Mes impressions sur le congrès 2015 de l’AUI

Yvon Belle-Isle
Hawkesbury, ON

Bonjour à vous tous et toutes, lecteurs/trices de Réflectivité.

En premier lieu, je tiens à féliciter et à remercier Gaétan Charland et Line St-Pierre de leur grand dévouement à l’organisation, à la bonne exécution et surtout pour la réussite avec excellence de ce congrès international. Félicitations aussi à tous les membres du comité organisateur, qui eux aussi ont travaillé très fort à voir à ce que leur domaine de responsabilités soit bien réussi. Ce fut tout un travail d’équipe colossal, que de mettre tout cet événement en œuvre et de voir à ce que le tout de déroule bien, afin que les congressistes puissent vivre une expérience enrichissante. Que Dieu bénisse vos âmes!

Ce que je retiens du congrès, en est une expérience de partage, d’amitié et de solidarité d’une grande famille, marchant dans une expérience de vie fraternelle.

J’ai pu vivre une fraternité universelle, et constater que nous sommes tous des enfants de Dieu, ayant chacun/ne une relation unique avec son Dieu intérieur.

L’amour fraternel n’a pas de frontière ni de limite. Je me suis rendu compte qu’il y a une grande diversité de personnalités, de caractère, de langues et de nationalités, mais que c’est le même Dieu qui opère en chacun/ne. Quelle belle unité d’esprit et d’amour de Dieu qui étaient présents chez tous les congressistes.

En tant que bénévoles à l’accueil et à l’inscription, j’ai pu rencontrer et jaser avec beaucoup de visiteurs. Irène (ma femme), moi-même, ainsi que plusieurs autres bénévoles, avons eu le privilège de pouvoir être à leur service et voir à ce que leur séjour soit le plus enrichissant et agréable possible, suite à leurs besoins et demandes variés.

Plus je me rapproche de mon Dieu Ajusteur, plus je reconnais Sa grandeur, Sa portée internationale, voire cosmique et plus je peux apprécier Sa Personne comme étant le service, expression de l’amour. Dieu se donne tout à nous et Il veut que nous l’imitions. Il a été le premier à nous servir, alors servons comme Lui.

L’amour n’est pas l’amour tant qu’il n’est pas donné! Aimer c’est servir… avec plaisir… (C’est toujours plus le fun!).

Mes impressions du congrès Urantia

Guy Laurin
St-Roch-de-L’Achigan

Tout d’abord, j’aimerais remercier Line et Gaëtan et tous ceux et celles qui ont participé à l’organisation et la réalisation du congrès international d’Urantia ainsi que tous les participantes et participants qui y ont assistés, sur le thème de Progresser de l’humain au Divin, qui se tenait à l’université Bishop à Lennoxville.

Bien sûr pour progresser de l’humain au divin, on doit partir de l’enfance, et ce n’est pas toujours facile de nos jours d’élever des enfants et pour les jeunes parents il n’y pas de mode d’emploi, c’est en l’expérimentent, l’important pour les parents qui ont acquis un peu de sagesse et de compréhension, c’est de les aimer, leur donner de bonne valeur, le respect, le partage, la discipline, être présent du mieux qu’on peut, les encourager, leur donner confiance en qui ils sont. Ils seront mieux préparés pour affronter la vie quand ils grandiront.

J’ai bien aimé et apprécié les partages des participants qui parlaient de leur parcours de vie, comment ils en étaient venus à connaître Dieu et le livre d’Urantia à travers leur vie, et comment peu importe les situations de notre vie, l’ajusteur essaie de nous guider vers des choses meilleures, vers l’essence de notre vie et de notre être, pour nous amener à connaître son amour, sa bonté. Par la découverte de Dieu nous restons les mêmes personnes que nous étions avant, mais avec une meilleure compréhension de qui nous sommes et de l’avenir, c’est ce qui fait que nous voulons transmettre à nos semblables ce que nous avons découvert, et apporter les fruits de l’esprit dans notre vie, paix, amour, patience, tolérance, compréhension, bonté, celui qui a trouvé Dieu a tout trouvé.

J’ai pu constater un but commun à ce congrès, la recherche et la révélation du Père Universel dans une diversité de personnalité exprimé différemment, et aussi une fraternité amicale.

J’ai participé à quelque atelier, sur l’adoration, vie spirituelle et réalité quotidienne, le service outil de croissance, l’âme notre future identité.

Pour l’adoration nous en sommes venues à voir que c’est une façon de rendre grâce à Dieu pour tout ce qu’il nous a donné, pour ce qu’il est et établir un contact reposant avec lui, c’est une façon de reconnaître son amour, sa bonté dans un geste spontané, qui diffère de la prière qui est une demande pour nous ou pour les autres.

Pour ce qui est de l’atelier sur la réalité quotidienne et spiritualité nous avons regardé de quelles façons pouvons-nous mieux résoudre les problèmes de la vie quotidienne humaine ou divine et nous en sommes venu à voir que la meilleure façon c’est de de se relier à Dieu et spiritualiser notre pensée, lui demander qu’il nous donne la force, la sagesse et la compréhension pour régler les problèmes qui surviennent dans notre vie, et aussi en spiritualisant notre pensée les choses matérielles ou les problèmes qu’on avait avant vont avoir moins d’importance, on va dédramatiser les choses qui avant nous apparaissaient comme une montagne… il ne faut pas oublier, ce sont souvent nos problèmes qui nous ont conduits à Dieu, toute chose bonne ou mauvaise est là pour nous faire progresser.

Pour l’atelier, le service outil de croissance, nous avons partagé sur les différents services, comme faire du bénévolat, aider les autres en difficultés, et aussi donner selon le besoin et la capacité à comprendre des individus, Jésus disait qu’il est plus béni de donner que de recevoir, Jésus faisait du bien en passant, mais pour servir nos semblables ça doit être un service désintéressé, sinon, si on s’attend à quelque chose en retour qui peut être louable on peut être déçu, mais si on s’attend à rien et qu’on le fait sans attente, et bien notre récompense est là de faire du bien sans attente… parce qu’on le fait pour Dieu.

Pour l’âme, notre future identité, nous avons regardé comment nous pouvons la créer, c’est la liaison de notre pensée matérielle qui cherche Dieu et l’ajusteur intérieur qui révèle Dieu, la pensée matérielle est la mère et l’ajusteur intérieur est le père de cette nouvelle réalité qui est l’âme, l’âme pour croître a besoin de vérité, de beauté et de bonté, tout comme le corps a besoin de nourriture matérielle et l’intellect se nourrit de significations, la relation des trois nous amène à l’ensemble de la réalité et un équilibre.

C’est sur que l’esprit scientifique cherche un moyen de prouver l’existence de l’âme ou de Dieu et c’est tout à fait normal la science cherche des faits.

Mais pour celui ou celle qui a expérimenté la réalité de Dieu dans son âme, c’est une certitude, pour les autres c’est un exercice de foi, parce que Dieu et l’âme ne se prouvent pas scientifiquement, mais ça n’empêche en rien de le trouver dans son âme. On peut voir son visage physique à travers l’univers.

Ce fut un plaisir d’assister à ce congrès et je vous souhaite à toutes et tous de prendre soin de vos trois corps…

En toute amitié.

Bravo et merci!!

Réal Boucher,
Trois-Rivières

La terre tourne. Et dans son mouvement elle transporte tous ces chercheurs/res de Dieu.

Le Réflectivité de février 2019 montre bien ce va et vient du questionnement sur l’origine…énergie…Dieu…

Les lecteurs-lectrices de LU se complaisent allègrement au défilement des pages de la dite « révélation ».

Certains-certaines en ont plus de compréhension et d’intuition spirituelle partagée en langage LU dans les publications du « Réflectivité » … … …

Des novices de l’extérieur, (dont je suis, même après deux lectures de LU) demeurent étonnés/es, questionnés/es, même suspicieux/es…

Bravo et merci tout de même pour le travail à l’édition « Réflectivité ».

De l’intellectuel à l’expérientiel…

Guy Perron
Montréal

Comment sommes-nous interpellés par les incomparables enseignements du Livre d’Urantia ?

Nous avons tous expérimentés au fil des années que nous sommes tous touchés de façon différente quel que soit le stimulus extérieur que nous recevons. Cela s’applique pratiquement à tout. Un apprécie tel film, telle série et l’autre, pas du tout. Un est un fan de musique classique et l’autre verse plutôt dans le jazz ou le pop. Un ne peut comprendre qu’un autre soit végétarien et encore moins végan.

Certains sont profondément touchés par ce qu’ils lisent dans le Livre d’Urantia, d’autres, pas du tout. Certains sont tout à fait bien dans leur confort matériel douillet, d’autres s’y ennuient. Certains sont curieux, d’autres à peine. Il est intéressant de noter que, même parmi ceux et celles qui s’identifient comme lecteurs du Livre d’Urantia, les effets sur l’individu peuvent varier grandement.

Que ta volonté soit faite ici sur la terre comme elle l’est faite au ciel.

Certains sont heureux de lire le livre et d’en connaître les écrits; ils semblent tout à fait satisfaits ainsi. Une meilleure idée de Dieu, de notre relation à Lui et de Lui à nous, une meilleure perspective de l’univers et du cosmos dans lequel nous vivons, une meilleure connaissance de notre monde et de son évolution ainsi que de ses habitants et du développement des races, une plus grande compréhension intellectuelle de la vie de Jésus et de ses enseignements, tout cela apporte déjà beaucoup de nouveautés et d’information.

Ils sont tout à fait contentés par la conscience mentale — la compréhension de l’idée de Dieu. Certainement, une belle et bonne satisfaction intellectuelle.

Que ta volonté soit faite et non la mienne.

D’autres, poussés par une curiosité plus intense et une motivation intérieure grandissante, ont le désir d’explorer plus en profondeur, de s’aventurer plus loin, de mieux comprendre expérientiellement ce qu’est cette nouvelle réalité qui émerge dans leur vie, leur âme, une co-création dans laquelle ils sont impliqués avec leur divin moniteur et qui ne cesse de grandir selon leur degré d’implication.

Leur perspective de la révélation progresse alors d’un livre de grandes connaissances à un livre de nourriture morontielle pour leur propre âme en expansion cherchant à atteindre d’abord la naissance spirituelle puis la fusion avec la Divine Présence qui l’habite.

Quel objectif grandiose tout à fait dans l’axe de la progression, manifestation de la volonté émergeante de la réalisation de l’idéal de Dieu en nous, par chacun de nous, en communion avec Lui, et en collaborant avec Lui. Quelle aventure bien au-delà de l’ordinaire qui peut tout à fait combler notre vie à bien des niveaux. On peut bien s’y attarder et même s’y arrêter et y ressentir une satisfaction accrue. Certainement, une belle et bonne satisfaction philosophique.

Père, c’est ma volonté de faire ta volonté… et je la fais effectivement!

Néanmoins, d’autres mus par une profonde force spirituelle intérieure, ne peuvent s’y arrêter. Ils ressentent profondément en eux cette vigueur cosmique. Ils commencent déjà à percevoir que même ici sur cette planète, il n’y pas de limites à leur progression sauf celles qu’ils s’imposent.

Et ces mêmes limites sont repoussées par Dieu au fur et à mesure qu’ils accentuent leur quête de perfection telle que nous invite notre Père à le faire.

« 4. Il faut choisir de tout cœur la volonté divine. Il faut anéantir le centre inerte de l’indécision.

5. Non seulement vous reconnaissez la volonté du Père et vous choisissez de la faire, mais vous vous êtes consacré sans réserve et voué dynamiquement à exécuter cette volonté d’une manière effective. » Fasc. 91:9.5-6 (p.1002.10-11)

« Les hommes oublient bien trop souvent que Dieu est la plus grande expérience dans l’existence humaine. Les autres expériences sont limitées dans leur nature et leur contenu, mais l’expérience de Dieu n’a pas d’autres limites que la capacité des créatures à comprendre, et cette expérience par elle-même accroit cette capacité. » Fasc. 117:6.9 (p.1289.2)

Quand les hommes sont à la recherche de Dieu, ils recherchent tout. Quand ils trouvent Dieu, ils ont tout trouvé. La recherche de Dieu est une effusion illimitée d’amour accompagnée de la découverte surprenante d’un nouvel amour plus grand à effuser.

Connaître Dieu et servir les hommes.

Et toute cette expansion est offerte à chacun de nous et prend toute sa valeur à partir du moment où nous devenons de véritables fascicules vivants en étant impliqués dans le service dévoué et désintéressé à Dieu et à nos semblables animés de plus en plus par cette foi, cette foi vivante qui nous amène à manifester abondamment en tout et partout dans toutes nos interactions, une multitude de fruits de l’Esprit.

« 7. Et il faut avoir la foi – une foi vivante. » Fasc. 91:9.8 (p.1002.13)

« La croyance a atteint le niveau de la foi quand elle motive la vie et façonne la manière de vivre… La foi est un attribut vivant de l’expérience religieuse personnelle authentique.

La croyance limite et enchaine toujours ; la foi se déploie et libère. La croyance attache, la foi affranchit. Mais la foi religieuse vivante représente plus qu’une association de nobles croyances, plus qu’un système exalté de philosophie ; elle est une expérience vivante s’intéressant aux significations spirituelles, aux idéaux divins et aux valeurs suprêmes ; elle connait Dieu et sert les hommes. » Fasc. 101:8.1-2 (1114.5-6)

Jusqu’où poussons-nous l’aventure ? Le choix nous appartient.

« Il y a dans le mental de Dieu un plan incluant toutes les créatures de ses immenses domaines, et ce plan est un dessein éternel d’occasions favorables sans bornes, de progrès illimité et de vie sans fin. Et les trésors infinis de cette carrière incomparable récompensent vos efforts! » Fasc. 32:5.7 (p.365.3)

« Le but de l’éternité est en avant! L’aventure d’aboutissement à la divinité se présente devant vous! La course à la perfection est engagée! Quiconque le veut peut y participer, et une victoire certaine couronnera les efforts de tout être humain désirant courir la course de la foi et de la confiance en s’appuyant à chaque pas sur les directives de l’Ajusteur intérieur et sur la gouverne du bon esprit du Fils de l’Univers, qui a été répandu si libéralement sur toute chair. » Fasc. 32:5.8 (p.365.4)

Bonne progression à tous!

« Dans votre concept de la manière dont Dieu traite les hommes, ne pourriez-vous vous élever jusqu’au niveau où vous reconnaitrez que le progrès est le mot de passe de l’univers ? » Fasc. 4:1.2 (p.54.5)

Voici quelques passages additionnels qui nous permettront d’approfondir nos réflexions sur le sujet.

