Mot de la présidente

Line St-Pierre
president@urantiaqc.org


« La reformulation de la religion de Jésus doit développer un nouveau symbolisme adéquat.

Il faut que les hommes modernes trouvent un symbolisme approprié à leurs nouveaux idéaux, à leurs nouvelles idées et obédiences en expansion. Ce symbole supérieur d’une plus haute civilisation doit surgir de la vie religieuse, de l’expérience spirituelle. Ce symbolisme supérieur d’une plus haute civilisation doit être basé sur le concept de la Paternité de Dieu et contenir le puissant idéal de la fraternité des hommes. » (966.1) 87:7.6

Dans ce que nous propose une Brillante Étoile du Soir de Nébadon, je comprends que le seul véritable bonheur pour nous sur terre est notre participation active à vivre la fraternité des hommes, sachant que nous sommes tous issus de la même essence divine. Le plan du Père est déjà tout tracé et la route de la fraternité y est incluse, il ne reste qu’à y ajouter notre collaboration. Nous sommes responsables de tous ces cadeaux qui ont été mis en nous afin de nous transformer et de devenir la meilleure version de nous-mêmes pour notre accroissement spirituel et pour notre bonheur éternel.

Quelle est la signification que nous donnons à notre vie, ne voulons-nous pas tous être heureux et vivre longtemps en santé ? C’est quoi le bonheur, où se trouve-t-il ? Il est là le bonheur, il est partout à chaque détour de notre existence. Il se situe là où notre idéal de vie est de vouloir sincèrement participer au plan infini de servir la fraternité, de voir au bien-être de nos frères en Dieu, en apportant un peu plus de lumière aux autres, tout en pensant à l’esprit intérieur qui habite ces personnalités.

Nos potentiels sont illimités, mais le doute entache trop souvent notre capacité à agir, focalisant sur nos insuffisances plutôt qu’à ce que nous avons à offrir.

L’intention avec laquelle nous agissons sera toujours prise en contrepartie par l’Ajusteur qui nous habite et Il en fera quelque chose de plus grand, de meilleur et de plus beau.

Je nous souhaite le bonheur!

L’économie de la souffrance – dans la fabrication de l’égo – et la progression de l’âme

Louis Prud’homme
Laval

Au cours du dernier déjeuner commémoratif soulignant l’anniversaire de naissance Urantien de Micaël, j’ai partagé avec plusieurs personnes certaines réflexions et conversations que j’avais eues récemment, avec un ami bouddhiste notamment.

Des réflexions inspirées grandement, mais pas uniquement, par les enseignements du « Livre d’Urantia ».

Line me demanda de partager ces pensées avec les lecteurs du Réflectivité.

Alors donc…

Je travaille depuis longtemps avec le public ; soit à titre d’artiste, de guide, de serveur-barman et plus récemment comme chauffeur de « Téo Taxi ».

En plus, je suis plutôt sociable, donc je croise pas mal de monde et souvent je rencontre des gens lucides, mais pessimistes. Pas seulement des jeunes paranoïaques ou des vieux grognons nostalgiques. Des gens qui, même si ça ne va pas si mal pour eux-mêmes, se désolent de « l’état du monde ».

Un de ces clients rencontrés au hasard (un « animoriste » bien connut) me fit remarquer après quelques minutes de conversation amicale prise dans le trafic à chialer sur les différents drames de l’heure : Trump et l’écologie, Trump et le racisme, Trump et les disparités économiques, Trump… et les travaux routiers qui ne finiront jamais à Montréal.

Il me dit donc, en riant, que ça prendrait un bouton « reset » sur le genre humain! J’ai ri avec lui, mais je lui ai répondu que ça ne changerait pas grand-chose puisque l’humanité est condamnée à « pédaler dans la bouette » de toute façon.

L’humain, mâle ou femelle, ne peut pas se satisfaire de son sort, de sa condition et donc de faire des bêtises. C’est dans son programme de base. L’homme cherche soit à accepter son sort, soit à brailler sur son sort, soit à améliorer son sort ; en toute conscience ou non. Et c’est là que ça se joue, à mon avis.

Ce ne sont pas tant les aventures ou les tribulations de la vie qui compte. La « réussite sociale » n’est pas qu’une question de $$$$$ ; c’est comment TOI tu joues le jeu de la vie.

Ce qui importe ce n’est pas tant d’espérer voir l’humanité, ou quiconque, de sortir de sa « bouette! ». « Everyone has his own shit ». [Traduction de la rédaction : « Tout le monde a sa propre merde »] (pas cité ainsi dans le LU!)

Ce qui compte c’est comment TOI tu pédales dans la « bouette! ». Comment TOI tu fais face à l’adversité. Il est préférable d’échouer en tentant d’accomplir quelque chose de noble et généreux que de réussir à se sauver avec la galette en écrasant tout sur son passage!

« Décourage-toi pas » du monde qui semble courir à sa perte. Fais la part qui t’est accessible ; pédales du mieux que tu peux!

Un bipède commun n’est pas un Homme, à moins qu’il n’en revendique le statut!

Bref… Je ne me suis pas rendu jusqu’à une dernière phrase avec mon illustre client ; et je ne peux me confesser de cette même dernière phrase qu’à des lecteurs du « Livre d’Urantia », car elle pourrait sembler illicite, mais c’est ce qui manque le plus en ce bas monde : la conscience personnelle de participer à une grande aventure cosmique!

Donc je ne me suis pas rendu jusque-là avec cet illustre « animoriste », mais j’ai discuté de cette anecdote avec un ami bouddhiste. Il y vit un parallèle avec le concept de samsara, qui est un genre de cycle de souffrance auquel on ne peut échapper.

