor de croissance.

Troisième lettre …

Réal Demers
Laval

[La 1er : « lettre d’amour d’un grand-papa à ses enfants et à ses petits-enfants devenus grands » est parue dans le Réflectivité #297, juillet 2016 ; La 2e : dans le Réflectivité #298, septembre 2016]

Le « Château de l’oiseau blanc », caché au fond d’une vallée, au milieu des neiges éternelles, parmi les plus hautes montagnes, joue à cache-cache avec ceux qui le cherchent. La pureté de l’air qu’on y respire récompense l’effort de l’avoir cherché, mais comme un mirage, il est toujours caché derrière une crête que nous n’avons pas encore contournée.

Puisque personne ne l’a jamais vu, toutes les hypothèses sont encore valides. On peut lui donner la splendeur qu’on veut ; il peut ainsi servir de modèle aux pâles réalisations qu’on en fait, belles tant qu’on ne les a pas complètement bâties, bien limitées dès qu’on déclare les avoir terminées. C’est toujours la partie inachevée qui donne de la beauté à l’ensemble.

Tout rêve est plus grand que sa réalisation, mais, sans rêve, il n’y a aucune réalisation. C’est là la beauté de chaque être humain : il est plein de rêves et il a construit, avec le temps, quelques ébauches découlant de ses rêves, juste assez pour entrevoir ce qu’il pourra faire, plus tard, dans un temps à venir.

Ce n’est pas moi qui, le premier, ai parlé du Château de l’oiseau blanc, mais je suis emballé par ce qu’il nous fait comprendre. En raison du nombre incalculable de siècles où les humains ont rêvé, parlé de leurs rêves aux autres, réalisé en partie ce qu’ils avaient imaginé, il est bien improbable qu’à notre époque on trouve un lieu où personne n’a jamais accédé avant nous.

C’est donc avec grand plaisir que j’emprunte les sentiers des autres, quand le paysage est beau, qu’il a un aspect champêtre, qu’il me pousse au dépassement par l’effort qu’il m’impose et qu’il offre le plaisir de respirer l’air pur des hauteurs.

Les sentiers auxquels je pense offrent de nombreuses haltes, mais jamais de fin. Même s’ils ne sont pas neufs, même s’ils sont anciens au point de ne pas savoir quand ils ont été parcourus pour une première fois, le regard que j’en ai est toujours neuf. Ainsi, le sentier où partent mes pas renaît encore, neuf comme autrefois tout en gardant la variété des perceptions de ceux qui l’ont parcouru au cours des âges.

Cependant, les chemins des autres c’est beau, car cela nous évite les écueils que les autres ont contournés, mais ont ainsi confinés aux objectifs de ces derniers qu’ils ont poursuivis pour leur propre bien.

Mais, tôt ou tard, il finit par arriver que je sente le besoin d’aller où il n’y a plus de sentier, là où les hautes herbes et les fougères ne se rangent pas sur le côté pour me laisser passer. Même si les sentiers des autres sont vécus différemment par moi, ils me conduisent là où les autres avaient besoin d’aller ; il me faudra, un jour ou l’autre, m’aventurer là où personne n’est venu, au moins, là où le passage est assez ancien, là où les herbes et les fougères ont repris toute la place.

*****

Les vaines recherches incitent à chercher encore et encore, car, lorsqu’on a trouvé, on cesse de chercher. Les vaines recherches aiguisent l’imagination, fouettent l’ardeur, donnent au visage un rayonnement qui jaillit de l’intérieur et illumine le milieu ambiant. Les vaines recherches gardent notre âme jeune, même si le corps se voûte avec le temps et la peau se plisse comme l’écorce d’un vieil arbre. Les vaines recherches nous poussent à aller plus loin ; les recherches, tant qu’elles sont vaines, nous incitent à suivre le filon, à y mettre une attention accrue, à mieux nous préparer pour la suite des choses.