« La conscience de Dieu, telle que l’éprouvent les mortels évoluant des royaumes, doit consister en trois facteurs variables, trois niveaux différentiels de réalisation de la réalité. Il y a d’abord la conscience mentale – la compréhension de l’idée de Dieu. Vient ensuite la conscience de l’âme – la réalisation de l’idéal de Dieu. Enfin se met à poindre la conscience de l’esprit – la réalisation de la réalité spirituelle de Dieu. En unifiant ces facteurs de la réalisation divine, si incomplète qu’elle soit, la personnalité mortelle répand constamment sur tous les niveaux conscients une réalisation de la personnalité de Dieu. Chez les mortels qui ont atteint le Corps de la Finalité, tout cela conduira en son temps à la réalisation de la suprématie de Dieu, et pourrait ensuite aboutir à la réalisation de l’ultimité de Dieu, à une phase de la superconscience absonite du Père du Paradis. » Fasc. 5:5.11 (p.69.6)

Adhésion AUQ 2019

Marc Belleau — Trésorier
Lasalle

L’année 2019 est déjà bien entamée et j’aimerais vous rappeler que c’est le moment de renouveler votre adhésion à l’AUQ, si vous ne l’avez pas encore fait. Pour ceux qui ont déjà envoyé leur cotisation, un immense merci! Sans votre aide financière, l’AUQ ne peut poursuivre ses projets visant à dynamiser le mouvement Urantia au Québec, soutenir la formation de groupes d’étude, faire la promotion du livre et de ses enseignements. Plusieurs services sont offerts par votre association, qu’il s’agisse de l’organisation des thématiques, de la mise à jour et de l’entretien de son site web, de la création de littérature d’appoint ou d’activités sociales permettant aux lecteurs de se rencontrer et de fraterniser. L’adhésion, au cout de 60$/année, vous donne un droit de vote aux assemblées générales annuelles, la possibilité d’occuper un poste dans le conseil d’administration et de siéger sur un ou plusieurs comités. De plus, vous devenez membre, automatiquement, de l’Association Urantia du Canada. Vous trouverez plus d’information sur le site web de l’AUQ à l’adresse suivante : http://urantia-quebec.ca/devenir_membre.php. J’aimerais vous rappeler qu’aucun reçu pour fin d’impôt ne peut être émis pour le prix de l’adhésion.

Avez-vous pensé faire un don à votre association? Peu importe le montant, ce qui compte, c’est de mettre l’épaule à la roue afin d’aider l’AUQ dans l’accomplissement de sa mission. C’est aussi une bonne façon de réduire ce que vous payez annuellement au gouvernement au profit d’une cause à laquelle vous croyez. En effet, les dons sont déductibles d’impôt. L’AUQ envoie, chaque mois de janvier, un reçu à tous les donateurs quel que soit le montant du don. Un petit rappel, n’oubliez pas de mettre à jour votre adresse auprès de Line St-Pierre, responsable des communications. Vous pouvez lui envoyer un courriel à l’adresse suivante : president@urantiaqc.org.

Vous aimeriez voir votre don servir un projet spécifique? Je vous suggère de soutenir le programme PIRT (Prisonner Inquiry Response Team) qui vise à faire la promotion du Livre d’Urantia dans les institutions carcérales du Québec. Chris Gravel, un des responsables de ce projet, a déjà envoyé des copies du livre dans les prisons du Québec et du Canada. À ce jour, nous avons reçu 3 demandes de détenus qui désirent recevoir leur propre copie. Vous n’avez qu’à envoyer votre don par la poste en écrivant PIRT sur votre chèque; nous saurons qu’il doit être utilité pour ce programme spécifique. Il en coute environ 45$ pour l’achat et l’envoi du livre, dépendamment de l’endroit où le livre est envoyé. Vous pouvez aussi faire votre paiement via le site de l’AUQ sur la page d’accueil http://urantia-quebec.ca/ ; vous n’avez qu’à appuyer sur le bouton « donation à l’Association Urantia du Québec ». Vous serez redirigé vers le site PayPal de l’Association. Vous n’avez aucun besoin d’ouvrir un compte pour procéder au paiement, une simple carte de crédit suffit. Si aucune de ces méthodes ne vous plaît, je serai à l’Assemblée générale annuelle, fidèle au poste, le 27 avril prochain et il me fera plaisir de recueillir votre don. Espérant vous voir à ce prochain rendez-vous.

Notre quête…

[La vie n’est pas toujours un fleuve tranquille. C’est en écoutant « La Moldau » de Smetana que j’ai eu l’idée d’illustrer ce thème en poésie.]

Le courant de la vie nous entraînait
Bien loin de ces questions que jeunes on se posait.
Tous les soucis du monde nous accaparaient,
Et au milieu des flots nous retenaient,
Bien loin de ce rivage qu’à peine on percevait,
Et protéger l’image qu’aux autres qu’on projetait.

La course du grand fleuve nous déportait
En aval dans le golfe où tout ralentissait.
Nous pûmes à la nage rejoindre le rivage,
Où un grand feu de joie nous réchauffait ;
Réfléchir au moyen de prendre

Pour poursuivre la quête abandonnée,
                               la quête délaissée,
                                       mise de côté.

La vie nous assista en nous mettant
En nous mettant en contact avec le Livre d’Urantia.
Une première lecture nous confirma
Que nous avions trouvé là,
Les réponses au sens de la vie :
D’où venons-nous? Qui sommes-nous? Où allons-nous?
Reconnaissance et renaissance,
Alléluia et Eureka (j’ai trouvé !!!)

Jean-Claude Lafrenière
Saint-André-Avellin

Le pouvoir transformateur de l’Ajusteur…

Khatabe Ndiaye
Sénégal

Comment pouvons-nous en arriver à transformer les grandes stimulations humaines en idéaux à découvrir et à accomplir ? Comment y arrivez-vous dans votre vie ?

L’être humain a des limites naturelles qui embrassent le domaine matériel avec ses valeurs propres. Il peut arriver que nous arrivions à percevoir des valeurs plus élevées, un idéal de service des hommes. Cela représente à tous les coups une percée de Dieu dans notre mental et notre personnalité, même si nous n’en avons pas conscience. Les hommes vivent surtout au niveau de l’intellect pourvoyeur d’idées et de concepts. 

Tout idéal vient de Dieu et a un pouvoir transformateur sur la personnalité humaine. C’est ainsi que la sensibilité aux influences divines (qui sont nombreuses et variées) développe en nous (même si nous nous estimons laïque) un comportement moral très élevé. C’est Dieu qui est le véritable transformateur de notre vie banale en une vie idéaliste. Si tous les Ajusteurs étaient retirés du mental des hommes, le monde retournerait lentement aux âges antérieurs, nous dit le Livre d’Urantia.

Comment l’Ajusteur de Pensée arrive à transformer (en réalité, fair évoluer) nos valeurs humaines de base en idéaux, je l’ignore, mais par rapport à ma propre expérience, je me rends compte qu’il faut de ma part un minimum de sensibilité et d’attrait aux choses divines, ce qui développe en moi des objectifs, des buts et des mobiles suprêmes. Je reconnais cependant que les vérités de la présente révélation d’Urantia ajoutées à beaucoup de facteurs spirituels dont notamment l’Esprit de Vérité concourent à nous rapprocher Dieu, mais à condition qu’IL nous intéresse.

J’aime Dieu, je luis fais confiance sans réserve et, connaissant la haute destinée qu’Il me réserve, je Le prie tous les jours de m’aider à grandir moralement et spirituellement, d’avoir une plus grande sagesse expérientielle pour aimer et servir les hommes. Le reste : la croissance des idéaux, de la Vérité et de la sagesse en moi, c’est l’Ajusteur et l’Esprit de Vérité qui s’en chargent.

Chronique du Taxibarman

Louis Prud’homme
Laval

Je poursuis ma réflexion : comment parler des enseignements du Livre sans le nommer, comment partager mon amour de Dieu sans tomber dans les clichés ?

Selon les « modernes », Dieu n’existe pas, tout simplement parce qu’il n’y a pas de preuves scientifiques de sa présence. C’est comme un procès criminel ou l’accusé ne bénéficierait pas de la « présomption d’existence »!

Suite au décès du grand scientifique Stephen Hawking, nous avons eu droit à un florilège d’éloges amplement mérités et d’explications sur ses théories. J’ai eu l’occasion de discuter de la chose avec un client alors qu’on était coincé dans la circulation. On n’est pas censé parler de religion ou de politique avec nos clients, mais puisque mon client a abordé le sujet je me suis cru autorisé à donner mon avis.

En gros, pour répondre à la grande question : qu’est-ce qui a provoqué le bing bang ? Hawking propose l’intervention d’une « singularité » capable d’expulser hors du néant l’énergie nécessaire à la création physique de l’univers. C’est cette même « singularité » qui est à l’œuvre pour expliquer l’existence des trous noirs.

La « singularité » serait donc le détonateur du Big Bang : la concentration extrême d’une énergie indéfinissable à l’origine du monde physique ET aussi l’« aspirateur » de cette même énergie, à l’œuvre par le biais des trous noirs, autour d’une étoile s’effondrant sur elle-même. Peut-être pour récupérer tout ce que la « singularité » peut recycler. « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. »

De l’aveu même de la plupart des scientifiques, personne ne sait trop ce que peut bien être cette fameuse « singularité ».

Donc, en gros, la « singularité », ça expulse d’un côté, ça aspire de l’autre. Ça commence à ressembler à une pompe, non ? Une pompe comme un cœur ? Le cœur de l’univers serait donc cette fameuse « singularité » ?

Mais quelle énergie pourrait animer quelque chose d’antérieur au Big Bang ? D’antérieur à l’énergie même. Nous ne connaissons qu’une autre forme d’énergie qui n’est pas matérielle et mesurable, mais plus fine encore que les quantas : la pensée.

Ah! Mais la pensée vient des hommes! Et si la pensée était présente à la fondation de l’univers ? Avant la matière. Comment le prouver ? Il existe un appareil capable de mesurer l’activité neuronale : https://m.theepochtimes.com/uplift/a-new-theory-of-consciousness-the-mind-exists-as-a-field-connected-to-the-brain_2325840.html .

Grâce aux observations faites avec cette machine, des chercheurs ont pu déterminer que le ventre, le cœur et le cerveau participent conjointement à l’activité cérébrale. On a même observé de l’activité neuronale à l’extérieur de la boîte crânienne. Pas seulement de l’activité provenant du corps émetteur, mais aussi des traces d’ondes en provenance de l’extérieur, interagissant avec le sujet.

Un genre de champ d’activité neuronale entourerait notre tête. La « dureté du mental » peut-être!

Cette machine enregistre sinon les pensées du moins les marqueurs d’une activité cérébrale. Je me demande donc si une machine de ce genre pourrait enregistrer s’il y a de l’activité neuronale à l’intérieur d’un trou noir.

Si on pouvait capter la présence d’activité neuronale au cœur d’un trou noir, on pourrait peut-être en déduire que c’est une caractéristique de la « singularité aspiratrice ». On pourrait alors supposer que la « singularité émettrice » bénéficierait aussi de cette caractéristique.

Donc une activité neuronale, cérébrale, antérieure au Big Bang.

Peut-être pas un signe d’intelligence indiscutable, mais à tout le moins l’indice d’un champ mental duquel pourrait être issue la chaleur initiale qui créa l’univers. C’est peut-être de la science-fiction, mais la science-fiction d’hier est souvent devenue la réalité d’aujourd’hui.

On commence tout de même à s’approcher d’une idée de ce que pourrait être la source centre première de la conscience. Ce serait basé sur la science et non sur les fables millénaires des différents dogmes archaïques des grandes institutions religieuses.

Hawking n’a pas démontré que Dieu n’existe pas. Il a démontré que les conceptions de Dieu prônées par les différentes églises ne tenaient pas la route face aux preuves scientifiques.

Bref, le point où je veux en venir est le suivant : il est faux de prétendre que la science a prouvé que Dieu n’existe pas. La science dit qu’il n’y a pas de preuve scientifique de l’existence de Dieu telle que définie par les trois grandes religions monothéistes. C’est tout, et ce n’est pas tout à fait pareil!

Il y a bien des choses qui existent sans preuve scientifique. On ne peut même pas faire la preuve scientifique de la gravité! On constate que ça marche, c’est tout.

Il n’y a pas non plus de preuve scientifique permettant de qualifier une œuvre d’art. La preuve scientifique d’un livre consiste à en définir les différents paramètres physiques : les dimensions, le poids, le nombre de pages, la qualité du papier, le type d’encre ou le caractère typographique utilisé pour l’édition, mais pas le caractère du texte. On ne peut pas prouver scientifiquement la valeur d’un récit. L’esprit ne se mesure pas scientifiquement. Pourtant il existe.

Il m’est déjà arrivé, à la brunante, qu’un lièvre surgisse devant ma voiture et passe littéralement entre les roues de mon auto. J’ai pu le constater en voyant dans mon rétroviseur le lièvre poursuivre sa route. Il n’y a évidemment aucune preuve scientifique à l’appui de mon histoire. Personne n’est obligé de la croire, mais moi, je n’y crois pas : je le sais!

Je n’ai pas besoin de preuve scientifique pour savoir que j’aime ma blonde et mon fils.

Tout ne s’explique pas par la preuve scientifique et même en science de plus en plus de chercheurs commencent à douter de l’inexistence d’une conscience à l’origine de l’univers.

C’est trop facile de dire qu’il n’y a rien. On a beau être contre les églises qui ont corrompu le message d’amour des prophètes à des fins politiques ou commerciales, ce n’est pas une raison pour ignorer toutes les preuves circonstancielles autour de cette question fondamentale : la vie a-t-elle un sens ?

L’hypothèse d’un « complot divin » à l’origine de l’univers ne doit pas être écartée du revers de la main!   ; o)

Le monde de la croix…

Michel de Lorimier
Montréal

Cinq trillions (c’est-à-dire cinq fois mille milliards), trois cent quarante-deux milliards, quatre cent quatre-vingt-deux millions, trois cent trente-sept mille, six cent soixante-six : tel est le numéro que porte la planète Urantia dans le catalogue du Paradis des mondes habités sur une possibilité d’environ sept trillions de mondes habitables dans le Grand Univers (lire : Fasc. 15, 2 et 14).

Si j’ai écrit ce nombre astronomique (sans jeu de mots!) en lettres plutôt qu’en chiffres (5 342 482 337 666), c’est pour en faire mieux saisir le caractère inconcevable pour nous : l’infinité de la création. Et il ne s’agit ici que des mondes habités!

Pendant ce temps, nos astronomes, chercheurs, savants et savantasses de ce monde se demandent toujours si nous ne sommes pas seuls dans l’univers, s’il y a de la vie dans le cosmos, à l’extérieur de la terre. Ils finissent par trouver des exoplanètes ayant à peu près la taille d’Urantia : une des plus proches récemment découvertes est appelée « Proxima Centauri b » et se trouve à « seulement » 4,2 années-lumière de nous (la banlieue, quoi!).

Micaël de Nébadon, à lui seul, est le Créateur d’une possibilité de dix millions de mondes habitables. Imaginez-vous que ce Fils sublime de Dieu a choisi notre monde misérable et insignifiant pour son ultime effusion!

Sa venue sur notre sphère en tant que Jésus de Nazareth est un événement extraordinaire qui constitue la quatrième partie du Livre d’Urantia et dont on peut évaluer la portée par les paroles mêmes du Maître :

« Je suis la Voie, la Vérité et la Vie » (les trois V de la victoire spirituelle).

« Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »

« Qui m’a vu a vu le Père. »

« Le Père et Moi sommes UN. »

« Aimez-vous les uns les autres. »

« Heureux ceux qui ont cru sans avoir vu. »

« Lève-toi et marche! »

« Les derniers seront les premiers. »

« À chaque jour suffit sa peine. »

À cela s’ajoutent le Notre Père, les paroles du Christ sur la Croix et beaucoup d’autres mots divins et essentiels venant de Jésus.

Mais notre monde est encore extrêmement loin du « septième stade de lumière et de vie » où les humains avancés « ont appris que l’amour est la plus grande chose de l’univers — et ils savent que Dieu est amour.

L’amour est le désir de faire du bien aux autres. » (Fasc. 56, 10.20-21; p.648.3-4).

P.-S : Pensée : Les clous de la Croix sont morts de rouille pour avoir trop pleuré.

Mental et corps…

Claude Flibotte,
Sainte-Julie

Bonjour chers lecteurs.

Afin de donner suite à l’interrogation que je proposais lors de notre groupe d’étude sur zoom, à savoir que c’est le mental qui façonne le corps, j’ai fait une petite recherche.

Voici les citations sur lesquelles s’appuie mon hypothèse :

« Le mental est toujours créateur. La dotation mentale individuelle d’un animal, d’un humain, d’un morontien, d’un ascendeur spirituel ou d’un finalitaire est toujours capable de produire un corps approprié et utilisable pour identifier la créature vivante. Mais le phénomène de la présence d’une personnalité ou le modèle d’une identité ne sont pas par eux-mêmes des manifestations d’énergie, qu’elle soit physique, mentale ou spirituelle. La forme de la personnalité est l’aspect archétypal d’un être vivant ; elle implique un dispositif d’énergies qui, additionné de vie et de mouvement, est le mécanisme de l’existence des créatures. » (p.483.9) fasc.42:12.9

« La liaison entre le mental cosmique et le ministère des esprits mentaux adjuvats donne naissance à un tabernacle physique convenant à l’être humain en évolution. Le mental morontiel individualise similairement des formes morontielles pour tous les survivants mortels. De même que le corps mortel est personnel et caractéristique pour tout être humain, de même la forme morontielle sera hautement individuelle et dument caractéristique du mental créateur qui le domine. Deux formes morontielles ne se ressemblent jamais plus que deux corps humains. Les Superviseurs de Pouvoir Morontiel parrainent les matériaux morontiels indifférenciés à l’aide desquels la vie morontielle peut commencer à opérer, et les séraphins qui les assistent fournissent ces matériaux. Et, après la vie morontielle, on constatera que les formes spirituelles sont également diverses, personnelles et caractéristiques de leurs habitants mentaux-spirituels respectifs. » (p.483.11) fasc.42:12.11

Bon, essayons de comprendre cela à travers une analogie de mon cru!

Imaginons l’univers de Nébadon dans l’espace. Cet univers existe par la présence esprit de la Divine Ministre qui en délimite les dimensions. Nous savons que c’est la Divine Ministre de Nébadon qui distribue le mental dans son univers à toutes créatures vivantes.

Imaginez ce mental comme un léger brouillard uniformément répandu dans tout Nébadon. Imaginez maintenant que pour chaque individualité humaine, une partie de ce brouillard se concentre en un point lumineux. Ce point focal, c’est le mental matériel d’un humain. Lors de la conception d’un nouvel être vivant, la condensation de ce brouillard forme le mental de l’être en devenir.

La citation du fasc.42:12.11 nous apprend que c’est la liaison entre le mental cosmique (pour nous le septième Maître Esprit) et les esprits mentaux adjuvats qui donne naissance au corps physique. Les cinq premiers adjuvats pour les animaux et les sept pour l’homme. Ce noyau de mental semble agir sur la matière comme le noyau de matière d’une protoplanète en formation attire vers elle par gravitation la matière de l’espace environnant pour se constituer. Imaginez cela comme un petit noyau de matière qui grossit à chaque écrasement de météorites à sa surface pour devenir une planète semblable à Urantia. Il en serait ainsi pour la formation du corps matériel attirée par la gravitation de ce noyau mental qui attirerait la matière constituante de ce corps.

Vous allez me dire : « oui, c’est bien beau cela, mais que fais-tu de l’hérédité parentale ? » Justement, elle est nécessaire pour la production d’un corps ayant une identité bien particulière. Sinon, le mental reproduirait toujours le même modèle de vie. C’est comme si le mental est le chef opérateur qui déclenche la production selon les plans fournis par le moule de l’hérédité parentale.

Si mon hypothèse est valable, les Porteurs de Vie ont fourni, à l’origine, les matériaux initiaux et modèles de vie ; la Divine Ministre a fourni l’étincelle de vie.

Toutes les formes de vie qui sont apparues sur terre résultent des formules vitales implantées par les Porteurs de Vie dans le plasma original. L’adaptation évolutionnaire a contribué aux développements progressifs de toutes ces formes de vie jusqu’à l’émergence de l’homme.

Le chef d’orchestre de toutes ces formes de vie étant le mental, que ce soit le mental cosmique, la Divine Ministre ou les adjuvats, il s’agit toujours du mental ultimement distribué par l’Esprit Infini du Paradis à travers ses manifestations descendantes dans les univers matériels.

Maintenant, que se passera-t-il lorsque je mourrai ? Comment me constituer un corps morontiel puisque je n’aurai plus les adjuvats ni le mental matériel pour le faire ?

À cela, je répondrais que j’aurai comme nouveau mental une connexion directe avec le mental cosmique adaptée dans sa variante pour Nébadon. Mon âme fournira le modèle, le moule d’après lequel les Superviseurs de Pouvoir Morontiel fourniront les matériaux morontiels pour son élaboration. Finalement, ce nouveau corps, réunissant mon âme et le retour de mon Ajusteur, constituera l’éveil de ma nouvelle conscience et de la réactivation de ma personnalité.

Qu’en dites-vous ?

Bonne réflexion !

Chronique de Taxibarman…

Louis Prud’homme
Laval

L’autre soir j’ai eu une conversation assez animée avec un vieil ami. Alors qu’il était question d’éducation et d’engagement social personnel, on en arriva à constater que les seuls domaines d’interactions humaines encore non monnayables étaient ceux concernant le foyer, les amis et la famille (du moins ceux avec qui on s’entend encore!)

Transposer son intérêt personnel immédiat au bénéfice d’un intérêt collectif « amélioré » à venir n’est pas spontanément pratiqué par tout un chacun. Surtout pas envers de purs étrangers!

Le plus souvent, quelques « like » (pour la cause de votre choix) et une attitude respectueuse envers le petit personnel et les différentes minorités, visibles ou non, suffisent à se donner bonne conscience. Et, ma foi, c’est quand même déjà pas mal : il y a tellement de matérialistes sordides qui ne pensent qu’à exploiter leurs congénères en abusant de leurs privilèges.

Si moi et les miens allons bien… les autres… ben… j’ai rien contre eux, mais qu’ils se débrouillent après tout!

J’engageai mon ami sur le chemin de la fraternité humaine et du devoir de solidarité envers nos frères et sœurs, surtout les moins favorisés. C’est la seule solution aux iniquités qui, entre autres malversations, mènent aux conflits qui affligent notre chère planète.

À voir la réaction de mon vieil ami, pourtant pas plus à droite que la moyenne des ours, c’est pas demain la veille! La notion de fraternité élargie à l’ensemble de l’humanité est une notion beaucoup trop idéaliste et théorique pour motiver la plupart des gens.

Et pourtant pour faire face aux défis de l’immigration, de l’inclusion des minorités et de manière générale au « mieux vivre ensemble », la notion de fraternité est essentielle pour inspirer nos agissements et transcender l’ordinaire loi de l’intérêt personnel immédiat.

Pour une personne motivée par la foi vivante en l’aventure de la Vie en l’inéluctable filiation divine qui uni tous les humains entre eux, autant pour faciliter leur propre ascension que pour créer une civilisation harmonieuse ultimement capable s’unir au cosmos, l’esprit de la fraternité humaine, peut aller de soi.

Mais ce ne sont même pas tous les « croyants », surtout les bigots, qui sont capables d’aimer suffisamment l’Éternel pour servir son grand projet. Plusieurs sont encore enfirouapés dans des traditions archaïques, fatalistes ou désuètes; plusieurs réclament de Dieu des avantages personnels, souvent déraisonnables, plutôt que de prier pour trouver le courage d’affronter la situation à laquelle ils ont à faire face!

Alors, imaginez un matérialiste ordinaire, uniquement concerné par son bien-être égoïste immédiat. Son niveau d’empathie à l’égard du commun des mortels ne peut être réveillé que par un événement dramatique hors-norme : une catastrophe pour l’humanité, une tuerie dans une école, un petit enfant échoué sur les plages turques il y a trois ans, tel le petit Aylan Kurdi.

Un moment effrayé et touché par le choc, il fera un don ou une action symbolique quelconque, dont il se vantera abondamment auprès de ses amis, avant de rabrouer sa nouvelle femme de ménage pour avoir déplacé ses trophées poussiéreux!

Comment alors faire la promotion de la fraternité humaine sans tomber dans le prêchi-prêcha, l’angélisme ou les bons sentiments ?

Comment renouveler le lien rompu entre l’homme moderne, scientiste et sceptique, et l’âme universelle qui inspira nos ancêtres ? Cette relation intuitive, improuvable scientifiquement est un lien dont la reconnaissance est la meilleure garantie de succès pour passer au travers des inévitables épreuves de la vie.

Renouer le lien entre l’être initial qui vit en chacun de nous et l’esprit qui nous entoure, demeure la seule manière d’être heureux en donnant une dimension cosmique à son existence. Riche, pauvre, beau, ou laid, chacun peut confier son destin à la sage inspiration de l’amour qui monte en soi quand on agit en pleine conscience et en toute bonne foi. Comme écrivait le poète Khalil Gibran : « Dieu vit dans mon coeur et je vis dans le cœur de Dieu. »

Transformer de la poussière d’étoiles en créatures capables de reconnaître leur créateur. N’est-ce pas un beau défi ?

La danse divine…

Louise Renaud
Québec

En début décembre j’ai reçu une invitation de Line St-Pierre à participer à un atelier et échange sur la plateforme Zoom; sans le savoir cette rencontre m’était nécessaire. L’atelier s’intitulait : « La danse divine – un défi et une joie! »

Une brise de fraîcheur. Oui, vraiment cette rencontre virtuelle fut une brise de fraîcheur venue d’un peu partout autour du globe et ce vent provenait de quatre continents. J’ai senti des personnes lumineuses qui sont venues m’enluminée. Je me suis présentée très brièvement, car nous étions nombreux, au-delà de vingt participants (es), d’Amérique du Nord, d’Amérique du Sud, d’Afrique et d’Europe.

Cette réunion a duré presque deux heures. Plusieurs personnes ont pris la parole et ont parlé de ce que représentait cette danse divine avec Dieu dans leur vie. J’étais plutôt en mode écoute, et je peux dire que cet événement a été bénissant pour chacun de nous, mais pour moi personnellement c’était un baume à ce point-ci dans ma vie. La synchronicité de cette merveilleuse rencontre arrivait à un moment opportun de ma vie.

Lorsque j’ai pris ma retraite, il y a de cela presque deux ans, j’étais très fatiguée physiquement. Cette situation me semblait anormale, car mes activités n’étaient pas si nombreuses. Mon niveau d’énergie était si bas qu’en début d’après-midi je n’avais plus d’énergie, cela ne me semblait pas normal. J’avais une bonne alimentation, un bon sommeil et un rythme d’activité dans la norme. Ma suspicion s’est dirigée vers le seul médicament que je prenais depuis quelques années. Je savais que celui-ci était devenu le sujet d’une controverse médicale à tel point que quelques médecins américains, européens et anglais avaient commencé à faire le choix de ne plus prescrire cette médication. Donc, j’ai entrepris une recherche presque exhaustive sur chacune des familles de ce même médicament. Je suis devenue un fauteuil.

Chaque soir, bien assise, je faisais ma recherche sur le NET et au bout de nombreuses heures, j’obtins les réponses nécessaires pour faire un choix éclairé et judicieux. Donc j’ai décidé d’arrêter cette médication en toute confiance. Mais il m’aura fallu beaucoup d’informations pour en arriver à être convaincue de faire ce choix personnel. C’est curieux, mais ce qui me parlait haut et fort, c’est surtout de voir toutes ces rencontres, colloques, présentations et séminaires que les médecins et chercheurs faisaient un peu partout aux États-Unis, en Europe et en Angleterre. Donc à travers toutes ces vidéos faites par des chercheurs et des médecins impartiaux qui ne sont aucunement en relation avec les compagnies pharmaceutiques, j’ai fait le choix de protéger ma santé comme il se doit.

Après quelque temps, je me suis sentie beaucoup mieux. Tous les effets secondaires néfastes de la médication s’estompaient. Fini les crampes musculaires et le manque de concentration récurrent. De plus, mon niveau d’énergie revenait à la normale. Mes fonctions cognitives se stabilisaient enfin. Mon corps allait mieux, mais en réponse à toutes ces heures de recherche investies, cela m’a brutalement amené à faire une constatation déplorable, celle du manque de moralité et d’éthique sur notre planète. J’ai fortement été affectée émotionnellement et je me suis sentie déstabilisée face à ce système généralisé à tel point que j’en avais perdu ma joie de vivre. Quelques personnes de mon entourage se sont bien rendu compte de ma détresse psychologique.

Du désespoir à l’espoir; voir vos visages, entendre vos voix et vos commentaires, constater comment chacun expérimente personnellement la « danse divine », était pour moi à ce moment-ci de ma vie comme si les portes du ciel s’entrouvraient. Chacun de vous par votre seule présence à cette rencontre, m’avez grandement inspiré. Cette oasis d’échanges a rehaussé tout mon être.

Ce qui m’a touché profondément ce sont les témoignages de ces participants(es). Voici quelques perles qui me reviennent comme un écho : « après avoir vécu une nouvelle naissance, tout a changé dans ma vie, la Line que j’étais n’est plus la même. », « tout le monde a besoin d’être inspiré, ainsi nous en inspirons d’autres. », « pour danser avec Dieu, tu dois faire le premier pas! », « tout en passant, comme Jésus, faire les bonnes choses. », « la clé, c’est vraiment l’inspiration. », « grandissez, croissez pour être capable d’aimer comme Dieu », « restez en contact, écrivez votre journal spirituel, écrivez vos pensées, donnez-vous des techniques de prières, aiguisez votre réceptivité spirituelle, ressentez la présence de Dieu. », « ne soyez pas effrayé de ce que la vie vous réserve, il n’y a pas de croissance spirituelle sans effort. » Un autre participant témoigne qu’après une méditation adoratrice, il ouvre ses yeux et à la vue d’un beau paysage, il ne peut s’empêcher de dire à Dieu « je t’offre tout ce que je vois Père, regarde comme c’est beau. »

Merci pour vos pas de danses divines. Merci à vous tous, merci à l’Esprit de Vérité qui entoure cette planète, merci à l’Ajusteur de Pensée qui travaille fort en moi et en chacun de nous, merci à ceux qui ont pensé et organisé cette rencontre extraordinaire.

