Mot du rédacteur!

Normand Laperle
Lévis

Le Réflectivité est un bulletin à contribution volontaire. Nous n’avons pas de journaliste attitré qui va au-devant de la nouvelle pour la rapporter. Nous n’avons pas de spécialiste attitré pour développer et approfondir des sujets choisis. Les articles viennent de vous, de chacun de vous. C’est un concept d’affaire fragile. Mais le fait que ce concept fonctionne depuis maintenant 34 ans (depuis 1982) prouve que c’est viable.

À quoi sert un bulletin comme le Réflectivité ? Sans Réflectivité, on n’est pas loin du « chacun pour soi ». Le Réflectivité, exerce une force de cohésion : Il créer un sentiment d’appartenance et de solidarité. Il conduit à un sentiment de fraternité et d’amour.

Avec le temps, on s’aperçoit vite que, dans les profondeurs de l’être, nous parcourons tous le même chemin. La grande majorité d’entre nous allons dans la même « direction ». Tôt ou tard, nous passons tous à travers les mêmes épreuves et prises de conscience. Pour cette raison, nous avons avantage à partager ce que nous sommes avec les autres.

Le Réflectivité est un lieu de partage. Ce faisant, il est le reflet d’âme de notre communauté de lecteurs du « Livre d’Urantia ». Cette communauté évolue, elle avance. Le Réflectivité est le reflet de nos vies intérieures et spirituelles : nos quêtes de sens, nos espoirs, nos façons d’être et nos relations à Dieu.

Le « Livre d’Urantia » est un livre qui transforme des vies. Chacun de nous peut en témoigner. Il change notre façon d’être et de vivre. À partir de là, nous devenons, bien malgré nous, des modèles, des enseignants et des leaders. Nous influençons les gens autour de nous en témoignant de l’humain que nous sommes et de ce que nous vivons.

La force d’un groupe réside dans la diversité de ses ressources. Dans le partage, cette force se multiplie. Un petit geste peut parfois faire une grande différence. Nous avons besoin de vos partages.

Prochaine thématique…

Normand Laperle
Lévis

Commencez déjà à vous préparer pour la prochaine thématique qui aura lieu le dimanche 16 octobre 2016, à Drummondville. Le thème sera « Le service ».

Êtes-vous à l’aise avec ce thème ? Si je vous demandais d’écrire un article pour le Réflectivité sur le sujet, comment le développeriez-vous ? Ou encore, si je vous demandais de préparer un petit discourt de 10 à 15 minutes sur le sujet, de quoi parleriez-vous ?

Faites l’exercice. Mettez-vous devant une page blanche… et n’écrivez que les points à développer. Je ne vous demande pas d’écrire un article ni de préparer un discours pour vrai, mais en faisan cet exercice vous allez découvrir ou vous en êtes personnellement par rapport à ce thème. Lorsque vous viendrez à la thématique, vous aurez un bout de chemin de fait. Vous allez avoir des idées à partager. Vous allez être beaucoup plus attentif et réceptif à ce que les autres partageront, et ainsi enrichir notre perception.

Chaque personne a un « parcourt » de vie différent et unique ; de ce fait, le « partage » de chaque personne l’est aussi.

Venez partager avec nous, votre personne.

Deuxième lettre : « Le don de soi en guise de cadeau »

Réal Demers
Laval

[Suite de : « Première lettre d’amour d’un grand-papa à ses enfants et à ses petits-enfants devenus grands » paru dans le Réflectivité #297, juillet 2016]

Dans une première lettre, je t’ai expliqué que mon propos s’adresse à chaque personne qui en fait la lecture en raison de ce lien fraternel qui nous relie tous à l’Être infini, la Cause sans cause, le Père de tous les pères et même si cela est encore méconnu par plusieurs, la Mère de toutes les mères.

On reconnaît aisément le rôle de Père dans la Source de toutes choses, mais il convient d’ajouter que, selon Maurice Zundel, « tout ce qu’il y a de tendresse dans le cœur des mères n’est que l’écho lointain de la tendresse infiniment maternelle » qui émane de lui, car, directement ou indirectement, il est la somme de toute vie, de toute communion dans l’être et de toute expression dans l’agir.