Finalement, la quête de sens ne se révèle qu’après avoir parfois longtemps erré, que pendant une pause que nous avons dû prendre, faute de savoir où aller. Il se peut alors que les réponses que nous cherchions dans l’agitation se révèlent à nous, à la manière d’une illumination, conscients que notre action, loin de nous y avoir conduits, nous a probablement empêchés de les recevoir. L’action nous y prépare, mais c’est sans le silence du repos que les réponses arrivent.

Cela se passe un peu à la manière de celui qui conduit son auto : pendant que les sinuosités de la route requièrent toute son attention, il ne peut, en même temps, admirer le paysage. On peut accéder à un beau paysage par la conduite en auto, mais une fois arrivé, il faut s’arrêter pour en contempler toute la beauté.

*****

Il m’est souvent arrivé de voir un oiseau blanc, est-ce l’oiseau blanc du château ? Je ne le sais pas, mais je l’espère ! Je guette ses allées et venues y cherchant une direction à prendre, mais le château demeure toujours dans le futur, dans l’imaginaire du futur.

Parfois, plusieurs jours passent sans oiseau blanc, puis le revoilà quand je ne l’attends plus : il a l’air de savoir que je le regard, il me semble que son vol est alors plus léger, qu’il effectue un ballet dans les aires justes pour que je le regarde plus longtemps.

Mais si la présence de l’oiseau blanc n’était pas une invitation à le suivre ; si, au contraire, l’oiseau blanc me révélait par sa présence que le château est ici, qu’il le voit et qu’il veut me le montrer. En effet « le Château de l’Oiseau Blanc » est invisible et inaccessible, parce que celui qui le cherche s’y trouve déjà. Comment pourrions-nous voir la maison dans laquelle nous demeurons ? Posté à la fenêtre, l’observateur découvrira un arbre, une rivière, un paysage. À l’intérieur, seuls les murs, le sol et le plafond seront visibles, mais pas le Château. « Le Château de l’Oiseau Blanc est en nous. (…) Il a toujours été là » (Cosey, 1981, dans « Kate », la 7e BD de la série Jonathan).

*****

On a souvent tendance à chercher à l’extérieur ce qui est en nous, à nous lancer dans l’action afin de mieux comprendre notre être, à courir après des plaisirs à la recherche de bonheur, à couvrir de bruits notre silence intérieur, à s’imaginer que la vie est action tandis qu’elle est d’abord être.

L’action est nécessaire au mieux vivre, mais elle ne doit jamais se substituer à la contemplation ; l’action ne prend son sens que pour mettre en œuvre ce qui a d’abord été contemplé dans la sérénité de son cœur.

Il y a un paradoxe dans le fait qu’une quête extérieure nous ramène inlassablement vers l’intérieur, que c’est dans l’agir qu’on découvre l’être. C’est le « Je pense donc je suis » de Descartes qu’on exprime chaque jour de notre vie. L’être se contemple quand on est dans un état passif réceptif. En effet, la contemplation n’est possible que dans le silence de son cœur, elle est antérieure à la pensée qui est déjà un début d’action, cette dernière étant l’ébauche d’un plan qui peut aboutir en gestes concrets de réalisation.

C’est dans l’action qu’on se révèle à soi-même et aux autres, qu’on révèle notre être, car sans être, il n’y aurait pas d’action. Mais, même si l’action révèle notre être, ce dernier reste toujours insaisissable. C’est notre château en croissance dont la splendeur est surtout due à son devenir, c’est notre forteresse inexpugnable en raison des frontières du moi, c’est notre jardin secret en gestation de la vie future qui, comme une fleur, s’épanouira en son temps.

Quand on cherche à saisir l’être, on touche à la matière par laquelle il s’exprime, mais on n’arrive pas à le saisir. C’est seulement par la contemplation qu’on peut percevoir l’être ; si on aime quelqu’un pour lui-même, on comprend cela ! Réal

Voyage en Israël, 2016

Brigitte Cave
Tahiti polynésienne

À mes très chers frères et sœurs dans l’Esprit.