L’Esprit de Vérité souffle maintenant sur les voiles de mon petit bateau, je vois un phare au loin…

Une ébauche sur la personnalité…

André Desjardins
St-Alexis des Monts

Il peut être difficile de comprendre la complexité de la personnalité telle que « Le Livre d’Urantia » (LU) nous en parle. Du point de vue humain, il peut y avoir plusieurs façons d’interpréter la personnalité telle qu’une personnalité politique, sportive ou médiatique mais cela n’indique pas nécessairement qu’elles soient spirituelles. Il peut exister plusieurs interprétations de la personnalité en se basant sur notre interprétation personnelle ou selon notre point de vue de l’idée et l’idéal que nous nous faisons d’une personnalité.

Quoi qu’il en soit et tel que le LU le mentionne : « La personnalité est potentielle chez toutes les créatures douées d’un mental, depuis le minimum de conscience de soi jusqu’au maximum de conscience de Dieu. Mais, à lui seul, le fait de posséder un mental n’est pas la personnalité, et l’esprit ou l’énergie physique non plus. La personnalité est la qualité et la valeur de réalité cosmique qui est conférée exclusivement par Dieu le Père à ces systèmes vivants où les énergies de la matière, du mental et de l’esprit sont associées et coordonnées. La personnalité n’est pas non plus un aboutissement progressif. La personnalité peut être matérielle ou spirituelle, mais elle existe ou n’existe pas. » 5:6.3 (p.70.4).

Cela signifie sans aucun doute que la personnalité est un don de Dieu mais bien qu’elle soit d’origine et de nature spirituelle, ici dans l’espace-temps ; elle prend la forme matérielle afin que chaque personnalité puisse faire un choix personnel afin d’assurer la survie de sa personnalité. Si Dieu nous auraient doté d’une personnalité spirituelle dès notre naissance, nous n’aurions aucune prérogative de choix, se serait comme un choix imposé et Dieu n’impose rien à personne. Comme mentionné dans la dernière référence : “la personnalité peut être matérielle ou spirituelle” et il ne semble pas y avoir de nuances dans cette déclaration ; c’est l’un ou l’autre et c’est à nous d’élever la nature matérielle de notre personnalité afin de nous élever vers une personnalité spirituelle avec tout le potentiel de survie.

Ainsi, en nous attribuant la personnalité, Dieu nous donna en même temps toutes les prérogatives de personnalité c’est-à-dire : de disposer de nous-mêmes, d’évoluer nous-mêmes et de s’identifier nous-mêmes avec un esprit de la Déité (l’Ajusteur) susceptible de fusionner avec nous selon notre propre libre-arbitre et par notre propre volonté.

Tous les humains possèdent en eux-mêmes les attributs de personnalité ; c’est-à-dire : « Les concepts supérieurs de personnalité dans l’univers impliquent : identité, conscience de soi, volonté propre et possibilité de se révéler. » 1:7.6 (p.31.6). Quatre caractéristiques ressortent de ce dernier paragraphe soit :

  1. Identité.
  2. Conscience de soi.
  3. Volonté propre.
  4. Possibilité de se révéler.

Ces caractéristiques sont une possession de base de chaque personnalité. En décortiquant ces quatre éléments nous voyons :

  1. Identité :

Chaque être humain possède en lui-même une identité matérielle que ce soit au niveau social, humain, familial ou gouvernemental.

  • Conscience de soi :

La majorité de chaque être humain peux exprimer “je suis”, c’est une manifestation de la personnalité sans nécessairement avoir des attributs ou des attitudes spirituels.

  • Volonté propre :

Chaque être humain a la possibilité de faire des choix personnels dans la vie de tous les jours selon sa propre volonté. Dieu a choisi la non intervention tel que mentionné dans ce paragraphe : « Nul autre être, nulle force, nul créateur ou agent dans le vaste univers des univers ne peuvent interférer à un degré quelconque dans la souveraineté absolue du libre arbitre humain opérant dans les domaines d’option concernant la destinée éternelle de la personnalité du mortel qui choisit. Quant à la survie éternelle, Dieu a décrété que la volonté matérielle et humaine était souveraine, et ce décret est absolu. » 5:6.8 (p.71.3).

  • Possibilité de se révéler :

Ce dernier niveau de ce concept est sans doute le plus important dans la vie d’un être humain. Quel que soit le type de personnalité que chaque individu possède, elle a toujours le privilège de choisir sa destinée car le choix personnel dépend toujours de la personnalité elle-même. Ces quatre niveaux bien qu’ils soient un don de Dieu, sont une possession du plus commun des humains. Ce 4e niveau nous permet d’atteindre nos objectifs de vie soit matériel ou soit spirituel, cela coïncide avec le niveau de l’Adjuvat de Sagesse permettant à la créature d’atteindre le niveau pratique d’une personnalité spirituelle et atteindre la survie éternelle. Ainsi : « L’esprit de sagesse — […] Cet esprit est le secret de l’impulsion innée des créatures mentales à entamer et à soutenir le programme effectif et pratique de l’échelle ascendante de l’existence ; ce don des choses vivantes qui explique l’incompréhensible aptitude des créatures vivantes à survivre […] » 36:5.12 (p.402.9).

L’Esprit de Sagesse est la plus haute sagesse et est le lien essentiel afin d’atteindre le niveau supérieur d’une personnalité spirituelle. C’est lors d’une décision morale enclenchant ainsi tout le processus de l’évolution d’une personnalité spirituelle. Le LU le démontre : « Le libre arbitre relatif qui caractérise la conscience de soi de la personnalité humaine se trouve engagé dans les cas suivants :

  1. Décision morale, la plus haute sagesse.
  2. Choix spirituel, le discernement de la vérité.
  3. Amour désintéressé, le service fraternel.
  4. Coopération intentionnelle, la loyauté de groupe.
  5. Perspicacité cosmique, la compréhension des significations universelles.
  6. Consécration de la personnalité, la dévotion à faire de tout cœur la volonté du Père.
  7. L’adoration, quand on poursuit sincèrement les valeurs divines et que l’on aime de tout son cœur le divin Donateur des Valeurs. » 16:8.7-14 (p.194.7-195.1).

En coordonnant ces sept éléments il est parfaitement possible d’atteindre le niveau supérieur d’une personnalité spirituelle en ayant une relation personnelle avec Dieu Lui-Même. Cette relation est toujours intime et personnelle et dépend toujours des choix de la personnalité. La souveraineté de la personnalité est absolue et nul ne peut s’interposer dans ce choix, même Dieu ne peut s’ingérer dans le choix de la personnalité.

Ce don de la personnalité est sans contredit le don le plus précieux octroyé à tous les mortels doués de libre arbitre et de volonté. Ce don gratuit de Dieu nous est donné personnellement et c’est à nous de choisir ou non notre destinée éternelle. Sans ce don de la personnalité, il serait impossible d’établir un contact avec l’Ajusteur car c’est toujours par la personnalité et c’est à travers notre personnalité qu’Il peut ainsi s’exprimer. Le LU nous parle ainsi de la personnalité : « La personnalité est un don unique de nature originale dont l’existence est indépendante de l’octroi des Ajusteurs de Pensée et antérieure à cet octroi. » 16:8.3 (p.194.3).

Cela signifie que techniquement et existentiellement la personnalité a “préséance” sur l’Ajusteur de Pensée. C’est par la manifestation de sa personnalité que Dieu octroya ses Fragments prépersonnels de sa nature divine et c’est par l’entremise du libre-arbitre de notre personnalité que nous recevons ces Fragments Purs. Même si l’Ajusteur habite notre mental, c’est toujours à travers notre personnalité qu’il se manifeste car il n’est pas une personnalité tel que le LU le décrit : « L’esprit divin qui habite le mental de l’homme — L’Ajusteur de Pensée. Cet esprit immortel est prépersonnel — il n’est pas une personnalité, bien qu’il soit destiné à devenir une partie de la personnalité de la créature mortelle qui survivra. » 0:5.9 (p.8.9).

Bien que les Ajusteurs soient de la plus haute source spirituelle, “techniquement” nous pourrions avancer que la personnalité humaine a priorité sur les Fragments prépersonnel de Dieu. Si nous mettions une séquence à ce moment hypothétique, cela semble indiquer que le circuit de personnalité fut mis en service avant la venue de ces Entités Spirituelles d’où leur appellation de “prépersonnel” et le don de la personnalité par Dieu à l’homme est antérieur à l’octroi de ces Présences Divines. Le LU nous dit : « Le partenaire humain fut le premier à jouir de la personnalité ; il est donc hiérarchiquement supérieur à l’Ajusteur dans toutes les questions concernant la récognition de la personnalité. » 112:7.12 (p.1239.1). Cela explique en partie le handicap des Ajusteurs de Pensée d’être “” sans personnalité proprement dit même s’ils sont doués de volonté et de la capacité de se révéler. En conséquence, ils sont ainsi dépourvus de mécanisme indispensable qui leur permet d’atteindre l’expression de soi ; ils leur manquent cet aspect personnel pour s’exprimer et se manifester.

Dieu créa son circuit de personnalité avant l’attribution des Ajusteurs de Pensée ; c’est par la volonté de sa personnalité d’agir seul et sans intermédiaires, Il s’est réservé le privilège d’avoir une relation personnelle et exclusive avec chaque être doué de volonté ; Il a tout partagé, sauf ce contact intime, personnel et exclusif. Dieu a pensé à tout et c’est par l’entremise de son circuit de personnalité que l’on peut établir un contact direct avec Lui. C’est comme construire une ligne téléphonique avant de pouvoir utiliser le téléphone. La ligne téléphonique est le circuit de personnalité et notre personnalité en est le récepteur et ce contact intime avec Dieu n’exige aucun interurbain. C’est pour cette raison que ces Esprits Divins doivent s’unir avec une personnalité humaine, car l’homme possède en lui-même la qualité requise de ce mécanisme de personnalité permettant l’expression de soi. En conclusion, les Ajusteurs de Pensée dépendent de notre personnalité pour s’exprimer et se manifester.

« Parlement des religions du monde » de Toronto…

Alain Cyr
Ville Lemoyne

Chers amis (amies),

Vous avez peut-être eu vent du « Parlement des religions du monde » qui a eu lieu du 1er au 7 novembre dernier au « Metro Toronto Convention Center ».

Quel événement! Cet immense centre de congrès, ou les responsables ont accueilli des gens de toutes provenances sous le thème « The Promise of Inclusion : The Power of Love », [« La promesse de l’inclusion : le pouvoir de l’amour »] s’étale sur deux bâtiments à multiples étages, reliés par un long corridor situé en hauteur et qui surplombe le réseau de transport sur rail du centre-ville de Toronto. Fenêtrées sur les deux côtés à demi murs, ses parois transparentes nous offrent une vue immédiate et splendide sur la tour du CN qui, en soirée, nous laisse entrevoir un spectacle de couleurs continuellement changeant ; tandis qu’en pleine journée, ses vitraux abondants filtrent les rayons du soleil en projetant sur le plancher tapissé une merveilleuse mosaïque de couleurs et de formes géométriques qui nous permet, pendant cette néanmoins longue marche entre les deux bâtiments, de nous imbiber de la féerie et de l’énergie vivifiante de l’événement.

Dans le hall d’exposition du bâtiment côté sud on retrouve deux scènes pour spectacles, une dizaine d’ateliers pour les jeunes, quelques kiosques pour se procurer un léger lunch et plus de 100 kiosques pour les exposants. La grande salle sur le côté nord a servi pour la cérémonie d’accueil et de fermeture. C’était grandiose dans les deux cas. Il faut dire que plus de 7500 visiteurs ont passé par les portes du Parlement. Dans le catalogue du Parlement, j’ai compté, toutes activités confondues (ateliers, plénières, conférences, sessions de prières, spectacles et jeux), en deçà de 900 activités… Impossible d’assister à tous. Il y avait de nombreuses salles à la disposition des présentateurs et animateurs et les quelque 220 confessions religieuses présentes ont abondamment fourni le public avec les détails de leurs traditions, incluant les premières nations du Canada qui, pour l’occasion, avaient érigé un Tee-Pee à l’extérieur du bâtiment près de l’entrée principale où ils ont entretenu (symboliquement) un feu de camp 24 sur 24 pendant tout l’événement.

Ceci étant dit, ce qui m’a vraiment impressionné était l’intention d’unification démontrée parmi tous ces groupements religieux. J’ai appris que, ici et là de par le monde — et ceci depuis bon nombre d’années — des projets conjointement parrainés par différentes foi et cultures sont en marche pour améliorer la condition de vie chez les démunis. Le mouvement « interfoi » prend de l’ampleur et cette tendance à l’unification apporte la véritable notion que tous, malgré les différences dans les chemins parcourus, sont issus du même Père; nous œuvrons pour la même cause, la paix mondiale.

Fraternité internationale…

Gilles Bertrand
Québec

Le 30 septembre dernier (2018), en compagnie de plusieurs hôtes de groupe d’étude du Livre d’Urantia, j’ai participé à une journée d’exploration et de formation pour ces groupes. Chez Gaétan et Line (Présidente de l’A.U.Q.) nous avons exploré entre autres, un outil pratique et efficace qui répond bien à la mission et à la dissémination du livre et de ses enseignements. Il s’agit d’utiliser l’application « Zoom » sur nos téléphones, ordinateurs ou tablettes et ce média rend disponible une réunion de lecteurs et lectrices en régions éloignées ou avec mobilité réduite. Il s’agit d’un système simple d’utilisation par internet d’audio et vidéo en temps réel.

Émulé par des rencontres précédentes et simultanées entre le Québec, la Belgique et le Sénégal, il ne m’en fallait pas plus pour vouloir profiter de l’occasion et en faire l’expérience personnellement. Gaétan Charland initiateur de ce projet formidable a amorcé à plusieurs reprises des rencontres « Zoom » avec des personnes de l’Afrique, de l’Europe et de l’Amérique du Nord.

Voici quelques exemples des échanges qu’ont rendus possibles ces réunions de type Zoom.

Sur la prière

  • Prier Dieu est un acte de foi.
  • Prendre de bonnes habitudes dans tous les domaines de notre vie.
  • Prier c’est collaborer avec l’ajusteur en tant que fils de Dieu.
  • Prier ça nous aide à nous rendre meilleurs.
  • La prière c’est le lien le plus important entre Dieu et nous…(adoration).
  • C’est une technique pour changer le monde, la société et surtout nous-mêmes.
  • Il y a deux (2) éléments essentiels à se rappeler pour rejoindre Dieu.
  • La prière (…adoration)
  • Le Suprême (…avec le Suprême)
  • Le Suprême est dominé par la Trinité du Paradis.
  • Dieu nous parle par le Suprême
  • Dieu Le Suprême ne connaît que la globalité, la totalité. Pour l’instant on ne peut pas communiquer directement avec lui.
  • Nous sommes limités en tant qu’individus, mais Dieu est là pour nous aider, nous faire évoluer.
  • Nous pouvons contribuer à tout mouvement évolutif et faire cela tout en faisant Sa volonté.
  • La vie a été conçue par Dieu. N’ayez pas peur de vous aventurer dans ces domaines d’expertise. Il est professionnel en tout.
  • Avec une sincérité obligatoire, n’hésitez pas à lui faire vos demandes comme un petit enfant.
  • La prière s’exauce ou non, dans le temps, mais prend le temps qu’il faut.
  • L’ajusteur a besoin de notre permission, de notre autorisation personnelle lors de nos demandes.
  • On peut efficacement prier pour des problèmes en relation avec des aspirations morales, spirituelles, etc, d’une façon simple et ouverte.
  • L’ego prend, l’âme donne tout.
  • On peut facilement devenir un agent de Dieu, du Suprême, de Jésus.