Ce Dieu Père-Mère est sûrement plus que cela, mais c’est de lui la seule chose qu’on peut commencer à comprendre à travers notre expérience personnelle. En effet, la réalité ne nous est accessible que par nos aptitudes à la percevoir, mais on peut facilement penser qu’elle est toujours plus que nous en percevons.

Comme exemple, la réalité des couleurs de l’arc-en-ciel n’a de sens que pour nous qui percevons les couleurs tandis qu’une grande multitude de nos frères et sœurs les animaux n’en soupçonnent rien par manque de vision ; et pourtant, perçue ou pas, la couleur est bien là ; il en est assurément de même pour tout ce qui échappe à nos sens limités et à notre compréhension tributaire de nos capacités à percevoir le monde sensible.

Le sentiment de fraternité qui se dégage de cette déité parentale commune nous pousse à l’accueil de l’autre ; c’est ainsi que je viens m’adresser à toi dans toute la simplicité de mon cœur, cherchant à te communiquer la beauté que je vois dans la vie, admettant que le peu de beauté que j’en perçois n’est qu’un pâle reflet de la réelle Beauté qui veille sur nous tous.

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Le seul endroit où on peut écrire de belles choses c’est dans le cœur des gens, car seul l’humain emporte avec lui les belles choses du passé. Partout ailleurs, l’usure du temps fait son œuvre tandis que, dans le cœur des gens, une idée grandit pour peu qu’on s’en occupe.

De plus, c’est à l’encre d’amour que s’inscrivent les plus belles choses : ces idées persistent, croissent, prennent de la beauté et se répandent en contagion de proche en proche. Un écrit est alors comme une bouteille à la mer qui ne délivre son message que lorsque quelqu’un la trouve, un message qui, à la manière d’une semence, attend une terre fertile pour rendre à la vie du cent pour un.

Je ne m’attendais pas à commencer ma lettre de cette manière. On peut dire qu’il s’agit là d’un cri du cœur, d’un hors-d’œuvre, de quelque chose qui ouvre l’appétit pour le plat principal que j’ai préparé depuis déjà plusieurs semaines.

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En cette période de préparation à la fête de la Nativité qui s’en vient, où chacun est plus porté à prendre soin des personnes aimées, j’ai pensé à t’offrir ma réflexion sur la valeur d’un cadeau donné, sur la manière de le donner, sur l’importance de la communion fraternelle qui accompagne cette activité. Les citations qui se trouvent dans ce texte sont tirées du Prophète de Khalil Gibran.

« Vous donnez, mais fort peu quand il s’agit de vos possessions. C’est lorsque vous donnez de vous-mêmes que vous donnez vraiment ». Même les enfants, qui connaissent peu des choses de la vie, savent qu’un moment d’attention a plus de valeur qu’un simple cadeau, car l’attention qu’on lui porte ressemble à un manteau assez large pour envelopper deux personnes dans une même aire chaleureuse. Le don de ses possessions n’est pas suffisant, même s’il s’agit de biens matériels nécessaires comme le gîte, la nourriture et le vêtement.

L’attention qu’on porte en donnant le cadeau comprend le cadeau et une aura de bonheur qui embaume l’air environnant. Cette présence humaine est nécessaire pour donner de la valeur au cadeau et rendre heureux celui qui reçoit et celui qui donne.

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Mais le don n’est pas toujours fait pour les meilleures raisons ; on peut donner « pour susciter une reconnaissance et ce désir secret pervertit ces dons » ; certains peuvent aussi donner « dans la joie et cette joie est leur récompense » ; certains autres « donnent dans la douleur et cette douleur est leur baptême ».

Cela commence à être bien quand on est de « ceux qui donnent peu, mais le donnent entièrement. Ceux-là croient en l’existence et en la générosité de la vie, et leur fond n’est jamais vide » et cela est vraiment bien quand on est de ceux qui « donnent comme le myrte [qui] exhale son arôme dans l’espace de la vallée » ; ces derniers donnent à la limite de leurs moyens avec la seule préoccupation d’aider l’autre. Ainsi « Dieu parle à travers les mains de tels êtres et, derrière leurs yeux, sourit à la Terre ».