Il est écrit dans le « Livre d’Urantia » « Ce qui assure la survie n’est pas tellement ce que le mental comprend, mais plutôt ce que le mental cherche à comprendre » Fasc.111:1.5 (p.1216.6). Il y a là une réflexion à poursuivre. Non ?

Je vous invite à partager sur ce forum vos impressions sur ce même thème. À bientôt!

Au revoir Guy !

Claude Flibotte
Sainte-Julie

C’est avec une tristesse dans l’âme que j’ai reçu la nouvelle de la mort de mon ami Guy Vachon.

Bien que ma foi en la survie par l’entremise de notre âme me réconforte et que je sache que je retrouverai Guy sur l’un des mondes des maisons, sa présence me manque déjà !

Il était comme un père spirituel pour moi et durant quelques années, j’ai pris plaisir à assister à son groupe d’étude de Brossard. Ce groupe très prolifique avait donné naissance, dû au grand nombre de participants, à deux ou trois autres groupes d’étude dispersés un peu partout dans la province dont le mien à l’époque, à Saint-Basile-le-Grand.

Je me souviens de la grande érudition de Guy au sujet de la révélation, mais surtout de son immense générosité, de son sourire communicateur et de sa charmante voix de basse qu’il m’a été donné d’entendre à plusieurs occasions. D’ailleurs, cette voix nous la garderons pour la postérité, car lors de la production audio française du Livre d’Urantia, il s’était gentiment prêté à l’enregistrement des fasc.105, 107, 109, 111 et 113.

Je profite de l’occasion pour remercier Marc Belleau, Roselyne de Baets ainsi que les deux autres personnes dont j’ignore les noms et qui avaient enregistré la quatrième partie du livre à la demande du père de Richard Lachance. J’avais eu, à l’époque, le plaisir de diriger cette équipe et de prêter ma voix à quelques fascicules. Pour ceux et celle d’entre vous qui n’ont pas ces enregistrements, ils sont disponibles sur le site de la Fondation, > Le Livre > Télécharger le Livre. Descendre ensuite jusqu’à la section « Téléchargement de livres en format MP3 ».

Mon frère et ami Guy, je te souhaite bon voyage vers des mondes meilleurs et je sais que nous nous retrouverons pour chanter à nouveau cette chanson de Félix Leclerc… « C’était un p’tit bonheur… »

Au revoir !

Vingt ans, ça se souligne

Gaétan Charland & Line St-Pierre
Hôtes du groupe Découverte.

 Il y a vingt ans cet automne que fut créé le groupe d’étude Découverte pour répondre aux besoins des étudiants du Livre d’Urantia de la région des Laurentides. Ce fut un début modeste qui commença avec la participation de quatre amis(es) qui jusqu’à ce jour, sont toujours présents aux rencontres hebdomadaires et qui a contribué au cours de ces années à la bonne marche de ce groupe. Nous avons exploré ensemble durant ces années et avec la participation de nombreux étudiants, de nombreux concepts, idées, vérités, faits historiques évolutionnaires, scientifiques, religieux et spirituels.

Nous avons aussi exploré et découvert de nouvelles méthodes de fonctionnement pour éviter la monotonie de la lecture séquentielle, mais aussi dans un désir profond de rendre les enseignements étudiés pratiques et vivants dans chacune de nos vies. Comme tous les groupes, il y a eu des hauts et des bas, des périodes où les étudiants étaient moins nombreux, d’autres périodes où il semblait y en avoir trop par rapport au confort, à l’harmonie et à la dynamique du groupe. Toutes ces périodes d’étude et d’apprentissage ont été enrichissantes et porteuses de nombreux fruits spirituels.

Aujourd’hui, après vingt ans d’existence, le groupe Découverte continue l’exploration des enseignements du Livre d’Urantia avec la participation de plus de quinze personnes et poursuit toujours son but d’étendre la conscience cosmique et de rehausser la perception spirituelle des participants.

Le groupe d’étude a aussi suivi le progrès technologique en offrant un accès virtuel à ses membres éloignés ou alors empêchés pour diverses raisons de participer en personnes aux rencontres.

Le succès de cette longévité : la poursuite d’un but spirituel, le respect dans l’écoute et le partage, le plaisir de découvrir ensemble la vérité là où elle se trouve, la sincérité des étudiants dans la poursuite d’une vie spirituelle, l’assiduité des rencontres, ses fréquences et l’accueil.

Bien entendu il y a d’autres facteurs qui ont contribué à la pérennité de ce groupe, c’est pourquoi l’Association Urantia du Québec offre des journées de formation pour les hôtes de groupe d’étude.

Extrait…

Le saviez-vous ?

  « Les hommes et les femmes ont besoin les uns des autres dans leur carrière morontielle et spirituelle aussi bien que dans leur carrière de mortel.

Les différences des points de vue masculins et féminins persistent au-delà de la première vie et dans toute l’ascension de l’univers local et des superunivers.

Même dans Havona, les pèlerins qui furent jadis des hommes et des femmes continueront à s’entraider dans la montée au Paradis.

Même dans le Corps de la Finalité, la métamorphose des créatures n’ira jamais jusqu’au point d’effacer les tendances de la personnalité que les humains appellent masculine et féminine.

Ces deux variétés fondamentales de l’espèce humaine continueront à s’intriguer, à se stimuler, à s’encourager et à s’entraider.

Elles resteront toujours mutuellement dépendantes de leur coopération pour résoudre les problèmes troublants de l’univers et triompher de multiples difficultés cosmiques. »

(Fasc.84:6.6; p.939:1)