Afrique

Quelques Africains du Sénégal ont l’intention d’unifier le mouvement Urantia à travers l’Afrique.

Voilà. Depuis quelque temps je participe activement à une activité urantienne différente de celles déjà exercées. Plus besoin de posséder de gros moyens (financiers) pour rejoindre la communauté urantienne mondiale et même locale, car l’application Zoom peut fonctionner à tous ces niveaux.

Mais pour en revenir au sujet principal, qui est celui de la fraternité universelle, c’est par ce moyen technique que j’ai eu l’opportunité de faire mes premiers pas dans cette nouvelle aventure, je dirais bien.

Par ces échanges honnêtes et constructifs, j’ai mis au rancart quelques mouvements mentaux de préjugés, d’intolérances, d’orgueils et autres.

Le « Livre d’Urantia » nous informe que « Lier connaissance avec ses frères et sœurs, connaître leurs problèmes et apprendre à les aimer, c’est l’expérience suprême de la vie. » fasc.130:2.6 (p.1431.1).

J’ai l’impression qu’avec cette nouvelle expérience je sors de ma zone de confort, mais j’ai l’ultime conviction que cela va m’être plus que profitable.

Je ne trouve pas cela banal de communiquer et converser avec des gens de cultures distinctes et apprendre de nouveaux modes de pensées, d’opinions, de raisonnements, de réflexions ou d’idées nouvelles.

C’est excitant d’avoir tout cela à portée de mains et je veux en profiter pour élargir ce cercle qui n’est pas réservé, soit dit en passant, à une élite exclusive. Vous pouvez commencer dès maintenant à initier dans votre entourage un groupe d’étude à 2 puis à 3 individus et ainsi de suite, avec l’usage ou non de l’application Zoom.

Un jour il faudra s’y mettre comme me disait un ami, car dès les premières leçons dans le monde morontiel, on nous apprend au départ à nous sociabiliser. Il n’y a pas d’amour sans une relation quelconque. Le Suprême nous appelle et nous convie primordialement à cela.

C’est comme si ma prière pour faire évoluer ma conscience à connaître plus finement mes frères et sœurs en Le Suprême, avait été entendue. Et de plus, ces amis de l’Afrique de l’Ouest principalement, vont venir nous rendre visite l’été prochain. Oui, à Montréal et probablement aussi à Québec. Et justement l’AUQ travaille actuellement sur ce projet de visite internationale y compris d’amis haïtiens connus. Des informations sur ce sujet seront mises à jour et ultérieurement on vous les communiquera.

Le mouvement Urantia planétaire s’étend par petits pas, les miens, les vôtres. Le Suprême évolue par les actions de chacune de ses parties et vice-versa. On peut prier le Père céleste dans le retrait silencieux de notre être, mais un autre devoir envers l’Univers nous est demandé, c’est celui d’aimer et d’accueillir nos frères et sœurs de la meilleure façon possible, mais pour cela il faut se rencontrer.

Je vous laisse donc avec ces bonnes nouvelles et au plaisir de se rencontrer très bientôt pour peut-être manifester ensemble cette maxime qui cadre bien avec ces objectifs et que j’ai découverte ce matin; « Aimer, c’est savoir entrer dans le jardin de l’autre pour enlever les ronces et y faire pousser des fleurs. » (Source : Anonyme)

Le Suprême et le service…

Khatabe Ndiaye
Sénégal

Le Suprême et le service d’amour sont inextricablement liés. Le Suprême grandit dans notre univers par le service sincère de tous les êtres et des déités paradisiaques. En contrepartie, le Suprême offre le cadre propice à la croissance spirituelle de tous les êtres évolutionnaires de l’univers.

Dieu le suprême a toujours posé problème à l’humanité. On prononce son nom en pensant à Dieu le Père alors qu’il s’agit de deux réalités de déité très différentes.

À cause du péché de Lucifer, l’humanité a été déviée de son axe philosophique de perception de la relation homme-Dieu. Tout le stade morontiel de l’évolution a été effacé dans nos religions maternelles.

L’homme est directement collé aux réalités paradisiaques dès sa mort. Bien que l’apparition de la vie et son développement soit très révélateur de la réalité de l’évolution, jusque dans le développement embryonnaire et les différents stades depuis le fœtus jusqu’au bébé et jusqu’à l’adulte… dès qu’il s’agit de Dieu la relation devient très magique enfantine.

La révélation d’Urantia nous remet dans le véritable axe de notre évolution en nous mettant en relation avec le véritable Dieu de notre création d’espace et de temps, Dieu le Suprême. Un Dieu qui a poussé la ressemblance jusqu’à se personnifier à l’image de ses créatures. Dieu se personnifie à travers l’homme par la fusion éternelle de leurs deux natures. La Déité Paradisiaque se personnifie aussi dans les sept Superunivers sous l’aspect de l’Être Suprême. Tout comme les êtres évolutionnaires sont faits de personnalités et de réalités énergétiques, les deux unifiés dans la vie par le mental, L’Être Suprême aussi est fait de réalités de Personnalité — DIEU LE Suprême, qui à Havona, est quasi imperceptible — et du pouvoir du Tout Puissant unifié par Le Mental Suprême. Le tout donnant une architecture de Déité à notre image.

La compréhension de cette ressemblance m’a définitivement remis dans l’axe réel de l’évolution. Elle m’aura aussi permis de savoir que notre Déité est une Déité de totalisation car sa Personnalité est issue de la Trinité du Paradis. L’être Suprême ne nous connait que dans notre activité avec les autres ce qui doit nous pousser à développer une relation de fraternité avec les autres hommes. Nous découvrons le Père Universel dans notre cœur par adoration, mais nous ne découvrons le Suprême que dans le cœur des autres par activité de fraternité.

Jésus a dit « Tu aimeras Dieu le Père de toute ton âme et de toutes tes forces… Tu aimeras ton prochain de toute ton âme et de toutes forces… ». (Lire fasc.174:4.2 (p.1901.2) et fasc.163:4.8 (p.1805.5)). En réalité c’est le même Dieu que nous aimons dans deux cadres d’action différents. Nous devons nous évertuer à aimer les hommes et tous les êtres de la confraternité de toutes les manières possibles, sans aucun préjugé et sans différenciation, de notre planète de naissance jusqu’au Paradis. C’est cela qui nous enrichi et nous élève dans notre mouvement d’ascension.

Le Père Universel ne peut contacter directement de manière physique les êtres évolutionnaires. Mais par la fusion avec notre âme morontielle, Il devient réellement un être à l’image des êtres évolutionnaires — hommes, anges, Melchizédeks, … — et de cette manière peut les contacter, fraterniser et compenser leurs limitations, bref les servir et les aimer divinement. C’est vraiment de la très, très haute sagesse.

Jésus a dit que « Le royaume des cieux est semblable à un grain de Sénevé… il est le plus petit de tous les grains… mais une fois qu’il a poussé il est le plus grand de tous arbres et les oiseaux du ciel viennent s’abriter à son ombre. » (Mathieu 13, 31-32, Marc 4, 30-32 et Luc 13, 18-19) L’homme est le plus petit de tous les êtres, mais l’âme qui en est issue est une véritable valeur représentant la manifestation de Dieu dans l’espace et le temps et en plus elle est une partie vivante de l’Être Suprême.

La présence du Père, du Suprême et d’une volonté de créature le tout dans un être aussi personnel qu’un ascendeur mortel est difficilement dépassable en termes de sagesse unificatrice, de capacité de service et de manifestation éclairée de l’amour divin progressif.

Cela me conduit, à travers mon expérience humaine de fraternité, à toujours chercher à donner la vérité de manière progressive, de manière à permettre une maturation expérientielle et équilibrée de la personne qui reçoit. Cela explique le titre de nos activités de « SAGESSE DIVINE PROGRESSIVE » qui est une tentative de procéder à l’image et à la ressemblance des Déités du Père Paternel et du Suprême Maternel — qui nous inondent d’amour comme l’ont fait nos parents humains.

Paix sur vous et sur toute la terre…

Un petit mot sur la « Présentation grand public du Livre d’Urantia » à Montréal

Normand Laperle
Lévis

Comme vous le savez, cette présentation a eu lieu le 14 octobre 2018 à la Bibliothèque et Archives Nationales du Québec au centre-ville de Montréal. L’activité a eu lieu de 13h00 à 15h45.

Derrière le livre, il y a une communauté de lecteurs. C’est une main tendue vers le grand public pour non seulement faire connaitre le « Livre d’Urantia » (« LU »), mais aussi faire connaitre la communauté des lecteurs, moins connue.

Je vous fais une présentation plus technique et organisationnelle qu’émotionnelle.

Il y eu deux heures de présentation du Livre, suivie de 45 minutes de discussion avec le public. L’assistance était composée d’environ douze (12) lecteurs faisant déjà partie de groupes d’études. Se sont ajoutés quatre (4) nouveaux (tous des femmes), dont trois connaissaient déjà le « LU » et une (1) ne le connaissait pas. Pour ma part, quatre nouveaux c’est un peu décevant. Mais il ne faut pas s’attendre à la perfection la première fois. Il faudrait voir ce qu’on eut faire pour améliorer ce compte.

J’ai beaucoup aimé les présentations qui ont été données par Line St-Pierre, Gaétan Charland, Marc Belleau et Robert Cadieux; tous membre du CA de l’AUQ. Les présentations étaient style témoignage, ayant chacune une particularité : Line était axée sur l’administration, Gaétan sur le côté scientifique – factuel de la révélation, Marc était axé plus sur le côté mental – philosophique et Robert sur le côté spirituel. Un très bel arrangement. Il y avait de quoi sensibiliser tous les goûts et intérêts.

Durant la période de discussion, nous avons eu droit à des témoignages — de la part des nouveaux — sur leur parcours spirituel individuel et quelques feedbacks sur la présentation. La personne qui ne connaissait par le « LU » est partit durant les discussions. Nous n’avons pas eu son témoignage ou feedback.

Derrière la salle, il y avait une grande table avec surtout — majoritairement — de la documentation gratuite. Il y avait aussi quelques exemplaires du « LU ».

J’ai trouvé que ça fait un beau départ, mais il faut aller plus loin. Qu’avons-nous eu ? Qu’est-ce qu’on pourrait améliorer ?

Dans l’avenir, il va y avoir beaucoup d’occasions pour faire des présentations-introductions de toute sorte du « LU ». Ça fait une belle base de travail.

Je crois qu’il faut investir temps et argent à se développer une expertise ici au Québec, dans la présentation grand public pour faire connaitre le « LU », mais aussi, aller chercher de nouveaux lecteurs pour se joindre à nos groupes d’étude.

Il faut commencer quelque part, ensuite s’améliorer.

Bravo au CA de l’AUQ pour cette initiative.

Adoration et prières…

Khatabe Ndiaye
Sénégal

Concernant l’adoration, au sens le plus élevé, c’est une technique de contact avec le Père Universel et de découverte de sa nature spirituelle. N’oublions pas que le Père Universel est la source du « plan d’aboutissement » 7:4.4 (p.85.5). Il garde dans sa nature inscrutable l’image de l’homme éternel, de ce que nous serons dans l’éternité, de l’homme parfait.

Lorsque nous prenons un contact d’adoration, notre Personnalité Divine — don du Père Universel — différente de notre moi humain, nous met en contact avec cette portion de Dieu exclusive que nous deviendrons dans le futur et cela provoque un ressourcement de notre âme qui reçoit de nouvelles révélations de la nature de Dieu, de nouvelles forces et aptitudes à investir dans l’expérience de la fraternité avec les hommes.

Tous les êtres de la création adorent Dieu parce que d’une manière ou d’une autre cela leur fait découvrir de nouveau la nature spirituelle de Dieu. C’est par l’adoration que le Père Universel applique le plus son « plan d’aboutissement ». Relisons les « plans de perfection divine » 7:4.1 (p.85.2) et interrogeons-nous sur la manière dont le Père Universel fait sa part du travail.

Pendant ce contact, aussi bref soit-il, Le Père opère des changements et installe sa lumière révélatrice dans notre âme. Nul ne peut connaitre le Père sans passer par le Fils Éternel, ou dans notre cas personnel, sans passer par notre Personnalité Divine qui est à l’image du Fils Éternel.

Cela montre tout l’intérêt d’adorer, de le faire intelligemment et ensuite de se mettre au travail dans l’action fraternelle et le service, sinon ces vérités resteront au niveau de notre âme et ne descendront pas dans notre conscience humaine. C’est fort de tout cela que je peux utiliser le moindre temps libre, pour prendre un contact adoratif. Au début de mon éducation sur les vérités du livre d’Urantia je suis passé par les différentes phases de soif de connaissances sur tout ce qui se rapportait à Dieu et à la réalité de sa création. Et cela m’a conduit inévitablement à un comportement de plus en plus intérieur, à l’acceptation de vivre ma vie intérieure avec Dieu et à arriver en fin de compte à ce stade de contact d’adoration de plus en plus répété.

Étant né dans une société musulmane où la prière est naturelle depuis le bas âge, il ne m’a guère été difficile d’accepter la prière dans mon expérience religieuse, mais la révélation d’Urantia a donné une nouvelle portée et un nouveau sens à mes prières. Je prie Dieu autant à titre personnel, que pour le progrès des cadres humains, peuples, nations et planète, conformément à la volonté de Dieu, telle qu’elle est mise en œuvre par les différents départements du gouvernement planétaire.

Après avoir puisé des vérités, forces et énergies dans mon contact d’adoration avec le Père Universel, c’est vers le Fils Universel que je me tourne chaque fois que nécessaire et prie pour avoir la force de caractère et le courage nécessaire pour affronter les différents obstacles sur la voie de la progression spirituelle. Toutes les prières des créatures montent vers le Fils Éternel qui, en relation avec l’Absolu de Déité est la source des valeurs exprimées dans toute la création. En se privant de l’habitude de la prière, on se prive également d’une partie importante du ministère secourable du Fils Éternel. Ne nous y trompons pas, c’est Dieu qui nous change et Il le fait en vérité — Sa Vérité.