Quand le don est fait d’une manière désintéressée, dans le seul but de satisfaire au besoin de l’autre, il s’installe alors un sentiment de reconnaissance de la part de celui qui reçoit envers son bienfaiteur pour l’aide qu’il lui apporte ou le plaisir qu’il lui fait et de la part de celui qui donne envers son protégé, car ainsi il prend conscience de la place qu’il occupe dans la longue chaîne de donateurs qui vient des temps immémoriaux jusqu’à lui et qui va peut-être se poursuivre à travers celui qui reçoit, devenant, à son tour, un futur donateur.

Il faut savoir qu’il est impossible de ne rien devoir à personne, car, dans la réalité, il est plus vrai de dire qu’on doit tout à tout le monde.

Quand on y regarde de plus près, il est cependant plus juste de dire qu’on doit presque tout à une multitude de gens. Tout d’abord on doit la vie à tous nos ancêtres personnels, ensuite on doit nos conditions de vie matérielle et sociale à l’évolution des contacts humains dans l’histoire de tous ceux qu’on peut appeler collectivement « notre peuple ».

***

Nous vivons notre vie à la manière d’un poisson, nous déplaçant dans notre grand fleuve social limité par ses rives et rempli de l’eau qui vient de sa longue histoire du passé. En amont, c’est le passé jusqu’au ruisseau des premiers humains, en aval c’est le futur encore inconnu, mais qui poursuit sa marche le long des rives de plus en plus larges.

Il faut ajouter que le poisson est prisonnier de ces limites et du contenu des eaux dans lesquelles il baigne tandis que, pour nous, ces limites et ce contenu, en même temps qu’on y est contraint, on peut les modifier pour faire du futur un large fleuve tranquille ayant laissé loin derrière les remous sociaux vécus dans la crainte et où on a fait décanter les eaux boueuses du passé, perdant leur saleté et n’en conservant que leur pureté cristalline.

On est ainsi en même temps prisonnier des conventions sociales et agent de changement pour les générations à venir. Ce travail de changement consiste à vêtir de rêve ce qui manque à la réalité et, à force de patience, rendre réelle une partie de ce rêve.

Peut-être est-ce la période de l’année qui me pousse à parler ainsi, l’approche de Noël et de tout ce que ça contient de religieux. Cette fête représente le retour vers l’été avec les jours qui s’allongent lentement, l’évocation de la naissance d’un petit enfant, l’espoir de jours meilleurs avec une amélioration des gestes de fraternité entre les humains.

Cette fête, porteuse de rêves, nous pousse à en réaliser quelques-uns, nous encourage à meubler notre cœur pour offrir un nid bien chaud à la vie qui cherche à s’épanouir. Cette fête, je te la souhaite féconde dans tous les sens possibles, c’est là ce qu’à la manière d’un grand-papa je peux te souhaiter de plus beau.

Réal, décembre 2011

La fête à Micaël

Robert Cadieux,
Montréal

Nous nous sommes réunis encore une fois pour un pique-nique sur le Mont-Royal pour fêter la naissance de Jésus qui est né le 21 août de l’an -7 à midi, il y a 2022 ans. La rencontre était programmée pour 11h30.

Nous n’étions pas nombreux, car la prévision était à la pluie et elle est arrivée assez tôt vers 12h30. Tout de même, nous avons eu une belle rencontre avec de belles personnes. Nous sommes venus fêter, manger, s’amuser, discuter et chanter.

En 2013, au parc Angrignon, c’est avec Guy Vachon que nous avons commencé à chanter.

En fin de semaine, j’avais préparé un intermède musical qui n’a pas eu lieu, car on s’est retrouvé assez tôt à l’intérieur du chalet de la montagne. C’était un peu bruyant et pas tellement l’endroit pour chanter ensemble ; sauf si nous aurions été seuls, ce qui n’était pas le cas. Aussi, nos deux amis musiciens — Michel Robidoux à la guitare et Philippe Pillette à l’accordéon — ne pouvaient pas être là.

***

La vie c’est grandiose et peut-être que nous en sommes à peine conscients, parce qu’on perçoit peu les vraies réalités spirituelles. Toutefois, par la foi et par la perception consciente du ministère de l’esprit en nous, nous pouvons en devenir conscients.