Voici maintenant un mois que nous sommes rentrés de notre pèlerinage au pays de Jésus, et ce fut un voyage fabuleux, merveilleux et inoubliable. Je me sens encore vibrer dans cette belle énergie d’amour fraternel, vivifiée et remplie de gratitude. Les mots n’ont plus d’importance dans ces moments spirituels si profonds et uniques. Ce qui m’a le plus touché, c’était notre célébration de l’Anniversaire de Jésus au mont Hermon, le jour même de sa naissance, soit le 21 août qui fut un moment unique et sublime dans l’union de nos âmes. Notre Maître Jésus était réellement présent avec nous pour ce jour spécial et tout au long de notre pèlerinage, nous étions dans la paume de Sa Main, marchions sur Ses pas ainsi que sous la protection de tous nos anges bien-aimés. Il y a eu des moments très forts en émotions ou remplis de larmes de compassion et d’amour qui remplissait mon cœur. Merci Père, merci Jésus, merci à notre Divine Ministre et à notre grande famille de l’univers.

Je remercie chacun et chacune du « Jesus Team 2016 », pour tout l’amour que nous avons eu les uns envers les autres, sans oublier notre dynamique sœur et guide Diane Labrecque pour sa grande sagesse et patience envers nous, ainsi qu’à notre dévoué et bienveillant frère Gabriel Rymberg [N.D.L.R. : Résident de Nazareth, Israël. Traducteur en chef du « Livre d’Urantia » vers l’hébreu. Voir http://www.urantia.org/news/2014-07/behind-scenes-hebrew-translation-project].

Je suis rentrée chez moi à Tahiti, ressourcée et pleine de courage et de force pour accomplir avec amour la volonté de notre Père Céleste, et apprendre à nouveau de Jésus de Nazareth les plus grandes vérités que tous les mortels d’Urantia puissent jamais entendre — l’évangile vivant de la paternité de Dieu et de la fraternité des hommes.

Avec tout mon amour fraternel,

Votre sœur polynésienne dans l’Esprit

[Note du « Jesus Team 2016 » : Ce voyage, en français et en anglais, sera à nouveau offert en 2017, du 20 avril au 5 mai. Ne manquez pas cette occasion unique de vous immerger dans l’environnement même où notre Maître — Jésus Christ Micaël — a vécu. Cette expérience ne peut que vous rapprocher de Lui en vivant vous-mêmes pendant deux semaines là où Il est né et a vécu. Pour informations, contacter Diane Labrecque à dianelabrecque@sympatico.ca ou Guy Perron à guyperron3@gmail.com ]

Le livre, L’amitié avec Dieu…

Line St-Pierre
Ste-Sophie

Vous est-il déjà arrivé d’échouer une tentative de contact pour partager « Le Livre d’Urantia », sans passer pour hurluberlu ou extraterrestre ? Dans l’enthousiasme du moment on oublie de regarder l’autre et ses besoins et par un manque de raffinement et de tact on l’inonde de tout notre savoir sur Dieu, sur Jésus, sur l’univers, sur la vie après la mort sans même considérer, ni même respecter où l’autre en était rendu dans sa réflexion sur ces sujets.

Voici ma trouvaille.

En avril dernier j’ai reçu le livre « Friendship with God », et un après-midi je me suis assise pour voir ce qu’il en découlait. Après avoir tourné une page après l’autre, quatre heures plus tard, j’en avais terminé la lecture ! J’ai immédiatement pensé qu’il serait bien de le traduire en français pour partager le message réconfortant, inspirant et ennoblissant que Dieu n’est pas une légende urbaine, mais qu’Il habite bel et bien en chacun de nous et que beaucoup de personnes pourraient bénéficier de cette écriture que Kaye & Bill Cooper, — lecteurs d’Urantia de très longue date — ont pris pour partager de manière simple, leur compréhension de communiquer, de se rapprocher et de communier avec Dieu.