Il convient donc de développer dans notre formation et dans celle de nos étudiants, la nécessité de prier, car c’est un contact direct avec la Source Centre Deuxième qui s’établit ainsi. Après nous avoir demandé de naitre spirituellement et de faire progresser notre nature humaine vers notre nature spirituelle, Dieu nous offre aussi les outils de notre développement : l’adoration et la prière. Les deux sont liées en Dieu et en nous. C’est réellement Dieu qui nous change et qui change aussi les cadres de vie des hommes et le monde entier. Jésus : “Tout arbre qui n’aura pas été planté par mon Père sera enlevé”. L’orgueil des hommes les a conduits à une civilisation matérialiste mais la sagesse de Dieu rectifiera toutes les dysharmonies après avoir laissé passer les délais de miséricorde nécessaires.

Bonne volonté à tous dans l’adoration et la prière.

Chronique de Taxibarman

Louis Prud’homme
Laval

Comment transmettre les enseignements du Livre sans parler du Livre.

Un défi, auquel je crois d’autres lecteurs sont confrontés, c’est celui de rendre compte de notre vision urantienne du monde sans dévoiler l’origine de nos convictions. Il faut bien l’avouer : à l’extérieur du cercle des lecteurs, justifier une décision ou même une simple opinion en faisant référence au Livre peut nous attirer des regards d’incompréhension ou d’incrédulité; parfois inquiète, souvent totale. La seule référence au fait d’avoir la foi suscite souvent la méfiance dans certains cercles.

Dans mon billet précédent, je vous ai raconté comment, au travers d’une discussion avec un client [NDLR : de taxi] j’ai pu lui glisser à l’esprit une interprétation personnelle d’un concept urantien très simple : fais ce que tu crois juste en toute sincérité et laisse le bateau aller sans jamais perdre le cap! Tu n’es pas responsable de toutes les catastrophes de la planète!

Sans jamais parler du Livre, je lui ai quand même rappeler une notion fondamentale : même s’il y avait un bouton « reset » sur l’homme ça n’y changerait rien : l’homme est ce qu’il est. Sa conscience de soi, de son intérêt personnel de base, le pousse à intervenir sur son environnement. Avec les conséquences que l’on connaît. Mais sans ça, il ne serait qu’une bête attendant pendant des générations que le poil lui pousse naturellement pour se protéger du froid!

Bestiole parmi les plus fragiles du règne animal, nos ancêtres ont dû s’unir, former des clans et faire preuve d’intelligence pour survivre à la nature; et de ruse pour survivre aux autres hommes!

L’aventure de l’homme n’est pas exempte d’erreur et d’horreur mais elle est le fruit recherché par le créateur : la naissance, à partir de la matière, de nouvelles consciences originales pouvant rejoindre la grande famille cosmique saturée de créatures parfaite. Ou presque.

Si je veux poursuivre une relation avec un interlocuteur quelconque et partager avec lui nos recherches spirituelles, je réserve le Livre pour la fin! Il est préférable de s’en tenir aux grands principes de bases de la spiritualité : Amour, Fraternité, Partage,

À mon avis, pour contrer le défaitisme ambiant, il n’y a que l’espoir. L’espoir que l’effort personnel n’est pas vain. L’espoir dans l’aventure humaine, dans l’incroyable défi de la civilisation : bâtir la Cité de l’Harmonie! C’est pas pour demain la grande ouverture mais il faut bien commencer à un moment donné! On à déjà commencé d’ailleurs, depuis longtemps. Ça n’avance pas vite et c’est normal.

La Terre/Urantia est un peu comme une pouponnière à âmes. D’où l’importance que la simple part que chacun d’entre nous, selon ses qualités, peut apporter à la réussite du plus grand défi posé à la face de l’univers : transformer de la poussière d’étoile en créatures capables de reconnaître leur créateur!

L’homme est une drôle de créature. Aime le et il s’améliorera. Si tu le dénigres, il se refermera. Si tu l’ignores il deviendras jaloux. Ça s’applique à soi-même autant qu’à autrui.

Redonner l’espoir en un monde où, malgré les apparences, chacun a sa place; si il n’y met, ne serait-ce qu’un peu, de bonne volonté.

L’économie de la souffrance – dans la fabrication de l’égo – et la progression de l’âme

Louis Prud’homme
Laval

Au cours du dernier déjeuner commémoratif soulignant l’anniversaire de naissance Urantien de Micaël, j’ai partagé avec plusieurs personnes certaines réflexions et conversations que j’avais eues récemment, avec un ami bouddhiste notamment.

Des réflexions inspirées grandement, mais pas uniquement, par les enseignements du « Livre d’Urantia ».

Line me demanda de partager ces pensées avec les lecteurs du Réflectivité.

Alors donc…

Je travaille depuis longtemps avec le public ; soit à titre d’artiste, de guide, de serveur-barman et plus récemment comme chauffeur de « Téo Taxi ».

En plus, je suis plutôt sociable, donc je croise pas mal de monde et souvent je rencontre des gens lucides, mais pessimistes. Pas seulement des jeunes paranoïaques ou des vieux grognons nostalgiques. Des gens qui, même si ça ne va pas si mal pour eux-mêmes, se désolent de « l’état du monde ».

Un de ces clients rencontrés au hasard (un « animoriste » bien connut) me fit remarquer après quelques minutes de conversation amicale prise dans le trafic à chialer sur les différents drames de l’heure : Trump et l’écologie, Trump et le racisme, Trump et les disparités économiques, Trump… et les travaux routiers qui ne finiront jamais à Montréal.

Il me dit donc, en riant, que ça prendrait un bouton « reset » sur le genre humain! J’ai ri avec lui, mais je lui ai répondu que ça ne changerait pas grand-chose puisque l’humanité est condamnée à « pédaler dans la bouette » de toute façon.

L’humain, mâle ou femelle, ne peut pas se satisfaire de son sort, de sa condition et donc de faire des bêtises. C’est dans son programme de base. L’homme cherche soit à accepter son sort, soit à brailler sur son sort, soit à améliorer son sort ; en toute conscience ou non. Et c’est là que ça se joue, à mon avis.

Ce ne sont pas tant les aventures ou les tribulations de la vie qui compte. La « réussite sociale » n’est pas qu’une question de $$$$$ ; c’est comment TOI tu joues le jeu de la vie.

Ce qui importe ce n’est pas tant d’espérer voir l’humanité, ou quiconque, de sortir de sa « bouette! ». « Everyone has his own shit ». [Traduction de la rédaction : « Tout le monde a sa propre merde »] (pas cité ainsi dans le LU!)

Ce qui compte c’est comment TOI tu pédales dans la « bouette! ». Comment TOI tu fais face à l’adversité. Il est préférable d’échouer en tentant d’accomplir quelque chose de noble et généreux que de réussir à se sauver avec la galette en écrasant tout sur son passage!

« Décourage-toi pas » du monde qui semble courir à sa perte. Fais la part qui t’est accessible ; pédales du mieux que tu peux!

Un bipède commun n’est pas un Homme, à moins qu’il n’en revendique le statut!

Bref… Je ne me suis pas rendu jusqu’à une dernière phrase avec mon illustre client ; et je ne peux me confesser de cette même dernière phrase qu’à des lecteurs du « Livre d’Urantia », car elle pourrait sembler illicite, mais c’est ce qui manque le plus en ce bas monde : la conscience personnelle de participer à une grande aventure cosmique!

Donc je ne me suis pas rendu jusque-là avec cet illustre « animoriste », mais j’ai discuté de cette anecdote avec un ami bouddhiste. Il y vit un parallèle avec le concept de samsara, qui est un genre de cycle de souffrance auquel on ne peut échapper.

Il est écrit dans le « Livre d’Urantia » « Ce qui assure la survie n’est pas tellement ce que le mental comprend, mais plutôt ce que le mental cherche à comprendre » Fasc.111:1.5 (p.1216.6). Il y a là une réflexion à poursuivre. Non ?

Je vous invite à partager sur ce forum vos impressions sur ce même thème. À bientôt!

Au revoir Guy !

Claude Flibotte
Sainte-Julie

C’est avec une tristesse dans l’âme que j’ai reçu la nouvelle de la mort de mon ami Guy Vachon.

Bien que ma foi en la survie par l’entremise de notre âme me réconforte et que je sache que je retrouverai Guy sur l’un des mondes des maisons, sa présence me manque déjà !

Il était comme un père spirituel pour moi et durant quelques années, j’ai pris plaisir à assister à son groupe d’étude de Brossard. Ce groupe très prolifique avait donné naissance, dû au grand nombre de participants, à deux ou trois autres groupes d’étude dispersés un peu partout dans la province dont le mien à l’époque, à Saint-Basile-le-Grand.

Je me souviens de la grande érudition de Guy au sujet de la révélation, mais surtout de son immense générosité, de son sourire communicateur et de sa charmante voix de basse qu’il m’a été donné d’entendre à plusieurs occasions. D’ailleurs, cette voix nous la garderons pour la postérité, car lors de la production audio française du Livre d’Urantia, il s’était gentiment prêté à l’enregistrement des fasc.105, 107, 109, 111 et 113.

Je profite de l’occasion pour remercier Marc Belleau, Roselyne de Baets ainsi que les deux autres personnes dont j’ignore les noms et qui avaient enregistré la quatrième partie du livre à la demande du père de Richard Lachance. J’avais eu, à l’époque, le plaisir de diriger cette équipe et de prêter ma voix à quelques fascicules. Pour ceux et celle d’entre vous qui n’ont pas ces enregistrements, ils sont disponibles sur le site de la Fondation, > Le Livre > Télécharger le Livre. Descendre ensuite jusqu’à la section « Téléchargement de livres en format MP3 ».

Mon frère et ami Guy, je te souhaite bon voyage vers des mondes meilleurs et je sais que nous nous retrouverons pour chanter à nouveau cette chanson de Félix Leclerc… « C’était un p’tit bonheur… »

Au revoir !

Vingt ans, ça se souligne

Gaétan Charland & Line St-Pierre
Hôtes du groupe Découverte.

 Il y a vingt ans cet automne que fut créé le groupe d’étude Découverte pour répondre aux besoins des étudiants du Livre d’Urantia de la région des Laurentides. Ce fut un début modeste qui commença avec la participation de quatre amis(es) qui jusqu’à ce jour, sont toujours présents aux rencontres hebdomadaires et qui a contribué au cours de ces années à la bonne marche de ce groupe. Nous avons exploré ensemble durant ces années et avec la participation de nombreux étudiants, de nombreux concepts, idées, vérités, faits historiques évolutionnaires, scientifiques, religieux et spirituels.

Nous avons aussi exploré et découvert de nouvelles méthodes de fonctionnement pour éviter la monotonie de la lecture séquentielle, mais aussi dans un désir profond de rendre les enseignements étudiés pratiques et vivants dans chacune de nos vies. Comme tous les groupes, il y a eu des hauts et des bas, des périodes où les étudiants étaient moins nombreux, d’autres périodes où il semblait y en avoir trop par rapport au confort, à l’harmonie et à la dynamique du groupe. Toutes ces périodes d’étude et d’apprentissage ont été enrichissantes et porteuses de nombreux fruits spirituels.

Aujourd’hui, après vingt ans d’existence, le groupe Découverte continue l’exploration des enseignements du Livre d’Urantia avec la participation de plus de quinze personnes et poursuit toujours son but d’étendre la conscience cosmique et de rehausser la perception spirituelle des participants.

Le groupe d’étude a aussi suivi le progrès technologique en offrant un accès virtuel à ses membres éloignés ou alors empêchés pour diverses raisons de participer en personnes aux rencontres.

Le succès de cette longévité : la poursuite d’un but spirituel, le respect dans l’écoute et le partage, le plaisir de découvrir ensemble la vérité là où elle se trouve, la sincérité des étudiants dans la poursuite d’une vie spirituelle, l’assiduité des rencontres, ses fréquences et l’accueil.

Bien entendu il y a d’autres facteurs qui ont contribué à la pérennité de ce groupe, c’est pourquoi l’Association Urantia du Québec offre des journées de formation pour les hôtes de groupe d’étude.

Amsterdam, Congrès international de l’AUI 2018 Du 12 au 15 avril 2018

Robert Cadieux
Montréal

J’éprouve une sensation enrichissante d’assister à un congrès international des lecteurs du Livre d’Urantia.

Ce que j’aime, c’est l’atmosphère que je vis dans ces congrès.

Le dynamisme du mouvement Urantia est en progression sur notre monde et lorsqu’on participe à un congrès international, on le sent.

On peut percevoir l’enthousiasme. Rencontrer toutes sortes de personnes, de plusieurs pays. Des gens qu’on connait et qu’on ne rencontre que dans des occasions rares comme celle-là et d’autres qu’on commence à connaitre avec des discussions sur les sujets abordés au congrès et sur d’autres plans aussi.

C’est ce qui m’est arrivé au congrès d’Amsterdam du 12 au 15 avril, j’ai rencontré plusieurs personnes pour la première fois et j’ai eu des discussions enrichissantes.

J’ai rencontré le président de l’association française des lecteurs du Livre d’Urantia (l’AFLLU) avec qui j’ai eu de bons échanges ainsi que d’autres personnes francophones de France, de Belgique, de Suisse et du Sénégal.

J’ai eu des discussions enrichissantes avec Khatabe Ndiaye de Dakar, un des fils de Moussa, que plusieurs connaissent. J’ai réalisé combien l’étude du Livre en groupe d’étude au Sénégal est avancé. Ils ont intégré les enseignements à un niveau qui m’impressionne. Je vous décris ici le contenu d’une conversation que nous avons eu et qui m’a éclairée sur les niveaux de conscience dans notre expérience humaine. J’y ai ajouté des citations du Livre.

Notre corps physique, le véhicule avec lequel nous évoluons, avec lequel nous faisons nos expériences dans la chair mortelle, nous est donné pour le temps d’une vie. Il est fragile.

C’est avec ce véhicule que notre vie commence et que notre éveil à la conscience prend forme. Avec ce corps physique, notre personnalité surgit à la vie.

Nous passons par trois stades de réalité de la conscience.

D’abord, par le stade physique de compréhension de la matière et de notre environnement.

L’enfant naît et prend conscience des choses dans son environnement. Il touche, il sent, il goûte.

En même temps, il prend conscience de sa mère, de son père, de sa famille, de la communauté dans laquelle il vit et ensuite de la société dans laquelle il va évoluer et développer son caractère. C’est le stade des relations humaines ; les luttes de pouvoir, de l’argent et de l’équilibre qu’il devra acquérir.

Avec les relations humaines, se superpose le niveau des sentiments et des émotions. C’est le deuxième niveau où la personnalité prend conscience du sens moral ; des significations et des valeurs qui ont le potentiel de la survie.

C’est le moment où notre Ajusteur de Pensée arrive pour travailler avec notre mental.

Lorsqu’on perçoit les valeurs de l’altruisme et les relations de fraternité, on commence à percevoir qu’on peut donner en plus de recevoir. On perçoit instinctivement ce qu’est l’amour : le désir de faire du bien aux autres.

C’est à ce moment qu’on commence à devenir conscient du troisième niveau. Celui de la conscience de l’esprit.

Nous découvrons lentement la conscience de l’âme qui a valeur de survie.