Je pense que c’est en partie ce sentiment religieux, qui nous motive à nous réunir, à se retrouver ensemble dans une occasion comme le pique-nique d’aujourd’hui.

La mort physique ne sera que la fin d’une première étape, d’une carrière sans fin.

Voilà une partie de ce que Jésus est venu nous enseigner en venant vivre lui-même la vie humaine dans la similitude d’un corps physique.

Il est venu nous enseigner la conscience de Dieu dans l’évolution de la vie humaine et la poursuite de la vie dans la carrière universelle.

En fin de compte, nous sommes ici, dans notre vie humaine, pour développer notre conscience de Dieu. Et Dieu, qui est partout et au Paradis est aussi présent à l’intérieur de nous. C’est avec cette présence divine, notre Ajusteur de Pensée, que nous sommes destinés à fusionner et à devenir ainsi, une personnalité ascendante de l’univers. En attendant, en tant qu’humains vivant dans un corps physique ici sur la terre, nous sommes des fils et des filles de Dieu par la foi — ceci est le prélude de notre union avec Dieu.

Quelle chance nous avons. On vit ici (au Québec), sur la terre, dans une partie du monde en paix sachant qu’il y a bien des problèmes ailleurs. Ces problèmes sont encore liés aux luttes de pouvoir et à la religion. Le sentiment religieux qui est bien présent chez l’être humain l’amène à créer des religions et à convaincre tout le monde qu’ils devraient penser de la même manière et avoir la même croyance.

Il n’est pas aisé de chercher et trouver la vérité dans le tumulte. Pourtant on sait que la vérité existe et qu’elle doit nous guider.

Aujourd’hui, on fête l’anniversaire de Jésus qui est le représentant de la paix. Lors de ses apparitions, ses premiers mots étaient : « Que la paix soit avec vous ».

Une culture Urantienne…

Jean-Claude Lafrenière
Saint-André-Avellin, QC

[Durant la thématique à Drummondville du 14 mai 2016, Jean-Claude nous a chanté ses compositions personnelles inspirées du « Livre d’Urantia ».

À la page 3 du Réflectivité de juin 2016, il nous raconte son expérience plus en détail, que je résume ici.]

Une nuit, je me surprends à fredonner un air quelconque, et des mots se rapportant au « Livre d’Urantia » s’y glissent agréablement.

Je me lève pour noter le flot de mots qui s’intègre naturellement à l’air de musique que j’ai en tête.

Les textes reposants sur des airs connus, ou à peu près, permettrait à chacun chacune de les chanter, de se les approprier.

Voici donc ma prochaine composition :

J’ai d’abord hésité à accepter ce texte. Il me semblait que je soulignais trop l’état lamentable de notre condition humaine — malheur, divorce, justice questionnable, …

Quelques allusions positives — liberté, responsabilité, évolution, expérimentation, perfection, l’au-delà — m’ont enfin incité, à l’instar de Denise, mon amie, à apprécier cette version, ainsi que le rythme de cette mélodie, appréciée par ces dames…

Sur l’air de : « Pourquoi le monde est sans amour »

a) Pourquoi le monde est à l’envers ? — Pourquoi tant de malheurs sur terre ?
On ne peut plus se satisfaire. —
De son bonheur solitaire.
Avec liberté rime responsabilité —
En commun et en privé : la vérité !

b) La petite famille, son petit boulot, —
On s’éparpille, tête à chapeau.
Et le divorce bientôt nous force, —
À repartir tout à zéro.
Les rapports hommes femmes sont débalancés : —
C’est au plus fort la poche : bravo !

c) Pourquoi troquer sa liberté, —
Pour un peu de sécurité.
Esclave de la société, —
Prends le bord, la vie privée.
C’est l’évolution en expérimentations —
Pour aboutir au fond, à la perfection.

d) Pourquoi donc, Dieu n’intervient pas, —
dans chacun de ces cas.
Quand ça va, on n’y pense pas —
Ça prend le malheur pour nous mettre au pas.
Mais le Livre dit, que tout ça passera —
et qu’on se retrouvera, dans l’au-delà.