J’ai communiqué avec eux au Texas pour leur demander la permission de traduire le livre et à mon grand étonnement, Kaye m’a informé qu’il était déjà en français, mais qu’elle n’avait pas les fichiers français ni les coordonnées du traducteur. Après plusieurs communications et recherches, l’AUQ a mis la main sur la version française avec la bénédiction de celui qui l’avait adapté en français.

Depuis que j’étudie les enseignements du Livre d’Urantia, j’ai compris qu’il est plus favorable de prendre les gens où ils sont rendus dans leur réflexion, d’augmenter ce qu’ils en comprennent, et que l’Esprit divin qui les habite fera aussi une partie du développement.

De cette manière, j’ai envoyé le document PDF par courriel à plusieurs personnes de mon entourage, sachant qu’ils recherchent avoir une relation personnelle avec le divin et ne savent pas toujours comment s’y prendre. Une de mes sœurs m’a répondu qu’elle a fait suivre le livre à plusieurs amis qui sont en cheminement. N’est-ce pas ce qui est souhaité ? Que nous nous rapprochions de Dieu et que Dieu se rapproche de nous ? Tout doucement sans faire de bruit la révélation fait son sillon chez ces gens !

L’amitié avec Dieu et ses cent trente-sept pages se retrouvent sur le site de l’Association Urantia du Québec (http:// www.urantia-quebec.ca/), en cliquant sur le lien « Publications » et l’option « Textes des lecteurs ». Il peut être téléchargé en document PDF et vous y avez accès selon votre bon gré.

Une culture Urantienne!

Jean-Claude Lafrenière
Saint-André-Avellin, QC

[Durant la thématique à Drummondville du 14 mai 2016, Jean-Claude nous a chanté ses compositions personnelles inspirées du « Livre d’Urantia ».

À la page 3 du Réflectivité #296 de juin 2016, il nous raconte son expérience plus en détail, que je résume ici.]

Une nuit, je me surprends à fredonner un air quelconque, et des mots se rapportant au « Livre d’Urantia » s’y glissent agréablement.

Je me lève pour noter le flot de mots qui s’intègre naturellement à l’air de musique que j’ai en tête.

Les textes reposants sur des airs connus, ou à peu près, permettrait à chacun chacune de les chanter, de se les approprier.

Voici donc ma prochaine composition :

Un air me trottait obstinément en tête, sans pouvoir l’identifier. Je me rends chez un marchand de disques, et lui chuchote quelques notes. Il part aussitôt et me revient avec un disque compact : « Sospiri, de Cecilia Bartoli. C’est le premier morceau au verso. Handel : « Lascia la spina cogli la rosa », tiré de « Il Trionfo del Tiempo e del Disinganno » ». Je n’y comprends rien, mais c’est ma toune.

Voilà comment mon aventure a commencé. Une nuit, j’ai l’air en tête à nouveau, mais cette fois, des mots s’insèrent facilement sur le phrasé mélodique. Et voilà ma première composition réalisée.

Sur l’air de Handel :
« Lascia la spina cogli la rosa »
https://www.youtube.com/watch?v=ZFsK3peaGAQ

Sur l’air de Handel :
« Lascia la spina cogli la rosa »
https://www.youtube.com/watch?v=ZFsK3peaGAQ

Titre : Trois valeurs

La beauté,

La vérité,

Ainsi que la bonté,

Du Père universel ;

Trois valeurs

D’une génération future,

Prendra comme inspiration.

[Aide mélodique :       – : note blanche,

                                       * : note croche)

mi (-)      mi (*)     mi (-)
mi (-)      fa (-)       fa (*)      fa (-)
ré (-)       sol (-)      fa (*)      fa (-)       mi (-)      etc.]