C’est l’Esprit qui nous habite, en relation avec notre mental humain qui fait naitre l’âme.

En effet, on peut réaliser qu’il y a une présence spirituelle qui coordonne notre mental et nous pousse à prendre les bonnes décisions morales.

En même temps, notre personnalité a son libre arbitre qui fait que nous avons le choix de faire le bien qui nous est proposé par l’esprit qui nous habite ou d’y aller avec notre moi humain qui peut décider d’agir autrement. C’est la liberté de choix, le libre arbitre.

Lorsque nous terminons notre vie mortelle, notre vie dans la chair ; notre personnalité est transférée sur un niveau supérieur de continuité.

Cette réalité est tout à fait vraie et elle nous a été révélée par Jésus qui nous l’a démontrée lors de ses apparitions qui ont suivi sa mort physique. Voilà une réalité humaine et spirituelle sur laquelle on peut s’appuyer.

Lorsque nous passons du niveau moral à celui des valeurs spirituelles, on s’élève au troisième niveau de la conscience.

Lorsque quelqu’un décède, on peut anticiper la survie de sa personnalité.

Jésus a dit : (lors d’une discussion avec Nabon, un des chefs du principal culte des mystères à Rome, le culte mithriaque.)

« La vie humaine continue – survit – parce qu’elle a une fonction dans l’univers, la tâche de trouver Dieu. Animée par la foi, l’âme de l’homme ne peut s’arrêter avant d’avoir atteint ce but de la destinée et, quand elle a atteint ce but divin, elle ne peut plus prendre fin, car elle est devenue semblable à Dieu – éternelle. » 132:3.7 (1459.7)

Qu’est-ce qui qualifie la personnalité pour un potentiel de survie éternelle ?

Son libre arbitre. La personnalité est libre de prendre le choix des valeurs de survie.

La survie est un don du ciel, elle nous est offerte par notre Ajusteur de Pensée qui représente le Père en nous ; mais encore faut-il le vouloir. Il faut le décider.

Nous pouvons croire en la survie de la vie humaine ; et le mécanisme à utiliser pour se hisser dans la réalité de la vie éternelle, c’est notre foi. Et qu’est-ce que c’est que la foi ?

C’est notre outil spirituel, c’est un don du Père Universel qui nous permet d’atteindre la certitude personnelle de la vie éternelle.

« La foi est un attribut vivant de l’expérience religieuse personnelle authentique. » 101:8.1 (1114.5)

Et nous ici, nous avons la chance d’avoir été instruit de cela par la révélation. On nous dit :

« Pendant longtemps, vous emploierez la foi et vous dépendrez de la révélation si vous espérez avancer rapidement et surement. » 19:5.12 (221.2)

Ce sont ces trois niveaux de la conscience humaine qui nous préparent à la survie, qui nous rendent aptes de poursuivre notre carrière, du stade humain au prochain stade de progression vers la réalité spirituelle.

Après la mort physique et la résurrection, nous nous élevons vers les niveaux successifs de progression personnelle.

Si on pousse l’ouverture dans une réflexion plus avancée, on découvre que notre mental discerne la présence de l’esprit en nous.

Des fois, on appelle ça la conscience ou l’impulsion de faire la bonne chose. Le sentiment de faire ce qui est vrai ; la vraie bonne décision, la vraie bonne chose à faire.

Et cet Esprit, cette conscience, cette conscience de l’Esprit, c’est elle qui nous dirige et nous pousse à faire le bien.

Jésus disait que pour entrer dans le royaume des cieux, il nous faut naitre de l’esprit. Comprendre et accepter la présence potentiellement directrice de l’Esprit en nous.

On ne parle pas de la conscience ici. La conscience peut nous inciter à faire le bien :

« …car la conscience est réellement la critique de soi par notre propre échelle de valeurs, par nos idéaux personnels. » 100:1.5 (1094.7)

Alors que, l’Esprit qui vit en nous nous montre le chemin et l’Esprit de Vérité nous donne la conviction, nous fait savoir que cela est vrai.

Quand je me pose cette question : « Qu’est-ce qui me donne la vraie impulsion de la vitalité et de l’enthousiasme ? » C’est ma foi.

Ma foi, c’est le début de ma conscience spirituelle authentique.

C’est elle qui me donne la certitude de la survie, la certitude de la vie après la mort physique.

Voilà le contenu d’une conversation enrichissante avec cette personnalité lumineuse.

C’est pour vous dire combien j’ai aimé participer à ce congrès par les expériences que j’y ai vécues et l’enrichissement qu’elles m’ont apporté.

Je veux dire un mot aussi sur l’animation du congrès. Nos animateurs étaient le chanteur reggae Pato Banton et son épouse Antoinette Hall. Un souvenir joyeux et très efficace. Ils nous ont soutenu du début à la fin. Le samedi 14 avril, ils nous ont donné un spectacle joyeux et stimulant même du point de vue de la spiritualité musicale car Pato et Antoinette ont maintenant dédié et consacré l’avenir de leur carrière artistique internationale aux enseignements du Livre d’Urantia. C’était une magie musicale.

Je dois mentionner que le jeudi 12 avril il y a eu une performance piano et voix de Bob Solone qui nous a donné un plaisir musical très chaleureux. Il nous a chanté ‘Smile’ de Charlie Chaplin, des chansons des Beatles et plusieurs souvenirs musicaux attachants en passant par ‘Simon and Garfunkel’.

Voilà l’atmosphère d’un congrès dont je garderai un souvenir permanent.

Nous étions 5 personnes du Québec qui avons participé à ce congrès et j’aurais souhaité que nous y soyons davantage.

À la clôture du congrès, le dimanche midi lorsqu’on a annoncé la tenue du prochain congrès international en 2021 et qu’il aurait lieu à Cusco au Pérou, je me suis dit WOW ! Je me suis projeté en avant et je m’y vois déjà. Je me plais à imaginer que nous pourrions y être plusieurs québécois à y participer. C’est dans trois ans et ça peut être un projet !  Économiser de l’argent et décider d’aller à Cusco assister au congrès de l’AUI au pied du Machu Picchu, c’est un projet qu’on peut réaliser.

Est-ce que ce projet peut vous stimuler ?

Alors, c’est un rendez-vous dans trois ans au Pérou !

Thomas et Nathanael rencontrent Rodan, le philosophe, pendant la semaine de relâche

Paul-Yvan Deléglise

Québec

 

Ce dimanche matin, le 15 septembre de l’an 29, l’apôtre André annonça une semaine de repos, un arrêt de toute activité apostolique. Cela valait pour tous les apôtres, sauf pour deux d’entre eux. Un philosophe grec étant venu vérifier auprès du Maître l’exactitude de ses connaissances évangéliques acquises à Alexandrie. Jésus le reçut aimablement et demanda à Thomas et Nathanael de rencontrer le philosophe grec « d’écouter tout ce que Rodan avait à dire et, en retour, de lui parler de l’évangile ». 160:0.1 (1772.1)

Les exposés de Rodan 160:0.1 (1772.1)

Les Révélateurs nous précisent dans Urantia que Rodan présenta dix exposés contenant un très grand nombre de sujets de réflexion. Tels que l’Art de vivre ; le mariage idéal, l’adoration solitaire à la manière de Jésus ; la maturité exigée pour le travail… (Ces documents présentés dans le « Livre d’Urantia » nous ont été présentés : CONDENSÉS, CONJUGUÉS et RETRANSCRITS en langage moderne). Rodan voulait les soumettre au jugement de Jésus ou de ses apôtres. Il voulait vivement que sa philosophie religieuse soit totalement sanctionnée par l’Évangile du Maître!

Au terme de la première semaine d’échanges, l’unanimité régnait sur tous les sujets proposés. Rodan s’est exclamé alors : « Mes frères, je suis un croyant, je me suis lancé, je suis en route avec vous dans cette aventure éternelle » 160:5.8 (1781.4)

Poursuite des échanges

Dimanche, le 26 septembre au soir, Jésus annonça qu’il partait pour Jérusalem avec les apôtres. Toujours en discussion avec Rodan, Thomas et Nathanael obtinrent de rester encore quelques jours avec le philosophe grec.

Rodan soutint alors qu’il lui était impossible d’affirmer que Dieu était une personne, au sens où nous employons ce mot… Car pour ce faire il faudrait que Dieu « ait des symboles de communication spirituelle lui permettant d’être pleinement compris » et qu’en ce qui le concerne, « Dieu est seul dans l’univers. Nul ne lui est égal » 161:1.2 (1783.4)

Cette intervention de Rodan troubla grandement les deux apôtres! Ils consultèrent Jésus qui refusa de se mêler à la discussion. La réflexion qu’il fit à Thomas demeura sibylline à l’apôtre.

Le lundi soir, Thomas renonça à convaincre Rodan. Mais, le mardi, Nathanael parvint à satisfaire tout à fait le philosophe. Le point de départ du raisonnement ce fut le rappel de l’existence de la TRINITÉ et du PÈRE DU PARADIS, celui-ci jouissant d’une égalité de communication avec le Fils et l’Esprit infini de la Trinité du Paradis. Un raisonnement serré, élaboré, en cinq points, s’ensuivit. [Voir : 161:1.6 à 10 (1784.3 à 7)]

Le plus étonnant dans tout cela, c’est que, ni Nathanael, ni Rodan n’ont hésité à utiliser le concept de la Trinité! Alors que l’enseignement religieux, à l’époque, en Israël était monothéiste. « Jésus enseigna la vérité à ses apôtres au sujet des personnes de la Trinité du Paradis » 104:1.10-11 (1144.7-8) [Par conséquent, il l’avait déjà enseigné]. Ces informations ne furent pas vraiment saisies. Les apôtres ne questionnèrent jamais Jésus sur ces concepts cosmiques.

En choisissant ces deux apôtres, le Maître nous fournissait-il réponse à notre interrogation ? Dans sa courte biographie, Nathanael est présenté comme l’un des plus instruits parmi les apôtres, et on souligne qu’il est attiré par la philosophie. Thomas, lui, est reconnu comme le plus rigoureux et le plus sceptique. Le concept de Trinité a peut-être resurgi dans de telles mémoires aux prises avec une objection imprévue… 139:6.1-139:8.1 (1558.2-1561.1)

Quant à Rodan, sa fréquentation d’un disciple d’Abner l’a peut-être rendu familier avec le concept de la Trinité…

Le fait que Jésus ait confié une telle tâche à deux de ses apôtres qui n’avaient pas encore reçu son Esprit de vérité nous montre à quel point son enseignement et ses paroles pouvaient et peuvent produire des résultats étonnants!

Votre explication est sans doute meilleure…

 

Célébration du « Souper de la Souvenance » à la « Maisonnia »

Roberte Roussel et
Paul-Yvan Deléglise
Québec

 

Certains membres du groupe de lecture « La Maisonnia » eurent alors une vive réaction du fait que le repas se ferait le vendredi et APRÈS la fête civique de Pâques — fête devenue mondiale et plutôt païenne.ers la mi-mars 2018, on nous rappelait la possibilité de célébrer à nouveau, le REPAS DE LA SOUVENANCE. Il nous était recommandé par l’AUQ de le faire le Vendredi, 6 avril 2018.

Quelques-uns ont même signalé devoir s’abstenir d’assister à cette cérémonie dépourvue de sa profonde signification !

A la suite de cette réaction, le groupe décida de ramener la célébration en fin d’après-midi, le jeudi, AVANT Pâques, comme Jésus l’avait lui-même fixée. Lui qui voulait ainsi nous signifier que son évangile nous délivrerait de l’esclavage et nous redonnerait la liberté des enfants de Dieu.

À cause de circonstances incontrôlables, nous avons dû célébrer le Mercredi 28 mars, plutôt que le jeudi, le 29 mars.

Après un accueil chaleureux, nous avons discuté de la marche à suivre. Voici ce qui a été retenu : recueillement, lecture du fascicule 179, ayant pour titre, « Le dernier souper », échanges et commentaires au fil de la lecture, gorgée de vin, au moment désigné dans le texte, le repas.

La rencontre s’est déroulée comme prévue, mais à un certain moment, du pain fut servi sans que nous en fassions la fraction comme Jésus l’a fait.

Le cérémonial fut célébré le plus près possible du symbolisme voulu par Jésus et la rencontre se déroula dans la joie et le contentement.

Nous voulons et espérons revivre à chaque année cette expérience du jeudi saint qui nous relie à l’ensemble des croyants en Jésus, tout en répondant ainsi à son invitation à ce qui fut son dernier repas avec ses apôtres.

Quel beau moment !

Claudette et Jean
Ste-Lucie des Laurentides

Jean

Vendredi soir le 6 avril, plusieurs membres de notre groupe d’étude « Découvertes », se réunissaient pour souligner le dernier souper de Jésus et ses douze apôtres. Une soirée touchante et comment nourrissante.
Durant la lecture d’une partie du fascicule 179, « Le dernier souper », nous nous sommes attardés davantage sur la section 5 « L’institution du souper du souvenir ».

Quel beau moment ! Plusieurs partages, notamment à la question « qu’est-ce que la lecture du livre d’Urantia a changé dans vos vies ? », nous a permis d’accueillir de riches confidences, des épisodes de vies qui nous font apprécier et aimer encore plus ceux et celles avec qui nous cheminons vers notre Père. Quel beau moment ! En plus d’approfondir notre compréhension de ce texte de la vie de Jésus, nous approfondissons notre connaissance et notre compréhension du Maître et de son message de Beauté, de Bonté et de Vérité. Quel beau moment ! Cette acquisition se répercute sur une connaissance bonifiée des amis et amies autour de la table, les liens se tissent davantage et se resserrent, mais finalement une meilleure connaissance et compréhension de soi-même qui, mobilisée, nous pousse de plus en plus vers ce qui nous attire. Quel Beau moment ! Quel Bon moment ! Quel Vrai moment !

 

Claudette

Quel heureux moment de retrouver le groupe de lecture du livre d’Urantia en cette occasion remarquable du « Souper du Souvenir ». J’apprends à mieux connaitre Jésus en lisant le texte, mais aussi à travers les réflexions et les partages des membres du groupe. Quelle richesse ! Je vous dis merci.

Jésus m’inspire par : son courage d’affronter ce que les hommes avaient choisi de lui faire vivre, par son pardon et sa bonté envers ceux qui le persécutent, par son respect et son amour inconditionnel envers ses apôtres et par sa foi envers notre Père.

Merci Jésus d’avoir été des nôtres à ce souper du souvenir et merci à nos hôtes d’avoir créé cet instant de pur bonheur.

CONVERGENCES

Pierre Sauvageau

St-Alexis-des-monts

Après un certain temps au sein de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours (ÉJCSDJ), on me convoqua pour me signifier que j’étais prêt pour recevoir les prêtrises d’Aaron et de Melchisédech.

Bien que l’on retrouve le nom de « Melchisédech » dans les écrits de Paul de Tarse, « Jésus-Christ est sacrificateur pour toujours selon l’ordre de Melchisédech »1, ce nom m’était alors totalement inconnu. Les caractéristiques de cette prêtrise sont : « de recevoir les mystères du royaume des cieux »2. J’étais alors loin de me douter qu’une partie de ces mystères allait m’être révélée plus tard lorsque je prendrais contact avec le « Livre d’Urantia » (L.U.). Je me suis longuement interrogé à savoir pourquoi cette révélation n’avait pas été transmise par l’intermédiaire de l’ÉJCSDJ.

Toujours est-il que ce vocable de « Melchizédek » abonde dans le L.U. Et c’est une chose très particulière de retrouver le nom de l’initiateur d’Abraham, car très peu d’écrits dans la littérature contemporaine font allusion à ce personnage.

Cependant, cette convergence entre l’ÉJCSDJ et le L.U. est étonnante, mais ne s’arrête pas seulement à ça. J’ai eu d’autres surprises de concepts convergents particulièrement inédits, comme la « dispensation de la plénitude des temps »3. Et j’ai eu d’autres surprises de concepts convergents inédits dans la littérature moderne à savoir la matérialité du monde spirituel : « la matière immatérielle cela n’existe pas. Tout esprit est matière, mais il est plus raffiné, les éléments sont éternels »4. Ce concept fit scandale parmi les religieux du 19e siècle. Cependant on retrouve son corollaire dans le L.U. : matière et esprit unifiés par inhérence dans Havona5. Signalons également, chez Joseph Smith, on retrouve l’idée que cette terre dans son état sanctifiée et immortelle sera rendue semblable à un cristal6. Ce concept correspond dans le L.U. à cette phase de lumière et de vie qui attend la terre dans son développement ultime. De même cette autre idée de Joseph Smith que les humains peuvent devenir des Dieux qui construiront des mondes ce qui est en parfaite coïncidence avec le concept du L.U. sur le corps de la finalité dont les membres auront jurisprudence dans les mondes extérieurs actuels des sept superunivers.

Cependant, malgré les éléments convergents dont j’ai fait mention, une note dissonante a attiré mon attention, à savoir une énorme différence quant à la dissémination des écrits respectifs. Autant le Mormonisme galvanisa les foules à tel point que peu après l’action de Joseph Smith, des convois, des attelages, des caravanes partirent à la conquête de l’Ouest américain.

En comparaison la progression du mouvement Urantien est faible, car comme nous savons, il y a actuellement 444 groupes d’études à travers le monde, ce qui représente à peu près 4440 individus en supposant 5 membres actifs et 5 membres satellites par groupe d’étude. Alors, il y a lieu de s’interroger sur la signification de cette si lente progression du mouvement Urantien après 65 ans d’existence.

Avançons l’hypothèse en s’appuyant sur le livre de « La Prophétie Des Andes » qu’il suffise d’une masse critique de 10% pour que l’ensemble de la communauté humaine bénéficie de l’effet d’entraînement positif des révélations bienfaisantes du L.U.

Malgré tout, il sera toujours étonnant que le « Livre de Mormon » — écrit sur des plaques d’or enterrées dans la colline de Cumorah, dans l’état de New York — sorte de terre en 1827 pour rejoindre ultérieurement les fascicules venant du ciel rédigé, remanié et déposé par un aéropage7 d’êtres célestes dans un coffre-fort au 533 Diversey Drive Chicago de 1925 à 1955.

Ces deux révélations du nord-ouest de l’Amérique seraient-elles complémentaires ?


1. Hébreux 5 : 6,10

2. « Doctrine et Alliances» (A.): 107:19

[N.D.L.R. : D.A. : Les « Doctrine et Alliances » de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours : Contenant des révélations données à Joseph Smith, le prophète, avec quelques ajouts de ses successeurs à la présidence de l’Église. (https://www.lds.org/scriptures/dc-testament?lang=fra)]

3. A.: 121:31

4. & L.U.: 48:6.9; 93:10.3; 53:8.4

5. A.: 93:13

6. U.: 116:6.7

7. A.: 130:9

[N.D.L.R. : « Assemblée de juges, de savants, d’hommes de lettres très compétents.»]

 

Israël

Éric Tarissan
Québec

J’ai été invité à faire un pèlerinage de deux semaines au pays de Jésus, voyage organisé par madame Diane Labrecque. Ce voyage comportait deux visites par jour. Bien sûr je pourrais vous parler du Jardin de Gethsémani, du Jardin des Oliviers, de l’endroit où eu lieu le dernier repas, du Palais de Ponce Pilate où Jésus a été condamné et flagellé, du Chemin de la croix, du Golgotha où il a été crucifié, de la tombe où il a été déposé, de la grotte où il allait souvent prier avec ses apôtres, de l’endroit où il a quitté notre monde pour faire son ascension et, du mur des lamentations. Sans parler du Mont Hermon où il a réglé le « dossier » de Satan et de Caligastia, du Port de Césarée, du Jourdain où il a été baptisé, de la synagogue où il a passé quelques années à étudier et même à enseigner, pour ne nommer que ceux-là ; mais cela ne saurait donner toute l’intense impression ni toute l’émotion qui vous submerge de vous retrouver là, au pays de Jésus, à marcher dans ses pas. De revivre avec lui comment le sanhédrin l’a si injustement jugé et condamné pour avoir ouvert la porte à toute l’humanité… que dis-je, à tout un univers pour nous apprendre à connaître et à aimer notre Père vrai, juste et bon, équitable, bienveillant et miséricordieux.

Pour découvrir tout le courage, toute l’humilité et tout l’amour que Jésus ne cessait d’avoir pour nous, ses humbles créatures — dont, à ce moment, certaines d’entre elles étaient bien cruelles, brutales, injustes et inconscientes — lorsqu’il dit à son Père de leur pardonner parce qu’elles ne savent ce qu’elles font.

Parce que Jérusalem est un petit village ! Vous avez le Palais de Pilate à quelques minutes à pieds où eut lieu le dernier repas, et à quinze minutes environ du Jardin des Oliviers. Tout est à proximité. De me retrouver là, c’était presque irréel. D’imaginer que Micaël, notre père/frère Créateur était là il y a 2000 mille ans, de retrouver des endroits presque intacts, m’a mis dans un état indescriptible. J’étais ému, touché jusqu’au plus profond de mon âme.

Et toute cette expérience incroyable, inoubliable, divine et unique de ma vie n’aurait pas été possible sans tout le travail de maître titanesque et si parfaitement coordonné et préparé par madame Diane Labrecque, cette organisatrice et animatrice hors pair. Elle qui, tout le long du voyage aura su nous ouvrir les portes de tous ces sites, endroits historiques, chapelles, Églises, Basiliques et Jardins ; grâce à sa constante bonne humeur, son dévouement et son professionnalisme.

Merci à toi Diane, merci à chacun des membres de mon groupe et merci à toi Père, de rendre tout cela possible, maintenant et pour toujours, et merci à toi, Micaël, pour ton Esprit de Vérité.

Que serions-nous devenus sans les Melchizédeks ?

Claude Flibotte
Sainte-Julie

L’ordre des Fils Melchizédeks, créé par notre Fils Créateur et la Divine Ministre en liaison avec le Père Melchizédek, sont, selon mon avis, d’une importance capitale pour la bonne marche d’un univers. Ils « furent tous créés au cours d’un seul millénaire du temps standard » (35:1.3; 385.2) et représentent le premier groupe de Fils élevés suivi par les Vorondadeks, les Lanonandeks et finalement les Porteurs de Vie (35:0.2 à 35:0.6; 384.2).

 

Leurs fonctions sont extrêmement variées et couvrent un large domaine d’activités dans un univers local. Ils opèrent comme tribunaux de révision mobiles et consultatifs pour apporter une solution aux problèmes évolutionnaires (35:2.4; 386.2). Ils secondent la Radieuse Étoile du Matin pour exécuter les ordres de Micaël de Nébadon (35:2.5; 386.3). Ils accompagnent les Fils Avonals lors de leur mission d’effusion ou leurs missions magistrales (35:2.6; 386.4). Ils servent d’éducateurs pour nous les ascendeurs lors de notre passage sur les 490 mondes de l’université Melchizédek (35:3.1; 387.2). Ils supervisent notre carrière morontielle (35:4.1; 388.10) et servent même comme Fils d’urgence lorsqu’une situation critique de quelque nature que ce soit se présente (35:4.2; 389.1). Ils peuvent se rendre visibles aux mortels et même s’incarner lorsque nécessaire (35:4.4; 389.3). Pour chaque système d’un univers, un Melchizédek a servi de Porteur de Vie en s’accouplant avec une Ève donnant ainsi naissance aux étranges midsonitaires qui semble être destinés à une éventualité future dans l’évolution de l’univers (36:4.1 à 36:4.8; 400.5).

Ils travaillent beaucoup en association avec les ordres angéliques, les Porteurs de Vie et les médians. Il est intéressant de constater que parmi les 196 fascicules du livre d’Urantia, 36 sont écrits par un Melchizédek, 9 par les Porteurs de Vie et 75 par les médians.

Ce qu’ils ont fait pour Urantia

Leurs interventions dans notre monde ne datent pas d’hier. Lors de l’implantation de la vie sur Urantia, douze d’entre eux ont servi de liaison avec les Porteurs de vie. À la suite de la sécession de Caligastia, un corps de douze Melchizédek assura l’administration provisoire de notre monde jusqu’à l’arrivée d’Adam et Ève. Ils revinrent une décennie plus tard suite à la défaillance de la mission d’Adam et reprirent l’autorité administrative jusqu’aux jours de Jésus (93:0.2; 1014.2).

Machiventa Melchizédek

Au cours de la supervision des Melchizédeks, et comme conséquence des échecs des deux missions précédentes, « vers l’an 3000 av. J.-C., le concept de Dieu était devenu très vague dans le mental des hommes » (93:1.1; 1014.3). C’est alors que Machiventa Melchizédek s’incarna sur terre, à Salem, en mission d’urgence pour raviver la flamme du concept d’un Dieu Universel, Père de tous (93:1.3; 1014.5).

Étrange phénomène

Avec le passage du temps, les anciennes croyances évolutionnaires primitives des hommes risquaient de faire perdre le message de Machiventa. C’est alors qu’un étrange phénomène se produisit. Environ au sixième siècle avant l’effusion de Micaël, une présentation de la vérité spirituelle eut lieu par l’intermédiaire de plusieurs éducateurs humains (94:6.1; 1033.4). Lao-Tseu et Confucius en Chine ; Gautama Siddharta pour l’Inde ; Zoroastre en Iran ; Isaïe le premier, Michée, Abdias, Jérémie, Isaïe le deuxième pour les Hébreux ; etc., pour ne citer que ceux-là. Mis à part les missionnaires de Machiventa qui se répandirent dans tout le monde connu à son époque, il pouvait enfin voir des éducateurs humains proclamer aux hommes un Dieu véritable (97:7.6; 1069.1).

Par quels moyens cet évènement a-t-il pu se produire ? La première idée qui me vient à l’esprit est bien entendu une autorévélation par leur Ajusteur de Pensée (101:4.3; 1109.4). Mais, y aurait-il d’autres façons d’y parvenir ? À la citation 94:6.1 (1033.4) il est écrit que « par une coordination exceptionnelle de facteurs spirituels dont tous ne sont pas compris, même par les superviseurs planétaires, Urantia assista à une présentation fort inhabituelle de la vérité religieuse sous des formes multiples. » Étant donné que « facteurs spirituels » et « formes multiples » sont au pluriel, j’en arrive à la conclusion que la seule autorévélation ne pouvait être en cause.
Dans l’ouvrage de Mark Koulieke intitulé « Reconstitution d’éléments sur l’origine du livre d’Urantia », il écrit, à la page 8, que les médians avaient présenté une requête au Moyen Âge pour ce qui devint, plus tard, la quatrième partie du livre, soit la vie et les enseignements de Jésus. À la page 12, il mentionne que « des intelligences suprahumaines — qu’il s’agisse de médians, d’étudiants visiteurs ou de tout autre ordre de la hiérarchie invisible — s’entraînent depuis des siècles à communiquer avec nous. » Serait-il possible que ces intelligences suprahumaines aient utilisé leurs pouvoirs d’une manière ou d’une autre pour transmettre la vérité à ces éducateurs du sixième siècle av. J.-C. ? Puisque tout cela se serait passé sous la haute autorité des Melchizédeks, il était aisé de faire, disons quelques entorses à la procédure habituelle évolutionnaire, pour compenser l’échec des deux révélations antérieures, celle de Caligastia et d’Adam. La question reste en suspens. Peut-être aurons-nous un jour la réponse lorsque nos cousins, les médians, communiqueront directement avec nous !

Groupe d’étude «Quelle belle découverte!»

Claudette et Jean
Ste-Lucie

C’est beaucoup plus que j’avais imaginé!

Après avoir complété quelques lectures du Livre d’Urantia, motivé par la recherche de la vérité, je demeurais sur mon appétit, mais n’osais pas m’inscrire à un groupe d’étude, de crainte d’être déçu. Il y a plus de 25 ans, un lecteur en qui j’avais grande confiance, m’a partagé des commentaires négatifs concernant son expérience auprès d’un groupe d’étude, alors j’avais écarté cette alternative, tout en poursuivant la lecture, seul.

Cette année, une annonce d’un lecteur qui recherchait quelqu’un avec qui partager m’intrigua. Après l’avoir rencontré, j’ai décidé de joindre le groupe d’étude dont il faisait partie, quelle bonne décision. Depuis, je constate que ma compréhension est de beaucoup supérieure et que ma motivation s’est beaucoup accrue.

Un facteur important s’est ajouté à cette expérience de la lecture du « Livre d’Urantia », soit le fait que ma conjointe et moi la vivons maintenant ensemble et en devenons enrichis. Claudette, par ses partages, contribue à un sain questionnement et à une recherche plus approfondie.

Elle écrit : « Le groupe d’étude permet d’échanger nos compréhensions, d’accueillir de nouvelles connaissances et de bénéficier des expériences des autres. Ça me permet d’entrer davantage dans mon cœur, d’être à l’écoute, de renforcer mes connaissances, d’orienter et d’approfondir ma compréhension des écrits. C’est un privilège et une joie pour moi que de partager avec la fraternité d’Urantia. C’est une nourriture essentielle, une guidance rassurante, une stimulation de ma foi. »

« Nous sommes d’accord que nos échanges en couple, sur nos compréhensions, nos expériences, nos découvertes et nos incertitudes, nous stimulent dans notre démarche, mais ont sans doute aussi pour effet d’élever la qualité et la richesse de notre relation. »

Je comprends tellement mieux l’organisation des Univers, du Paradis, mais aussi et surtout du dessein de Dieu et ce que nous devons faire pour y accéder. Il y a maintenant en moi une certitude tellement plus solide et plus profonde concernant la raison de vivre et la raison de poursuivre ma croissance spirituelle. L’amour, qui m’habite, est maintenant tellement différent dans sa puissance, dans son expression, dans son discernement, dans la sensation de le porter.

La présence du groupe d’étude crée une forme d’encadrement, de support, qui nous encourage dans la lecture, mais aussi dans la pratique. La régularité des rencontres crée une forme de momentum très bénéfique qui nous stimule et nous guide.